Adeline Hazan, une proche de Martine Aubry bientôt Contrôleuse générale des prisons

POLITIQUE François Hollande a proposé de nommer l'ancienne maire PS de Reims, magistrate de formation, à ce poste...

E.O. avec AFP

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Adeline Hazan, ancienne maire PS de Reims, le 30 mars 2014.
Adeline Hazan, ancienne maire PS de Reims, le 30 mars 2014. — François Nascimbeni AFP

Celle qui a perdu la mairie de Reims fin mars a déjà trouvé un plan B, hors de la politique. François Hollande a proposé mercredi soir qu’Adeline Hazan soit nommée Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, un choix qui doit désormais être validé par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Agée de 58 ans, cette magistrate de formation est une proche de Martine Aubry. Ancienne présidente du Syndicat de la magistrature (1986-1990), elle est entrée au Parti socialiste en 1992 et a intégré le groupe des experts du PS dans l’ombre de Lionel Jospin, alors premier secrétaire. En 1995, elle est devenue secrétaire nationale chargée des questions de société, chargée notamment de l’élaboration du Pacte civil de solidarité (Pacs) et du droit de vote des étrangers, puis entre au bureau national du PS en 1997.

Conseillère d’Aubry au ministère

C’est de cette époque que date son amitié avec Martine Aubry qu’elle rejoint au ministère de l’Emploi et de la Solidarité, comme conseillère chargée de l’intégration et de la ville, de juillet 1997 à mai 1999.

Parachutée à Reims à l’occasion des législatives de 1997, Adeline Hazan s’incline face au député sortant RPR et échoue également aux législatives de 2002 et 2007, devancée à chaque fois par l’UMP Catherine Vautrin. Conseillère régionale de Champagne-Ardenne de 1998 à 2001, elle est élue en 1999 députée européenne et réélue en 2004.

En 2001, elle manque de peu l’élection à la mairie de Reims puis prend la tête de l’opposition municipale jusqu’en 2008 avant d’emporter la mairie avec plus de 56 % des voix face à une droite divisée. Le 30 mars dernier, elle est défaite par le jeune député UMP Arnaud Robinet.

«Que les personnes privées de liberté soient traitées avec humanité»

Actuellement secrétaire nationale du PS aux droits des femmes et conseillère auprès du premier secrétaire du PS en charge de la parité, elle succéderait donc à Jean-Marie Delarue, en poste depuis 2008.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, plus communément appelé Contrôleur général des prisons, est une autorité administrative indépendante, créée en 2007. Sa mission est de «veiller à ce que les personnes privées de liberté soient traitées avec humanité et dans le respect de la dignité inhérente à la personne humaine». Le Contrôleur dispose du droit de visiter, à tout moment et sur tout le territoire, tout endroit où des personnes sont privées de liberté.