L'extrême droite hongroise qualifie le FN de «parti sioniste»

POLITIQUE Et juge de même le FPÖ autrichien...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse au Parlement européen, le 28 mai 2014.
Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse au Parlement européen, le 28 mai 2014. — Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le dirigeant du Jobbik hongrois a qualifié jeudi le Front national français et le FPÖ autrichien de «partis sionistes», après le refus de ces formations de s'allier avec l'extrême droite hongroise au Parlement européen. «Le Jobbik ne forme pas d'alliances avec les partis sionistes, comme le Front national français et le Parti de la liberté (FPÖ) autrichien, pour de simples raisons financières», affirme Gabor Vona dans un entretien au quotidien Magyar Hirlap.

«Le soutien sioniste d'Israël»

Le FN et ses alliés traditionnels du Parti pour la liberté (PVV) néerlandais, du FPÖ, de la Ligue du Nord italienne et du Vlaams Belang flamand (Belgique) ont échoué lundi à composer un groupe au Parlement européen. Un tel groupe leur aurait permis notamment d'accéder à des subventions. Le FN avait exclu de s'allier avec les néo-nazis grecs d'Aube Dorée, l'élu allemand du NPD ou les Hongrois du Jobbik, un parti ultra-nationaliste au discours volontiers raciste, antisémite et anti-Roms.

Vona, dont le parti a obtenu 3 des 21 sièges hongrois aux élections européennes en mai, accuse dans la même interview le PVV d'avoir «humilié la religion». Un autre responsable du Jobbik, Marton Gyongyosi, avait qualifié cette année le FN et le PVV de partis «libéraux» et «islamophobes», dont l'hostilité à l'immigration avait selon lui «le soutien sioniste d'Israël».