Bygmalion travaillait aussi pour le couple Balkany

POLITIQUE C'est une information du site d'informations Le Lab...

C.B.

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Isabelle Balkany et son mari, le maire de Levallois Patrick Balkany, en 2011 à Nanterre.
Isabelle Balkany et son mari, le maire de Levallois Patrick Balkany, en 2011 à Nanterre. — STEVENS FREDERIC/SIPA

«Pourquoi communiquer sur le Web? Parce que c’est simple d’utilisation/C’est la plupart du temps gratuit/Il n’y a pas de contraintes «matérielles»/Cela permet de toucher un maximum de personnes».

C’est avec ce genre d’analyses pour le moins simplistes que l’agence Bygmalion, célèbre pour être au cœur de l’affaire éponyme, a été le conseil en communication de la ville de Levallois-Perret… Autrement dit, du couple Balkany, dont le mari, Patrick, est le maire et dont la femme, Isabelle, est la première adjointe.

Pendant deux ans, Bygmalion a «accompagné la ville de Levallois-Perret dans sa stratégie de communication» et ce, pour «un peu moins de 200.000 euros», révèle Le Lab, qui publie plusieurs documents. Parmi eux, un tutoriel d’une soixantaine de pages, rédigé par Bygmalion, censé présenter le programme numérique de la ville.

Un marché derrière le marché?

Mais pour Le Lab, il s’agit surtout d’un «livrable imprécis et terriblement général qui aurait pu être envoyé à n’importe quelle autre collectivité locale». Le média s’est également procuré le document qu’avait dégainé Bygmalion à l’époque du MAPA (Marché à procédure adapté), l’équivalent d’un appel d’offres. «Et, là aussi, c’est désespérément général et inadapté à la ville de Levallois», insiste Le Lab.

C’est pourtant ce document qui a séduit le service communication de Levallois-Perret, dont Isabelle Balkany est la responsable. Les services de Bygmalion ont beau se révéler plus chers que ceux de ses concurrents et moins éco-compatibles, l’agence remporte le marché.

«Des connaisseurs du dossier joints par Le Lab soupçonnent Patrick Balkany d’avoir très largement payé Bygmalion pour des prestations très légères lors de sa mandature, en échange d’un coup de pouce non facturé lors des campagnes législatives de 2012 et municipales de 2014», conclut Le Lab.