Compte pénibilité: Manuel Valls fait un geste en faveur du patronat avant la conférence sociale

POLITIQUE Avec un report partiel à 2016 de la mise en place du compte pénibilité...

M.P. avec AFP

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Manuel Valls lors d'une cérémonie au Panthéon, à Paris, le 25 juin 2014.
Manuel Valls lors d'une cérémonie au Panthéon, à Paris, le 25 juin 2014. — AFP PHOTO / DOMINIQUE FAGET

Manuel Valls annonce un report partiel à 2016 de la mise en place du compte pénibilité, initialement prévu pour le 1er janvier 2015 et critiqué par le Medef, dans une interview à paraître mercredi dans Les Echos.

«L'année 2015 sera une année de montée en charge progressive. (...) L'objectif est d'aboutir à une généralisation en 2016, dans les meilleures conditions», explique le chef du gouvernement, qui juge «incompréhensible» un éventuel boycott par le Medef de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Malgré tout, il n'a pas hésité à faire un geste en faveur du patronat car, dit-il, «il y a une focalisation sur ce sujet et je ne veux pas qu’il cristallise les tensions».

«Si le problème de la pénibilité est réglé, avec un report en 2016, le Medef ira. Mais si nous n'avons pas clairement cette semaine les réponses à nos questions, il y a une éventualité de boycott», avait déclaré Pierre Gattaz dans un ultimatum.  «Je comprends évidemment l'inquiétude, l'angoisse, l'exaspération parfois, de beaucoup d'entrepreneurs.  Mais on ne peut pas se plaindre du trop d'Etat et déserter le dialogue social», répond Manuel Valls

«Je veux sortir la France des blocages»

Le Premier ministre demande demande par ailleurs aux syndicats et au patronat de discuter d'une simplification du Code du travail, dans un entretien titré «je veux sortir la France de ses blocages». Cette simplication doit permettre «de rendre le fonctionnement de l'économie plus souple, plus efficace». Et le Premier ministre d'ajouter, à l'attention des syndicats et du patronat: «je crois aux vertus du dialogue social. Je n’y renoncerai jamais. Le conflit fait partie du jeu social mais il faut ensuite trouver des compromis constructifs».

Et dans ce style très volontariste qui le caractérise, Manuel Valls enchaîne: «Le moment est historique. Deux options s’offrent à nous: les blocages, l’enlisement ou le mouvement par les réformes. Le vote du pacte de responsabilité et celui, j’en suis convaincu, de la nouvelle carte des régions seront des actes fondateurs. Les Français disent: "ils n’y arriveront pas". Nous allons prouver le contraire!»