«Pas à la hauteur», «inaudible»: Luc Chatel flingue à son tour l’UMP

POLITIQUE Le secrétaire général du principal parti d’opposition parle de «risques immenses»…

M.B.

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Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, à Paris, le 10 juin 2014
Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, à Paris, le 10 juin 2014 — Eric Feferberg AFP

Dans une interview accordée au Parisien de ce vendredi, le nouveau secrétaire général de l’UMP Luc Chatel la joue cash. A ses yeux, le parti n’est non seulement «pas à la hauteur», mais aussi «inaudible». Et avec le contexte actuel, il reconnaît que «vu les risques immenses pour l’UMP», sa tâche «n’est pas une sinécure».

Car outre les révélations quotidiennes sur l’affaire Bygmalion, il doit faire face au bal des ambitions dans la perspective non seulement du congrès qui doit élire un nouveau président de l’UMP en novembre, mais aussi des primaires pour l’élection présidentielle de 2017.

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Juppé et Fillon balancent aussi

Il n’est pas le premier ténor de la droite à sortir l’artillerie lourde. C’est d’abord Alain Juppé, désormais à la tête de l’UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, qui a estimé en début de semaine que le principal parti d’opposition est en «danger financier» et aussi «politique, avec l’accumulation des scandales».

De son côté, dans un entretien à l’Express, François Fillon a lâché: «Depuis la campagne présidentielle de 2012, l’UMP est dans un immense désordre idéologique et financier et, j’ajouterai, moral. Par un fonctionnement clanique, l’UMP s’est éloignée de ses valeurs et de ses principes».

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Cette dramatisation de l’état de santé de l’UMP fait écho à celle opérée par le Manuel Valls à la mi-juin quand il déclarait que «la gauche peut mourir», notamment face au «risque» de voir Marine Le Pen arriver au deuxième tour de la prochaine présidentielle.