Affaire Bygmalion: Une quinzaine de départs à l'UMP dont trois pour «faute grave»

POLITIQUE Une des premières décisions prises par la nouvelle équipe à la tête de l'UMP...

Maud Pierron

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Un pupitre au siège de l'UMP à Paris
Un pupitre au siège de l'UMP à Paris — Kenzo Tribouillard AFP

La purge post-affaire Bygmalion continue à l’UMP. Le bureau politique de l’UMP a acté mardi soir une quinzaine de départs, dont celui de Jérôme Lavrilleux et trois procédures de «licenciement pour faute», a-t-on appris mercredi de sources concordantes, confirmant des informations de presse.

Eric Césari, directeur général de l’UMP, Fabienne Liadzé, directrice des affaires financières et Pierre Chassat, directeur de la communication, sont les trois cadres visés par une procédure pour «faute grave». Comme Jérôme Lavrilleux, ils avaient le pouvoir de signer les factures. Des factures qui intéressent désormais hautement la justice, qui s’interroge sur une éventuelle double facturation lors de la campagne présidentielle 2012.

Les trois cadres avaient été mis à pied depuis mi-juin, payant les premiers pour l’affaire Bygmalion.

Lavrilleux en cours d’exclusion de l’UMP

Jérôme Lavrilleux, au centre du scandale pour le moment, est lui déjà parti. Le 13 juin dernier, dans une lettre adressée à Luc Chatel, et dont il avait envoyé une copie à l’AFP, il avait informé le futur secrétaire général de l’UMP de sa décision de démissionner de ses fonctions de directeur de cabinet à compter du 15 juin et demandé que soit mis «fin au contrat de travail» le liant à l’UMP.

Concernant la procédure d’exclusion de l’UMP engagée à son encontre, «cela suit son cours», a-t-on indiqué mercredi dans l’entourage de la direction provisoire de l’UMP.

Au cours de ce bureau politique, des économies pour un montant de 1,7 million d’euros ont été détaillées, selon l’entourage de la direction provisoire.