Intervention de Nicolas Sarkozy: Revivez toutes les réactions et déclarations de ce jeudi

LIVE Suivez en direct toutes les informations de ce jeudi, au lendemain de l'interview au 20h00 de TF1 de l'ancien président de la République...

20 Minutes

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Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2014 à l'Institut Claude Pompidou à Nice.
Nicolas Sarkozy, le 10 mars 2014 à l'Institut Claude Pompidou à Nice. — B. BEBERT/SIPA

 

19h45: Ce live est terminé, merci de l'avoir suivi.

19h40: Nicolas Sarkozy, lui, rejoint le Cap Nègre, pour les vacances. Son entourage affirme que c'était prévu, selon BFM TV.

19h30: L'intervention de Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu les Français, selon un sondage. Les détails par ici

19h00: Nicolas Sarkozy est de retour, mais est-il déjà vraiment parti? Pas si sûr, lisez donc notre article pour vous en convaincre.

17h42: Pour Pierre Charon, la garde à vue de Nicolas Sarkozy, c'est de la «maltraitance»

16h31: Valls en appelle à la sérénité
Manuel Valls a appelé jeudi «à la sérénité» en réagissant à la mise en examen de Nicolas Sarkozy, rappelant les «deux principes fondamentaux d'indépendance de la justice et de respect de la présomption d'innocence». «J'en appelle à la sérénité. Que chacun respecte ces deux principes fondamentaux, l'indépendance de la justice et le respect de la présomption d'innocence», a déclaré le Premier ministre aux journalistes au Sénat. «Les juges doivent pouvoir travailler en sérénité», a-t-il ajouté au lendemain des déclarations de Nicolas Sarkozy dénonçant «l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice».
15h43: Une «mise en scène très théâtrale» mais il ne faut pas «vilipender» la justice, affirme Juppé
Alain Juppé a estimé jeudi que la mise en examen de Nicolas Sarkozy avait donné lieu à une «mise en scène très théâtrale», espérant qu'il pourrait faire valoir son bon droit, estimant cependant qu'il ne fallait pas «"vilipender» l'institution judiciaire. «Je lui souhaite de tout coeur qu'il puisse faire prévaloir (son) bon droit», a-t-il dit à Gradignan (Gironde). «Il y a eu une mise en scène très théâtrale de cette mise en examen [...] cela dit vilipender une institution de la République, à savoir l'institution judiciaire, comme le font certains responsables politiques, ne me paraît pas de bonne méthode», a déclaré le membre du triumvirat à la tête de l'UMP.
14h51: «Nous n'avons rien contre Nicolas Sarkozy»
Le présidente du Syndicat de la magistrature, classée à gauche, répond sur notre site à l'interview de Nicolas Sarkozy mercredi soir. «
En France, nous avons le principe de la liberté syndicale. Il y a plusieurs syndicats. De droite, de gauche et même du centre. C’est normal dans une démocratie que les gens puissent s’intéresser et se prononcer, par exemple, sur les projets de réforme qui les concernent. C’est ce que nous faisons. Mais cela se limite à un combat d’idées. Nous n’avons rien contre Nicolas Sarkozy!», assure-t-elle.

13h51: Nicolas Sarkozy a-t-il réellement répondu aux questions posées mercredi soir? Ce qu'il a dit est-il vrai?
Retrouvez le décryptage de notre journaliste ici...
13h31: «Une italianisation des rapports entre justice et politique», selon Marc Lazar
«On assiste à une italianisation des rapports entre la politique et la justice», estime Marc Lazar, spécialiste français de l'Italie, qui enseigne les sciences politiques à Sciences Po Paris et à l'université Luiss à Rome, interrogé sur un parallèle entre les situations de Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi.
12h43: Les juges ne veulent pas «abattre» Sarkozy
«Les juges ne sont pas dans la logique d'abattre Sarkozy», a assuré Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats (USM)
sur RMC.










Le magistrat a tenu à rétablir l'indépendance de la justice, déplorant l’action politique du Syndicat de la magistrature: «J’étais moi-même sur le “mur des cons”. Mais entre la tête et les adhérents, il y a une différence. Claire Thépaud n'est pas responsable de ce qu’a écrit, il y a deux ans, l’ancien président du Syndicat de la magistrature.»
12h00: Raffarin s'inquiète de la «justice spectacle»
 L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, membre du triumvirat dirigeant l'UMP, a demandé jeudi, au lendemain de la contre-offensive de Nicolas Sarkozy, de la «sagesse» «de part et d'autre» dans la marche de la justice.

