VIDEO. #DirectPolitique: «Trop de priorités tuent les priorités» du gouvernement, selon Christian Eckert

POLITIQUE Le secrétaire d’Etat au Budget revient sur les équilibres politiques à l’Assemblée nationale, alors que la majorité s’écharpe sur les questions de budget…

Anne-Laëtitia Béraud

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Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, le 22 mai 2014 à Paris.
Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, le 22 mai 2014 à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Invité ce mardi 1er juillet du #DirectPolitique, en partenariat avec l’Internaute.com et Ouest-France, le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert est revenu sur les chantiers et les économies voulus par le gouvernement, ainsi que sur les divisions au sein de la majorité à propos des choix budgétaires.

Les contreparties aux baisses de charges proposées par le gouvernement

Grâce au crédit d’impôt pour la compétitivité de l’emploi (CICE), le gouvernement vise à réduire le coût du travail des entreprises françaises pour les aider à se développer et à embaucher. Mais concrètement, combien d’emplois ont été créés? «Difficile à dire. Combien de postes ne seraient pas maintenus aujourd’hui sans le CICE?» s’est interrogé Christian Eckert. Assurant «faire régulièrement le point sur ce à quoi a servi le CICE», le secrétaire d’Etat a ajouté «que le parlement évalue l’impact, les conséquences, et la déclinaison des mesures adoptées».

Des priorités budgétaires mesurées

«Trop de priorités tuent les priorités», a asséné le secrétaire d’Etat au Budget à propos des chantiers en cours, ajoutant que «le gouvernement a affirmé sa priorité sur l’éducation, la justice et la police. Nous mettons en place les crédits correspondants». Quant à la hausse de la fiscalité depuis 2012, le secrétaire d’Etat a indiqué que la gauche a hérité de la situation laissée par la droite… «Nous sommes arrivés en 2010 avec un déficit de 148 milliards d’euros. Il y a eu une réduction de moitié du déficit de 2010 en 2014», a souligné Christian Eckert.

La majorité bousculée par le projet loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale

Revenant sur la difficile négociation avec les députés socialistes frondeurs, qui menaçaient de ne pas voter le projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale, le secrétaire d’Etat a jugé ce mardi matin qu’ils avaient proposé «des aménagements excessifs».

La garde à vue de Nicolas Sarokzy

Le secrétaire d’Etat au Budget est enfin revenu sur la garde à vue de Nicolas Sarkozy, dans le cadre d’une information judiciaire pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.

«Chaque citoyen, quel que soit son passé, est comptable devant la justice», a rappelé le secrétaire d’Etat, réfutant tout complot politique fomenté par la gauche pour nuire à l’ancien président de la République. «J’ai une trop haute opinion des magistrats pour imaginer ce genre de possibilité», a conclu Christian Eckert.

>> Toute l’interview de Christian Eckert est à voir ci-dessous