Européennes 2014: Revivez la journée de ce lundi

Anne-Laëtitia Béraud avec agences

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Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, le 15 septembre 2013 à l'université d'été du Front national, à Marseille.
Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, le 15 septembre 2013 à l'université d'été du Front national, à Marseille. — DEFOSSEZ FREDERIC/SIPA

 

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20h05: Les européennes «ont livré leur vérité, et elle est douloureuse»

«Ce vote est une défiance à l'égard de l'Europe, des partis de gouvernement, de la politique. «C'est vrai, partout les partis européens progressent», indique-t-il.

L'intervention de François Hollande en direct par ici
18h50: Déclaration télévisée de Hollande ce lundi à 20h00 :
Après la débâcle de la majorité dimanche aux européennes, le chef de l'Etat fera une déclaration télévisée à 20h00 selon l'Elysée.
18h00 : Hollande et Valls sont «à côté de la plaque» pour les Verts :

Europe Ecologies-Les Verts (EELV) a estimé que François Hollande et Manuel Valls étaient «à côté de la plaque» au lendemain des élections européennes et que «la France a besoin d'un sursaut, pas de mesurettes». S'il y a une chose criante, évidente, massive qui ressort de ce scrutin c'est la demande presque désespérée de changement, au niveau européen comme national, qu'elle s'exprime par le vote ou son absence», estime EELV.


«Alors monsieur le Premier ministre: la réponse qui consiste à vouloir baisser l'impôt sur le revenu apparaît d'une fadeur coupable par rapport à l'enjeu. D'autant que ceux qui ont voté FN sont en grande partie ouvriers, jeunes actifs ou chômeurs.... Ni les uns ni les autres ne payent d'impôts sur le revenu», expliquent-ils.
17h50 : Bernard-Henri Lévy plaide pour un «gouvernement d'union nationale»:
BHL sort sa plume. Dans Le Monde daté de mardi, le philosophe estime que la France est en péril. «Un quart de nos compatriotes ont voté pour le pire. Ils ont choisi le parti, non seulement de l'anti-Europe, mais de l'anti-France. Ils ont fait le pari, non d'une autre politique, mais du nihilisme, de la haine, et de la destruction méthodique de ce qui fait lien entre les Français».

La solution :« le rapprochement, par-delà les frontières des partis et des sensibilités, de toutes celles et ceux qui refusent l'idée d'un parti factieux maître du jeu ainsi que la perspective de voir ce parti, un jour futur, accéder à d'autres responsabilités.»


17h45: 2,8% des votants ont déposé un bulletin blanc dans les urnes:

Les votes blancs, comptés à part pour la première fois, ont représenté 2,8% des votants aux élections européennes de dimanche, et le total des blancs et nuls a atteint 4%, nettement plus que lors de précédents scrutins comparables.
Une loi votée en février à l'initiative du député UDI François Sauvadet sépare désormais, dans la présentation des résultats, les votes blancs (y compris les enveloppes vides) des votes nuls (bulletins raturés, griffonnés ou déchirés, par exemple). En revanche, ils ne sont pas pris en compte dans les suffrages exprimés.
Dimanche, les votes blancs ont été environ deux fois plus nombreux que les nuls : 548.554 (2,78% des votants), contre 248.950 (1,26%).
Au total, on compte 797.504 votes blancs et nuls, représentant 4,04% des votants, un pourcentage nettement supérieur à celui des européennes de 2009 (1,75%) ou du premier tour des présidentielles de 2012 (1,92%).
16h45: Alain Juppé favorable à une «plateforme commune» avec le centre
«Je demanderai demain [lors du bureau politique de l’UMP] que nous reprenions contact avec nos partenaires de l'UDI et du MoDem. Nous avons sans doute des divergences avec eux, mais nous avons aussi beaucoup de points de convergence», a déclaré l'ancien Premier ministre, réputé proche du président du MoDem François Bayrou.  «Parlons-en et essayons de voir dans quel contexte nous pouvons nous mettre d'accord sur une plateforme commune», a poursuivi l'ancien président de l'UMP, appelant, dans le cas d'un accord, à la préparation «de primaires coorganisées par toutes les forces de la droite et du centre, ouvertes à tous nos électeurs». «Sinon, le résultat de l'élection présidentielle pourrait à nouveau nous apporter de très mauvaises nouvelles», a-t-il jugé.
16h15: Valls est «l’auteur principal» du score du FN, selon Rachida Dati
«Ce score important du Front national, qui en est le premier responsable? C'est quand même la gauche. Qui est en l'auteur principal? C'est Manuel Valls», a affirmé l'ex-garde des Sceaux lors du «Talk Orange-Le Figaro».
Elle a accusé le chef du gouvernement d'avoir «fait exploser» la délinquance et l'immigration en France, d'avoir «distribué à tour de bras la nationalité française» et d'avoir «fait exploser toutes les valeurs françaises» lorsqu'il était ministre de l'Intérieur entre juin 2012 et mars 2014. «Il est complice et coauteur de ce résultat en raison de son action, en tous les cas du désastre qu'il a fait comme ministre de l'Intérieur, mais aussi parce qu'il a été très engagé dans la campagne des européennes», a fait valoir Rachida Dati.

