Université d'été du PS à La Rochelle: Tout savoir sur le programme, les nouveautés, les absents, les présents...

POLITIQUE L'évenement sera clos par Manuel Valls...  

Maud Pierron

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Université d'été du PS à La Rochelle en août 2013.
Université d'été du PS à La Rochelle en août 2013. — A. JOCARD / AFP

Le PS tiendra sa traditionnelle université d’été fin août. Comme chaque année, l’événement marquera le coup d’envoi de la rentrée politique. Alors quoi de neuf cette année qui mérite qu’on s’y intéresse, avant que le PS ne diffuse le programme définitif en fin de semaine? 20 Minutes fait le point.

Le mot d’ordre

Oh, trois fois rien, «réinventons-nous [le slogan de l’UEPS 2014] pour la gauche, pour la France», lâche David Assouline, qui a concocté l’événement. Il s’agit d’un «processus de refondation» du PS, ajoute-t-il.  Et ça passe par un certain nombre d’ateliers et de plénières consacrés aux grands sujets. A chaque fois, il y aura «un politique, un intellectuel, un représentant de la société civile pour un débat sans tabou et avec l'ensemble de la gauche».

La méthode

Pas peu fier de lui, David Assouline jure que cette année, le militant socialiste est à l’honneur. La preuve, «c’est par une intervention directe de la salle que commenceront les débats des plénières et ateliers». A charge ensuite pour les invités de répondre aux problématiques posées. Voilà une méthode qui ferait plaisir à Ségolène Royal et à sa démocratie participative. D’autant que tout militant, même ceux qui ne se rendront pas à La Rochelle,  peut poser des questions pour chaque atelier par Internet. Avis aux trolls qui voudraient pourrir l’été des community manager du PS.

Demandez le programme!

On a déjà le nom des plénières organisées ainsi que de quelques ateliers. Et certains – on vous laissera deviner lesquels – sentent bon la sieste dans l’espace Encan et au moins le plan en trois parties. Alors au choix, il y aura une plénière sur la réforme territoriale, sur le défi climatique, l’enjeu de la révolution numérique, ce qu’attend le mouvement social de la politique, que peut faire la politique pour le développement économique et la réindustrialisation et l’unité de la gauche, pourquoi et comment ? Parmi les ateliers, on attend le savoureux débat qui opposera Edwy Plenel et Mathieu Pigasse [patron du Monde, Ndlr] sur le thème «C’est quoi l’information aujourd’hui» et un autre sur la montée de l’extrême droite en Europe.

Quelles nouveautés?

Bon à savoir pour tout militant qui souhaite profiter des débats mais dont l’enfant n’est pas encore encarté au PS, une garderie sera installée, pour les enfants de 3 à 10 ans. Et comme il est dit qu’il faut retisser le lien avec les militants, les secrétaires nationaux du PS (et il y en a) tiendront des permanences pendant ces trois jours. Et cette année, un «hors les murs» sera consacré à Jaurès et à la manière de faire vivre son héritage. 

Qui en sera, qui n’en sera pas ?

L’état-major du PS, évidemment, à commencer par Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier ministre Manuel Valls conclura les travaux le  dimanche. Il y aura évidemment des ministres, comme Aurélie Filippetti, Axel Lemaire, Stéphane Le Foll, Marylise Lebranchu, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal, Christiane Taubira et Benoît Hamon. Tous participeront  aux plénières. Ça fait pas lourd, si l’on compare aux autres années. Pas de Marisol Touraine ni de Laurent Fabius, par exemple, ce dernier étant retenu pour une conférence des ambassadeurs. «Tous sont évidemment invités, ils peuvent assister» aux travaux, a répondu David Assouline. Mais l’idée, c’est d’éviter «le défilé» de ministres, puisque la parole des militants sera «prioritaire», a-t-il martelé. Et Martine Aubry ? L’oracle de Lille prendra-t-elle le TGV jusqu’en Charente-Maritime? Rien n’est moins sûr.  «Je l’ai personnellement invitée, elle décidera si elle vient, il faut lui poser la question», a rétorqué un David Assouline un peu gêné. On a oublié de poser la question pour Harlem Désir, tiens.

Et en dehors du PS?

Comme chaque année, les invitations sont lancées. Emmanuelle Cosse, en tant que secrétaire nationale d'EELV sera bien là, ainsi que Jean-Vincent Placé, éternel invité de l'UEPS. Pierre Laurent représentera les communistes. Pour le reste, c'est plus flou. David Assouline attend des retours et réponses à ses invitations. En revanche, on note que les stigmates de l'été 2012 commencent à être effacées car Jean-François Fountaine, le maire divers gauche de La Rochelle, ouvrira l'UEPS... alors qu'il est l'ennemi juré de Ségolène Royal, qu'il a contribué à faire chuter aux législatives de 2012 en épaulant solidement Olivier Falorni.

La Rochelle in, La Rochelle off?

Un peu comme à Avignon, il y a lors des universités d’été le programme officiel de La Rochelle, et l’officieux. Il pourrait y avoir un meeting des amis de François Hollande animé par Stéphane Le Foll. Les frondeurs annoncent déjà qu’ils expliqueront leur démarche aux militants. Traditionnellement, le courant de Benoît Hamon se réunit aussi. Là, quatre députés ont annoncé qu'ils allaient lancer une nouvelle sensibilité et feront des «propositions décoiffantes» à La Rochelle. Et puis il y a les petits-déjeuners des uns et des autres avec la presse… Pas du goût du maître de cérémonie, David Assouline. «Je conseille à tout le monde de consacrer toute leur énergie à s’investir dans ce programme qui est déjà tellement dense, plutôt que de passer deux ou trois messages car les Français attendent de nous qu’on soit utile», fait-il la leçon. «Il faut émettre un message de solidarité pour qu’on nous écoute sur le reste», enjoint-il encore avec ce voeu (pieu?): «Que cette université soit marquée par d'autres ambitions que les petits commentaires politiciens».