 
«Je l'ai trouvé assez convaincant», a commenté le sénateur sur France Info, à propos de l'ancien chef de l'Etat, mis en examen notamment pour corruption active. «Le cri de vérité était assez fort».
«La situation est extrêmement dangereuse», s'est alarmé Jean-Pierre Raffarin. «La justice est une institution républicaine, elle doit pouvoir faire émerger sur tous ces dossiers la vérité et ceci dans la sérénité". «Nous sommes entrés dans un scénario de justice spectacle» qui «ne sert pas la sérénité de la justice».
11h55 : Sarkozy, meilleur candidat pour la droite?
Oui pour le député Geoffroy Didier. Le leader du courant sarkozyste la «Droite forte» à l'UMP, a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy avait le «devoir» de représenter la droite en 2017 en raison de sa «capacité à rassembler» son camp au delà de ses seuls soutiens.
«Si je défends cette ligne avec d'autres, Guillaume Peltier, Rachida Dati, Brice Hortefeux, c'est parce que je pense que nous avons besoin d'une droite offensive, patriote et républicaine. Nous avons une droite qui effectivement se fiche de la bien-pensance et des postures morales», a déclaré le parlementaire sur LCI et Radio Classique, s'estimant «conforté» par le résultat des élections européennes et par le score du Front National.

11h40 : NKM prend la défense de Nicolas Sarkozy
Interrogée par 20 Minutes, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy estime que «la manière dont les choses se sont passées n’était ni raisonnable ni ordinaire. Les gens peuvent avoir l’opinion qu’ils veulent de Nicolas Sarkozy. Mais personne ne peut rester indifférent au caractère un peu absurde  de placer en garde à vue pendant quinze heures quelqu’un qui se serait manifestement présenté à toutes les convocations. Pour finalement le présenter au juge à 2 heures du matin dans une mise en scène qui ressemble au cinéma.»
11h10: Et pendant ce temps à l'Elysée, on temporise
Après l'intervention musclée de l'ancien chef de l'Etat, pas question pour l'exécutif de tomber dans le «piège» tendu par Nicolas Sarkozy. Selon les confidences recueillies par Europe 1 dans l'entourage de François Hollande,
«Il faut laisser Nicolas Sarkozy boxer dans le vide, il nous cherche, il ne faut surtout pas répondre à la provocation...Il faut le laisser dans son tête à tête avec la justice, le laisser s'empêtrer dans les sables mouvants judiciaires.»

Malgré tout au Château, on semble estomaqué par les attaques de Nicolas Sarkozy sur la supposée instrumentalisation de la justice dans ce dossier : «
Pour croire à ça, il faut vraiment être tordu !»
. Une analyse qui rejoint les résultats d'un sondage commandé par
Le Parisien où 63% des Français ne croient pas la théorie de l'acharnement judiciaire.
10h40: Hervé Mariton a «sympathie et compassion» pour Sarkozy mais fait «confiance dans le fonctionnement de la justice»
Comme RFI lui demandait s'il avait été convaincu par Nicolas Sarkozy que ce dernier était victime d'une instrumentalisation de la justice, Hervé Mariton, député UMP et candidat à la présidence de l'UMP, a répondu: «je ne sais pas. Je ne réponds pas sur le terrain de la conviction. Je comprends tout à fait qu'une personne mise en cause dans des conditions graves et qui traverse une épreuve réagisse, s'exprime avec les mots très forts employés par Nicolas Sarkozy.»
10h33: La présidente du tribunal de grande instance de Paris rappelle «l'indépendance des juges»
«
L'indépendance juridictionnelle des juges est une condition essentielle de la démocratie», rappelle la présidente du tribunal de grande instance de Paris Chantal Arens dans une rare prise de position publique. Elle était toutefois déjà intervenue en mars après une tribune de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro où il mettait en cause le travail des juges. Une des magistrates qui a mis Nicolas Sarkozy en examen est sous le feu des critiques - y compris de l'ex-Président - car elle est membre du Syndicat de la magistrature, classé à gauche.
10h31
10h31: Henri Guaino veut «supprimer le syndicalisme dans la magistrature»
Le député UMP Henri Guaino, proche de Nicolas Sarkozy, a estimé, au lendemain de la contre-offensive médiatique de l’ex-chef de l’Etat, qu’il fallait supprimer le syndicalisme dans la magistrature et aussi l’Ecole supérieure de la magistrature. 

Bourdin Direct : Henri Guaino – 03/07 par BFMTV Sur BFMTV et RMC, l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a martelé: «Dans notre société, plus on a de pouvoir, plus on doit avoir de devoirs. Les magistrats sont ceux qui ont le plus de pouvoir : ils peuvent détruire votre réputation, votre situation matérielle, morale, vous priver de votre liberté».
10h30
10h28: Plus de neuf millions de téléspectateurs pour l’interview de Sarkozy
Plus de 9 millions de téléspectateurs ont regardé mercredi soir sur TF1 l'interview de Nicolas Sarkozy, mis en examen pour corruption active et qui ne s'était pas exprimé à la télévision depuis qu'il a quitté ses fonctions présidentielles, a annoncé la chaîne.
10h29
10h25 : 65% des Français ne veulent pas de retour de Nicolas Sarkozy, selon un sondage
Selon un sondage CSA pour BFMTV, réalisé après le début de la garde à vue de l'ancien chef de l'Etat, mais avant l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, 65% des Français ne souhaitent pas le retour de Nicolas Sarkozy. 48% ne le souhaitent «pas du tout» et 17% «pas vraiment». A l'inverse, seulement 33% se déclarent favorables à son retour : 15% de «oui, tout à fait» et 18% de «oui, plutôt». 2% ne se prononcent pas.
10h13
10h06: Pour Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), la magistrate Claire Thépaut «aurait du se déporter elle-même»
L'ancienne ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé jeudi que la magistrate Claire Thépaut, qui co-instruit le dossier dans lequel Nicolas Sarkozy a été mis en examen, aurait dû se «déporter elle-même», jugeant «inacceptable de pouvoir être jugé par ses ennemis.»