15h45: Marine Le Pen sera à Bruxelles mercredi avec ses alliés
La présidente du FN Marine Le Pen tiendra mercredi une conférence de presse à Bruxelles avec «ses alliés», a-t-on appris auprès de son conseiller aux affaires européennes, Ludovic de Danne. Forte de ses 24 eurodéputés élus dimanche soir, la présidente du FN espère pouvoir constituer un groupe d'eurodéputés. Elle est déjà alliée avec le PVV néerlandais, la Ligue du Nord italienne, le Vlaams Belang belge et le FPÖ autrichien. Il faut 25 eurodéputés issus de sept pays différents pour former un groupe au Parlement européen à Strasbourg.

15h29: La n°2 de la liste FN dans l'Ouest démissionne
D'après Ouest-France, Joëlle Bergeron a démissionné sur demande de Marine Le Pen pour laisser sa place à un homme, Gilles Pennelle, le secrétaire départemental du FN d'Ille-et-Vilaine.
L’intéressée apprécie peu de se voir ainsi écartée et a annoncé se retirer du FN. «Cela avait été décidé avant les élections, mais je ne pensais pas qu'il le mettrait en pratique», a-t-elle indiqué au Télégramme. «Je pensais que la parité serait respectée. Ils m'ont appelé le dimanche soir puis ce matin, je suis choquée. Nos résultats dans le Morbihan sont pourtant historiques. Leur philosophie n'est plus la mienne». Joëlle  Bergeron, qui était jusqu’ici conseillère municipale de Lorient a décidé de démissionner de ce poste, ainsi que du conseil communautaire d’agglomération.

14h17: Les résultats officiels sont tombés: le FN est à 24,85%, l'UMP à 20,80%, le PS à 13,98%
L'abstention a atteint 57,57%, contre 59,37% en 2009. Cela correspond à un taux de participation de 42,43%. L'alliance UDI-MoDem a recueilli 9,92%, Europe Ecologie-Les Verts 8,95%, le Front de gauche 6,33%.
Viennent ensuite les Divers droite, qui obtiennent 5,98%. Le ministère de l'Intérieur ne distingue pas le résultat de Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan, crédité de 3,9% selon les estimations des instituts de sondage. Les Divers gauche obtiennent 3,18%. Ce chiffre concerne en fait Nouvelle Donne, parti de centre gauche. Les listes Divers ont réuni 4,39% des suffrages exprimés, celles de l'extrême gauche 1,6%. 0,01% des voix se sont portées sur d'autres listes d'extrême droite que le FN.

14h12: «Une très grosse gueule de bois» pour le porte-parole des députés PS

«C'est une très grosse gueule de bois. C'est un changement très profond dans la vie politique française, la montée du Front national, qui désormais épouse la carte des difficultés économiques», a commenté le député de l'Essonne Thierry Mandon sur BFMTV. «Cette élection, dans les régions, partout en France, où l'on craint pour sa survie économique, pour sa situation sociale, désormais, on vote Front national. Ca veut dire quoi ? Ca veut dire que l'on considère que les réponses traditionnelles de gauche ou de droite ne marchent plus et qu'il faut essayer autre chose», a-t-il enchaîné, déplorant également que les «bataillon» socialistes soient «aux abonnés absents».
13h50: Hollande pourrait s'exprimer aujourd'hui

François Hollande, qui s'exprimera mardi à Bruxelles devant la presse deux jours après les européennes marquées en France par la victoire du Front nationale et la débâcle du PS, se pose la question d'une intervention dès ce lundi, selon son entourage.

