UMP : Pour Lavrilleux, Baroin et Copé sont «morts de l’intérieur» et Fillon est dans «l'auto-émasculation»

POLITIQUE L’ancien bras droit de Jean-François Copé sort l’artillerie lourde….

M.B.

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Jérôme Lavrilleux, le 24 mars 2014.
Jérôme Lavrilleux, le 24 mars 2014. — WITT/SIPA

Confessions, prise 2. Après son passage remarqué à BFM TV le 26 mai où il avait reconnu, au bord des larmes, que des prestations fournies par la société Bygmalion ont été indûment facturées à l’UMP au lieu d’être imputées aux comptes de campagne du candidat Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, l’ancien bras droit de Jean-François Copé, s’exprime de nouveau, cette fois-ci dans les colonnes du Point.

>> Tout comprendre à l’affaire Bygmalion par ici


Le directeur de cabinet de Copé admet "un… par BFMTV

Dans le dernier numéro de l’hebdomadaire disponible en kiosque jeudi, il revient sur cette fuite en avant. «Personne n’a eu le courage de dire stop à Sarkozy» au sein du parti, explique celui qui vient d’être élu député européen.

Le Maire, «un poisson froid»

Et de préciser sa pensée: «Le problème dans ce milieu, c’est qu’il y a des gens morts de l’intérieur: Baroin, Juppé. Copé ne l’est pas. Fillon non plus, lui, il est complexé de l’intérieur, il est dans l’auto­-émasculation tout en ayant besoin de prouver sa virilité. Wauquiez, c’est une raclure. NKM, ce n’est pas une belle personne. Le Maire est très sympa et vivant, alors qu’il a l’air d’un poisson froid. Sarkozy, c’est le plus vivant de tous, mais à quoi ça sert?».

>> Qui est vraiment Jérôme Lavrilleux?

Une nouvelle fois, Jérôme Lavrilleux se défend de tout enrichissement personnel: «J’ai acheté [ma maison] en 2006 […] 400 000 euros. J’ai pris un crédit de vingt ans. J’ai 20 000 euros sur un livret A, 30 000 euros sur mon compte courant. J’ai 100 euros d’actions dans une société civile. Voyez, je m’en suis foutu plein les poches. Au bout de vingt-deux ans ­d’activité ­professionnelle! Ils pourront venir retourner chaque latte de mon parquet, je n’ai rien à cacher, rien de rien».

Ce qui n’empêche pas certains, au sein de l’UMP, de réclamer sa démission comme député européen afin de «rétablir la confiance» des Français.