Nicolas Sarkozy mis en examen pour corruption active et trafic d'influence

JUSTICE

A.D. avec AFP

— 

Nicolas Sarkozy à Berlin le 28 février 2014
Nicolas Sarkozy à Berlin le 28 février 2014 — Clemens Bilan AFP

L'annonce est tombée en plein milieu de nuit, à 2h30 du matin: Nicolas Sarkozy a été mis en examen, notamment pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. C'est le parquet national financier qui l'a annoncé.

Cette décision est intervenue à l'issue d'une garde à vue d'une quinzaine d'heures, une mesure coercitive inédite pour un ancien chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen dans l'affaire Bettencourt, mais avait bénéficié d'un non lieu dans ce dossier.

Un chef d'Etat en garde à vue, une première

Nicolas Sarkozy avait été entendu mardi en garde à vue, une première pour un ancien chef de l'Etat, dans une enquête pour trafic d'influence, au moment où son retour politique semblait devenir de plus en plus probable alors que l'UMP se trouve en crise. Si quelques sarkozystes avaient dénoncé dans la journée son placement en garde à vue, aucun ténor de droite n'est toutefois monté au créneau pour le défendre.

Herzog mis en examen

Dans cette procédure, l'avocat de Nicolas Sarkozy Thierry Herzog, ainsi que le haut magistrat Gilbert Azibert, ont été mis en examen ce mardi soir.

Me Herzog «est mis en examen pour les faits que vous connaissez et que nous contestons. Aucun élément matériel ne vient en appui de ces accusations», a déclaré à la presse Me Iweins sans expliciter les chefs de poursuites retenus. «Thierry Herzog est libre. Il reste l'avocat de Nicolas Sarkozy» avec qui il peut être en contact, a ajouté l'avocat.