Certains médias ont fait état d'une intervention du président de la République avant 13h mais cette information a été aussitôt démentie à l'Elysée. «La réalité c'est qu'il se pose encore la question de cette intervention. Il n'a pas décidé», a indiqué un de ses proches.
François Hollande aura en tout cas des entretiens avec ses homologues européens lundi dans la journée, avant le conseil informel des 28 mardi à Bruxelles organisé deux jours après le scrutin qui a été marqué par une forte poussée des partis populistes et eurosceptiques en Europe.
13h40 : «La crédibilité de l'exécutif s'est évanouie», reconnaît un député PS:

Le sénateur PS de la Nièvre, Gaëtan Gorce, ne fait pas dans la dentelle. Dans un billet posté sur son blog et intitulé «Les raisons d'une débâcle», il estime que «non seulement la crédibilité de l'exécutif s'est évanouie mais c'est une rupture morale qui s'est opérée avec le "peuple de gauche"».
Et d'ajouter: «Au lendemain de ce dimanche noir, ce qui frappe ce n'est pas tant la déroute du PS que le fait que ses dirigeants, au gouvernement comme à Solférino, ne l'aient pas vu venir. Déjà l'ampleur de notre défaite aux municipales les avait pris par surprise...La clef de l'échec s'est ainsi mise à tourner dès le lendemain de l'élection de François Hollande lorsque celui-ci s'est refusé à dire la vérité sur la situation, non par manque de discernement mais pour ne pas avoir à assumer la politique qu'un tel constat eut imposée...Faute d'avoir pris, non cette crise, mais les Français au sérieux, faute d'avoir cru en leur capacité à répondre à l'appel au courage et à l'effort qui s'imposait, le Président s'est laissé inévitablement entraîner dans une sorte de fuite en avant qui ne pourra cesser que du jour où il acceptera la vérité en face», analyse le sénateur.
13h00: Hollande «encaisse avec sang froid, conscient des enjeux» :

François Hollande «encaisse avec sang froid» la victoire du Front national et la nouvelle débâcle du PS aux européennes, a déclaré Victorin Lurel (PS). L'ancien ministre des Outre-mer a «trouvé un président offensif, pas stressé, conscient des enjeux, de la colère exprimée».
«Il m'a quand même dit +c'est un choc, on s'y attendait un peu mais c'est quand même fort+ mais la politique conduite, on s'y tiendra», a poursuivi Victorin Lurel à l'issue d'une demi-heure de rencontre, qui s'est tenue après la réunion de crise avec Manuel Valls et plusieurs ministres.
12h45: Couacs en rafale pour France 2 dimanche soir:
Soirée difficile pour France 2. Malgré un imposant dispositif pour couvrir la soirée électorale, elle a été émaillée de nombreux couacs. A commencer par la présence de Marc Lévy qui a été très commenté sur Twitter comme le rappelle
cet article de notre journaliste culture Benjamin Chapon. Un autre article de nos collègues de l'Express fait la part belle aux problèmes techniques subis par la chaîne télévisée.
12h30: Pour Roselyne Bachelot, «les communicants de l'Elysée» sont «vraiment des connards»:
Elle ne mâche pas ses mots. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Roselyne Bachelot dézingue la communication de l'Elysée qui a selon elle une part de responsabilité dans le succès des listes FN aux européennes.
12h15: Le Front national fait un bide Outre-mer:
C'était attendu, mais le décalage avec les résultats dans l'Hexagone est saisissant. Dans la circonscription Outre-mer, la liste FN a récolté 10,24% contre 25,4% en métropole. Contrairement à ce qu'avançait Marine Le Pen, son parti n'aura pas réussi à créer une surprise.

La liste FN a finit en quatrième position derrière l'UMP, le PS et une liste divers gauche. Résultat, aucun député FN d'Outre-mer ne sera envoyé à Bruxelles. Par ailleurs l'abstention a été massive avec une pointe à 90% en Guadeloupe.

