François Hollande demande aux syndicats de ne pas être dans «une perpétuelle surenchère»

POLITIQUE Le Président a «revendiqué sa méthode» en ouvrant la conférence sociale…

20 Minutes avec AFP

— 

French President Francois Hollande arrives to take part to a social conference with unions and employers at the French Economic, Social and Environmental Council (CESE) at the Palais d'Iena, in Paris, France, n July 7, 2014./SIPA_1644.02/Credit:Lemouton Stephane-POOL/SIPA/1407071650
French President Francois Hollande arrives to take part to a social conference with unions and employers at the French Economic, Social and Environmental Council (CESE) at the Palais d'Iena, in Paris, France, n July 7, 2014./SIPA_1644.02/Credit:Lemouton Stephane-POOL/SIPA/1407071650 — SIPA

François Hollande a revendiqué haut et fort ce lundi sa méthode «du dialogue social», tout en avertissant qu'elle ne pouvait pas consister en «une perpétuelle surenchère», après la décision de la CGT et FO de boycotter mardi le deuxième jour de la conférence sociale.

«Je continue ici devant vous à revendiquer cette méthode, le dialogue social», a déclaré François Hollande à l'ouverture de ce troisième grand rendez-vous annuel de son quinquennat.

«Nous devons tous être rassemblés pour agir»

Mais cette méthode a aussi «ses exigences surtout lorsque, comme c'est le cas aujourd'hui, nous sommes pressés d'agir vite tant les difficultés sont nombreuses», a-t-il souligné. «Elle suppose le respect des partenaires, de ceux qui signent des accords, qui s'engagent, comme de ceux qui s'y refusent mais participent pleinement à la négociation.»

«Chacun doit être à sa place et, en même temps, nous devons tous être rassemblés pour agir», a averti François Hollande relevant également que la méthode du dialogue social «n'a de sens que si les parties prenantes vont jusqu'au bout de leurs engagements».

«Elle ne peut pas être une perpétuelle surenchère avec des demandes unilatérales», a-t-il tranché.

«Qui peut dire que le dialogue social n'a pas produit de résultats?»

Le chef de l'Etat a fermement défendu sa démarche qui, selon lui, «a fait ses preuves». «En deux ans des réformes importantes ont été menées à bien et elles sont pour la plupart issues des travaux issus des deux précédentes conférences», a-t-il rappelé.

«Qui peut dire que le dialogue social n'a pas produit de résultats? Qui peut prétendre que l'on aurait fait plus vite et que l'on aurait fait mieux dans la précipitation ou dans le passage en force?» s'est-il défendu.

Sans le citer, il a vivement critiqué son prédécesseur Nicolas Sarkozy évoquant «ceux qui ont été tentés par ces aventures là: tout décider d'en haut, légiférer tout de suite, ignorer le passage par la concertation et la négociation».

«Nous n’avons pas beaucoup de temps»

«Chacun sait quel est le résultat de cette démarche, si tant est qu'elle mérite ce mot: le blocage, le refus et en définitive l'échec», a condamné François Hollande.

Il a fait valoir que, pour sa part, il n'entendait pas avoir «cette suffisance qui serait d'imaginer que parce qu'il y a une légitimité politique tout peut se faire par la loi, tout peut se faire vite».

«C'est vrai que nous n'avons pas beaucoup de temps, que les jeunes qui attendent un emploi n'ont pas beaucoup de temps, mais il est de notre responsabilité de continuer sur cette voie», a-t-il plaidé.