Manifestations pro-palestiniennes: Valls «fracture» la France, juge Rachida Dati

VIOLENCES La maire du VIIème arrondissement parisien a régi aux propos du Premier ministre...

B. de V. avec AFP

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Dominique Desseigne, PDG du groupe Lucien Barrière, a été assigné en justice par l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati pour "reconnaissance de paternité", a déclaré mardi à l'AFP une porte-parole du groupe, confirmant une information du Point.fr, tandis que Mme Dati dément.
Dominique Desseigne, PDG du groupe Lucien Barrière, a été assigné en justice par l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati pour "reconnaissance de paternité", a déclaré mardi à l'AFP une porte-parole du groupe, confirmant une information du Point.fr, tandis que Mme Dati dément. —

L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati (UMP) estime lundi dans une série de tweets que le Premier ministre Manuel Valls «fracture» la France par ses discours en réaction aux manifestations pro-palestiniennes.

«La France apaisée voulue par François Hollande est aujourd'hui fracturée par Manuel Valls!», affirme Rachida Dati.

Il s'agit d'une urgence humanitaire

«Que les responsables politiques français prennent bien garde à ne pas diviser les Français par leurs discours», demande encore la maire du VIIe arrondissement parisien.

L'ex ministre du gouvernement de François Fillon soutient aussi, évoquant la bande de Gaza qui fait actuellement l'objet de bombardements israéliens, que «ce n'est pas être contre Israël ou antisémite d'agir pour ces populations. Il s'agit d'une urgence humanitaire».

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«MSF et d'autres ONG disent être débordées par les blessés graves et les morts de civils... des enfants, des femmes et des personnes âgées». Ces organisations «disent que ces victimes ne sont en rien des terroristes ou de dangereux militants», poursuit Mme Dati, qui demande aussitôt «que la France et l'UE prennent leurs responsabilités face à ce carnage #Gaza».

Le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza ne montrait aucun signe de répit lundi, 14e jour de l'offensive israélienne sur l'enclave palestinienne, au lendemain de sa journée la plus sanglante et malgré les appels de la communauté internationale à la trêve. Plus de 500 Palestiniens, en majorité des civils, ont déjà été tués.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé lundi, en marge d'un déplacement à Vassieux-en-Vercors (Drôme), que «ce qui s'est passé à Sarcelles est intolérable, s'attaquer à une synagogue, à une épicerie casher, c'est tout simplement de l'antisémitisme» et que «rien ne peut justifier la violence», au lendemain de heurts lors d'un rassemblement propalestinien dans la ville du Val d'Oise.