«Il aurait été souhaitable qu'elle se déporte elle-même», a déclaré NKM sur France Inter. Claire Thépaut est accusée de partialité par Nicolas Sarkozy et ses proches pour cause d'appartenance au Syndicat de la magistrature (SM, gauche).

>> La réponse du Syndicat de la magistrature à Nicolas Sarkozy
10h05
9h58: Jean-Jacques Urvoas estime que quand «Paul Bismuth se sent en difficulté, Nicolas Sarkozy attaque»
Le président PS de la commission des lois de l’Assemblée est revenu sur RMC sur l’interview de Nicolas Sarkozy. Il a fait référence au pseudonyme pris par l'ancien président pour ouvrir une seconde ligne téléphonique, «Paul Bismuth», estimant: «Si je voulais être facile, je dirais que (quand) Paul Bismuth se sent en difficulté, Nicolas Sarkozy attaque.»
Le député PS du Finistère a également établi un parallèle entre Nicolas Sarkozy et l’ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, qui a été condamné par la justice. «Nicolas Sarkozy a un comportement qui peut y faire penser sur la manière de se défendre, pas sur les faits qui lui sont reprochés. Il dénonçait hier soir les juges, ce qu’a fait Berlusconi pendant des années.»
09h52
9h50: Nadine Morano estime la France «manipulée par ce pouvoir socialiste sans vergogne»
L'ancienne ministre UMP Nadine Morano a estimé que la France était «manipulée par ce pouvoir socialiste sans vergogne» après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, notamment pour corruption active. Nicolas Sarkozy «a été extrêmement convaincant, il a parlé du fond», a déclaré Nadine Morano sur France 2, commentant la contre-offensive de l'ex-chef de l'Etat.
«Il a aussi dit dans quel pays nous sommes malheureusement. François Hollande nous avait promis une France apaisée, nous sommes aujourd'hui dans une France exaspérée et désespérée mais aussi une France manipulée par ce pouvoir socialiste sans vergogne», a accusé la députée européenne sarkozyste.
09h49
9h47: Stéphane Le Foll évoque la «stratégie bien connue» de la «contre-attaque» de Nicolas Sarkozy
Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a évoqué la «stratégie bien connue» de la «contre-attaque» déployée par Nicolas Sarkozy, qui s'est livré à un violent réquisitoire contre l'exécutif et la justice après sa mise en examen.
«Il a, dans une stratégie bien connue, joué la contre-attaque ou l'attaque: dans une position défensive, j'attaque. J'attaque et je porte des accusations de manière assez générale. Je peux comprendre qu'après une garde à vue, il y ait quelque chose qui touche l'individu et la personne de Nicolas Sarkozy mais au delà, il y a des sujets sur la table qui sont les raisons pour lesquelles il a été convoqué», a commenté Stéphane Le Foll jeudi sur Europe 1.
09h45
9h41: Claude Bartolone accuse Nicolas Sarkozy de «malmener» la République
«Ses déclarations étaient un sale coup porté à la justice», a déclaré Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale, sur Itélé. «Franchement, est-ce qu'il avait besoin de venir à un 20h00 de TF1?», a poursuivi le responsable socialiste. «S'il avait un problème avec une des juges, il peut faire une démarche pour essayer de la récuser».
«Lorsqu'on a été ancien président de la République, on ne malmène pas la République et une de ses institutions», a dit Claude Bartolone.
>> Toute sa déclaration à lire par ici

Nicolas Sarkozy, mis en examen pour corruption active, a choisi mercredi la contre-offensive en se livrant à un violent réquisitoire contre l'exécutif et la justice, au moment où son retour en politique apparaît plus compliqué que jamais.

«Il y a eu une volonté de m'humilier» avec la garde à vue, a déclaré l'ancien chef de l'Etat dans une interview de 20 minutes -la première depuis sa défaite de 2012- enregistrée et diffusée à 20h00 par Europe 1 et TF1.

Alors que tout le monde s'interroge sur son éventuelle candidature à la présidence de l'UMP, il a indiqué qu'il révélerait ses intentions «fin août, début septembre». Tout en lâchant: «La question de savoir si on renonce» à revenir en politique «ne se pose pas pour moi».

Les réactions de tous bords n'ont pas tardé.