Près de 2 Français sur 3 ne souhaitent pas que Sarkozy se présente à la présidentielle

SONDAGE Si 94% des sympathisants de gauche ne souhaitent pas que l'ancien président soit candidat à un nouveau quinquennat, 62% des sympathisants de droite y sont favorables...

20 Minutes avec AFP
Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2014.
Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2014. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Près de deux Français sur trois (65%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente à l'élection présidentielle de 2017, mais ils sont plus nombreux (70%) encore à penser qu'il le fera, selon un sondage BVA pour Itélé et Le Parisien-Aujourd'hui en France.

A la question de savoir s'ils souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente à l'élection présidentielle de 2017, 65% des personnes interrogées ont répondu «non», 33% «oui», tandis que 2% ne se sont pas prononcées. Si 94% des sympathisants de gauche ne souhaitent pas que l'ancien président soit candidat à un nouveau quinquennat, 62% des sympathisants de droite y sont favorables, une proportion qui atteint 78% parmi les sympathisants de l'UMP, selon les résultats de cette enquête.

70% des sondés pensent que Nicolas Sarkozy sera candidat

Priés de dire s'ils pensent que Nicolas Sarkozy se présentera à la présidentielle de 2017, 70% des sondés ont répondu «oui», un point de moins qu'en mars, contre 28% «non». 2% ne se sont pas prononcés. Et parmi les sympathisants de droite, 80% pensent qu'il sera candidat à l'Elysée. Une proportion qui monte à 84% chez les sympathisants de l'UMP.

Quant à savoir s'ils pensent qu'«avec les affaires en cours, l'UMP peut tout de même présenter Nicolas Sarkozy» comme candidat à la présidentielle, 57% des Français ont répondu négativement, contre 41% positivement. 2% ne se sont pas prononcés.

Mais les avis sont radicalement opposés entre les sympathisants de gauche, dont 78% pensent que cela n'est pas possible, et les sympathisants de droite, parmi lesquels 63% jugent que c'est possible (73% chez les seuls sympathisants de l'UMP).

Cette enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 1.057 personnes recrutées par téléphone et interrogées par internet les 3 et 4 juillet, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Le sondage a été réalisé après la mise en examen de l'ancien chef de l'Etat, notamment pour corruption active. Dans le cas d'un échantillon de 1.000 personnes, pour un pourcentage de 20% dans l'enquête, la marge d'erreur est égale à 2,5.