VIDEO. Alstom: La petite victoire d’Arnaud Montebourg

POLITIQUE S’il a dû se résoudre à voir entrer General Electric au capital d’Alstom, le ministre de l’Economie a réussi à faire en sorte que l’Etat devienne, à terme, l’actionnaire principal…

E.O.

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Arnaud Montebourg rejoint une réunion avec François Hollande et General Electric, le 20 juin 2014.
Arnaud Montebourg rejoint une réunion avec François Hollande et General Electric, le 20 juin 2014. — SIPA

On le dit sur le départ, agacé par le manque de volontarisme de Manuel Valls dans les dossiers industriels. Mais Arnaud Montebourg assure ce lundi n’avoir pas mis sa démission dans la balance dans l’affaire Alstom. Et peut se targuer d’avoir en partie réussi à imposer ses vues, en parvenant à conclure un accord avec Bouygues pour que l’Etat devienne, à terme, l’actionnaire principal de la société. Et ce, même si pour cela, il a dû se résoudre à ce que l’Américain General Electric entre au capital d’Alstom -une option qui n’avait pas sa préférence.

Le ministre de l’Economie a affirmé sur BFMTV ce lundi qu’il n’avait présenté qu’une seule fois sa démission depuis son entrée au gouvernement, il y a deux ans. C’était au moment de l’affaire Florange, qui avait donné lieu à un affrontement entre Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault, alors à Matignon, le premier étant partisan d’une nationalisation temporaire, le second préférant trouver un compromis avec Mittal.

«L’anti-Florange»

«Je n’ai pas présenté d’autres démissions depuis», a expliqué le ministre, indiquant toutefois avoir fait savoir à François Hollande au moment du remaniement en avril que «s’il nommait à nouveau Jean-Marc Ayrault [à Matignon], [il] ne souhaitait pas continuer, pour des raisons qu'[il n’avait] pas exprimées publiquement».

Manuel Valls a vanté la façon dont se sont déroulées les négociations dans le dossier. «En termes de méthode, c’est l’anti-Florange», a salué le Premier ministre vendredi, en référence à l’épisode douloureux de l’hiver 2012, quand son prédécesseur à Matignon avait désavoué son ministre en choisissant un compromis avec Mittal.