Copé: L'UMP a «très vraisemblablement réglé des factures qu'elle n'aurait pas dû honorer»

POLITIQUE Le président de l'UMP a écrit aux militants...

M.P.

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Jean-François Copé, le président de l'UMP, lors d'une «déclaration solennelle», le 3 mars 2014 au siège du parti, à Paris.
Jean-François Copé, le président de l'UMP, lors d'une «déclaration solennelle», le 3 mars 2014 au siège du parti, à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Il a dû peser chacun des mots de cette lettre plusieurs fois. Président de l'UMP pour encore deux semaines, Jean-François Copé a écrit aux militants de l'UMP.  Il y explique que l'UMP avait «très vraisemblablement réglé des factures qu'elle n'aurait pas dû honorer» et qui incombaient en fait à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

«Selon plusieurs témoignages, des dépenses du mouvement auraient en réalité servi à financer des dépenses de la campagne présidentielle de 2012, afin de masquer un dépassement du plafond de dépenses. Ces propos méritent évidemment d'être vérifiés par la justice mais, en tout état de cause, il apparaît que l'UMP a très vraisemblablement réglé des factures qu'elle n'aurait pas dû honorer», développe le député-maire de Meaux, dans la même tonalité que son 20h de mardi soir.

«Ma conception de l'honneur»

«A aucun moment, je n’avais été informé d’irrégularités dans les dépenses et les procédures de l’UMP. Dans le cas contraire, je les aurais évidemment interdites», ajoute-t-il, soulignant une nouvelle fois son «intégrité totale».

En début de missive, Jean-François Copé fait le résumé de ses deux ans de présidence, évidemment sous un jour flatteur. «Ensemble, nous avons redressé la tête après la cruelle défaite de 2012, (...) nous avons résisté face aux projets les plus dangereux de la gauche dans l’unique but de préserver l’avenir des enfants de France», écrit-il notamment.

Et pour finir, Jean-François Copé prend sa défense, expliquant sa conception de président de l'UMP: «Dans les tempêtes, vous le savez, je ne me suis jamais dérobé. J’ai toujours assumé toutes mes responsabilités, prenant la tête des troupes quand le feu faisait rage, encourageant les plus faibles, faisant face à l’adversité. C’est ma conception du rôle de chef. C’est ma conception de l’honneur».