Affaire des écoutes: Le juge Azibert a demandé à prendre sa retraite

JUSTICE Gilbert Azibert, mis en examen dans l’affaire des écoutes Sarkozy, est soupçonné d’avoir fourni des informations à l’ex-chef de l’Etat en échange d’une intervention pour un poste à Monaco…

20 Minutes avec AFP

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Le juge Gilbert Azibert le 24 juillet 2008 dans son bureau du ministère de la Justice à Paris
Le juge Gilbert Azibert le 24 juillet 2008 dans son bureau du ministère de la Justice à Paris — Thomas Coex AFP

Le haut magistrat Gilbert Azibert, mis en examen dans l'affaire dite des écoutes Sarkozy, a demandé à cesser son activité et faire valoir ses droits à la retraite, ce que la Chancellerie a accepté, a-t-elle indiqué ce vendredi à l'AFP, confirmant une information d'i-Télé.

Premier avocat général à la Cour de cassation dans une chambre civile, Gilbert Azibert a été mis en examen, le 1er juillet, pour trafic d'influence passif, corruption passive et violation du secret professionnel. Arrivé à l'âge de la retraite, il avait décidé, en 2012, de prolonger sa carrière jusqu'à son 68e anniversaire, le 2 février 2015, via le mécanisme dit du surnombre. Dans une lettre à la Chancellerie, il a demandé que soit mis fin à son activité en surnombre, a-t-on indiqué de même source.

Poste à Monaco

Les juges d'instruction cherchent à établir si l'ancien chef de l'Etat (2007-2012), Nicolas Sarkozy, a essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès de Gilbert Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'une intervention pour un poste de prestige à Monaco.

La Cour de cassation devait alors se prononcer sur la saisie dans l'affaire Bettencourt des agendas de Nicolas Sarkozy, susceptibles d'intéresser les juges enquêtant sur d'autres dossiers, notamment l'affaire de l'arbitrage Tapie. Dans le dossier Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait été mis en examen avant de bénéficier d'un non-lieu.