Bertrand à Sarkozy: Ceux qui ont eu un rôle dans la campagne 2012 «doivent se tenir à l'écart» de l'UMP

20 Minutes avec AFP

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L'ancien ministre Xavier Bertrand, le 25 août 2012 à Nice.
L'ancien ministre Xavier Bertrand, le 25 août 2012 à Nice. — B. BEBERT/SIPA

L'ancien ministre Xavier Bertrand a demandé mercredi que «tous ceux qui de près ou de loin ont été engagés dans la campagne présidentielle de 2012» de l'UMP «se tiennent à l'écart du mouvement», visant clairement l'ancien président Nicolas Sarkozy.

«Toutes celles et ceux qui auraient à répondre aux questions posées sur le financement de la campagne présidentielle de 2012, tous ceux-là devaient se tenir à l'écart de la vie du mouvement et du congrès prochain», a affirmé Xavier Bertrand sur iTélé.

Dont Nicolas Sarkozy ? «Tous ceux qui de près ou de loin», a-t-il répété.

Appel à un renouvellement générationnel

Nicolas Sarkozy a fait le jour même un pas de plus sur le chemin de son retour en politique avec une tribune de son fidèle Brice Hortefeux l'appelant à candidater à la tête de l'UMP pour le congrès prévu en octobre.

Alors qu'il lui était reproché, avec sa demande, de faire fi de la présomption d'innocence, le député de l'Aisne a répondu : «A un moment il y a un contexte, il ne faut pas que le parti, l'UMP, ne serve de bouclier à qui que ce soit». Il avait déjà fait cette demande dimanche, avant la tribune de Brice Hortefeux.

Il a aussi plaidé pour un renouvellement générationnel: «Il y a des gens talentueux à l'UMP qui veulent écrire une nouvelle page de l'histoire de la droite et du centre, une nouvelle page de l'UMP. Il y a bien sûr François Baroin, il y a moi-même, il y a des gens comme Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez», a-t-il énuméré.

Poids du Front national

Xavier Bertrand a aussi défendu le principe de la primaire, inscrite dans les statuts du parti, que remet en cause M. Hortefeux dans sa tribune: «Je ne laisserai personne remettre en cause le choix des adhérents de l'UMP, le choix des primaires (...). Je pose une question à tous: qui a peur des primaires et pourquoi avoir peur des primaires?».

«Si on veut avoir la confiance des électeurs, il faut leur dire (à ceux qui participeraient à ces primaires) qu'ils seront le garant par la primaire du projet et pas seulement du choix du candidat», d'après lui.

Nicolas Sarkozy ne pourrait-il pas par sa candidature prendre des voix au FN comme il avait réussi à le faire en 2007 ? «Il y a beaucoup de candidats de l'UMP qui savent faire reculer le FN. Dans ma ville, quand je suis candidat aux municipales, le FN fait 12 points de moins qu'aux européennes, et je ne suis pas le seul», a-t-il répondu.