VIDEO. Affaire des écoutes: Nicolas Sarkozy placé en garde à vue à la PJ de Nanterre

AFFAIRE Il doit être entendu dans un dossier de trafic d'influence présumé...

B. de V. avec AFP
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L'ancien président Nicolas Sarkozy le 18 juin 2014 à Monaco
L'ancien président Nicolas Sarkozy le 18 juin 2014 à Monaco — Valéry Hache AFP

Nicolas Sarkozy est en garde à vue, une première sous la Ve République pour un ancien Président. Les enquêteurs de l’office anti-corruption (Oclciff) de la PJ française vont pouvoir entendre l’ex-chef de l’Etat pendant une durée pouvant aller jusqu’à 24 heures, éventuellement renouvelables une fois.

Cette mesure intervient au moment où les rumeurs se font de plus en plus précises sur la volonté de Nicolas Sarkozy de renouer officiellement avec la vie politique et de prendre la tête de l’UMP.

Trafic d’influence présumé

Il est arrivé peu avant 8h à l’office anti-corruption de la police judiciaire où il doit être entendu dans un dossier de trafic d’influence présumé, a indiqué à l’AFP une source policière.

Une voiture noire aux vitres teintées, transportant l’ancien chef de l’Etat, est arrivée ce mardi matin au siège de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à Nanterre, a constaté une journaliste de l’AFP. L’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, y est placé en garde à vue depuis lundi, tout comme deux hauts magistrats du parquet général de la Cour de cassation.

Nicolas #Sarkozy arrive au siège de la PJ à Nanterre pour y être interrogé. Une première pour un ex-président. pic.twitter.com/KkbflFamFw
— Guillaume BIET (@GuillaumeBiet) 1 Juillet 2014

«Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres»

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a déclaré sur iTélé dans la foulée que «Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres». L’Oclciff cherche à établir si l’ancien chef de l’Etat, avec l’appui de Me Herzog, son avocat, a cherché à obtenir des informations auprès d’un haut magistrat sur une enquête le concernant en échange de la promesse d’un poste de prestige.

Dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 26 février par le parquet national financier, les enquêteurs veulent aussi savoir si Nicolas Sarkozy a été illicitement informé de son placement sur écoute. Cette mesure, spectaculaire s’agissant d’un ancien Président, avait été décidée en septembre dans une autre enquête, celle sur les accusations de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.