Présidentielle 2017: Une nouvelle candidature de François Hollande, c'est pas automatique

POLITIQUE C'est ce qu'a affirmé une sénatrice socialiste...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande lors de son allocution télévisée au lendemain des élections européennes, le 26 mai 2014.
François Hollande lors de son allocution télévisée au lendemain des élections européennes, le 26 mai 2014. — AFP PHOTO / FRANCE 2

Il ne doit pas y avoir d'«automaticité» à la candidature de François Hollande à la présidentielle de 2017 et une «primaire» pourrait départager des candidats, a estimé mercredi la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann.

«Il n'y aucune raison de considérer que la candidature de François Hollande à la prochaine présidentielle serait automatique parce qu'il serait le sortant», a déclaré à l'AFP la sénatrice, qui appartient à l'aile gauche du Parti socialiste. «Il n'y a pas d'automaticité à la candidature de François Hollande», a-t-elle insisté, en soulignant qu'il «faudra que les jeux soient ouverts et qu'il y ait d'autres candidats qui puissent être présentés».

L'union en ligne de mire

Marie-Noëlle Lienemann a préconisé la tenue d'un congrès du PS «d'ici la fin de l'année» pour «permettre aux socialistes de dire si oui ou non ils approuvent la politique d'austérité qui est menée». Selon elle, «on ne peut pas avoir atteint un seuil aussi bas dans notre électorat, de manière aussi répétitive et déstabilisatrice comme aux municipales sans que les socialistes prennent leur responsabilité quant à la politique suivie».

«On ne gagnera que si la gauche est unie et il faut essayer de s'unir au plus vite maintenant», a enchaîné la sénatrice.

Une primaire nécessaire?

«Si François Hollande n'est pas capable de porter cette réorientation, s'il n'est pas capable de rassembler l'ensemble des forces de gauche, en tout état de cause, il faut qu'il y ait une primaire pour que les gens puissent choisir», a-t-elle dit encore.

«Je veux combattre cette espèce de fatalisme ambiant: il n'y a pas d'autre politique, il n'y a pas d'autre solution (...) Et en plus, on devrait avoir François Hollande comme président et comme candidat automatiquement. Non!», a-t-elle conclu. Le chef de l'Etat a conditionné sa candidature à la présidentielle de 2017 à une baisse du chômage.