12h05: Bayrou veut «un électrochoc»:

Le président du MoDem, François Bayrou, a réclamé lundi un «électrochoc» pour le monde politique.On ne s'en tirera pas avec des demi-mesures» ou des «aménagements à la marge», a-t-il poursuivi, en faisant allusion à des mesures sur les impôts. 

Appelant à des mesures «courageuses» et «radicales», il énumère des propositions notamment liées à la moralisation de la vie publique qu'il propose depuis longtemps comme la réduction du nombre de députés, un changement de la loi électorale, un changement du financement de la vie politique... Mesures pour lesquelles il faut envisager «un recours au peuple».
12h00: «Nous sommes les seuls à parler à la France qui souffre», dit le vice-président du FN:
Etonnant les 25% du FN hier soir? Pas tant que ça a écouté, le vice-président du FN. Sur BFM TV, Louis Aliot a mivré sa recette : «c’est la continuation de travail d’implantation, de dialogue avec les Français, de ruralité nous a donné beaucoup de gros scores aujourd’hui et je pense que c’est une France qui souffre, que tout le monde a délaissé, nous sommes les seuls à lui parler et c’est très important pour la suite».



11h55: A l'Elysée, ça bosse !:
Après les claque des résultats de dimanche, réunion au sommet au château avant une réunion avec les partenaires européens.
11h40: Pour l'exécutif, la victoire du FN va se «dissoudre»:
Une partie de l'exécutif minimise la portée des résultats des élections européennes.

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a estimé que les 25% récoltés par le Front National «vont se dissoudre. Ceci n'a aucune conséquence autre que symbolique et grave sur le regard que nous portons sur notre propre situation. Mais quel va être le rôle du FN au plan européen ? Rien. On a élu des députés qui ne vont servir à rien, il faut que les Français le sachent. Est-ce que le FN va trouver une alliance avec d'autres gens pour trouver une autre politique au parlement européen ? Non», a déclaré le ministre sur i>TELE.

Un discours qui colle aux confidences reçues ce lundi par deux journalistes du Monde chargés du suivi de l'Elysée et révélées par Europe 1. Selon la présidence la présidence de la République, «le phénomène observé en France n’est pas un cas isolé, le populisme progresse dans tous les Etats européens.». Pour le quotidien du soir, «l’exécutif, donc, décline toute responsabilité».
11h30: Pour le FN, Hollande ne tiendra pas jusqu'en 2017:
Pour Florian Philllipot qui vient d'être élu eurodéputé FN dans l'Est de la France, le gouvernement ne pourra pas tenir encore trois ans. En l'absence de légitimité, le chef de l'Etat devrait dissoudre l'Assemblée tonne depuis hier soir les leaders frontistes.

Florian Phillippot : "Le gouvernement ne pourra... par lesechos
11h20: Le FN a multiplié son score par quatre depuis 2009:
Un véritable tour de force. En cinq ans, le FN a multiplié par quatre son score aux européennes. Voyez cette infographie sur l'évolution du votre frontiste.

11h10: Pour l'Allemagne, la victoire du FN est « un signal grave»:
Le chef de la diplomatie allemande n'a pas caché son inquiétude au lendemain des résultats qui ont placé le FN en tête en France. «C'est un signal grave», a lâché Frank-Walter Steinmeier.

«De nombreux partis populistes, eurosceptiques ou même nationalistes font leur entrée au Parlement européen. Dans certains pays, peut-être pas autant qu'on le craignait. Mais la France est naturellement un signal grave avec le Front national», a-t-il dit à la chaîne de télévision NTV.
11h00: Voici à quoi va ressembler le futur Parlement européen:
Le Parlement européen tangue bien à droite après les résultats des élections européenes. Regardez plutôt l'infographie ci-dessous.



Pas étonnant que dès 22h00 dimanche, le candidat des conservateurs européens pour la présidence de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ait revendiqué la victoire de son camp aux élections européennes sur son compte Twitter.
10h55: Réunion de crise à Matignon:
Après l'Elysée, c'est au tour de Matignon. Selon le Monde, Bruno Le Roux, le patron des députés PS est demandé d'urgence chez le Premier ministre.
10h45 : La poursuite de l'«austérité» serait  «un suicide économique, social, politique» selon les Verts:

La poursuite de l'«austérité» en France et en Europe représente un véritable «suicide économique, social et politique», a dénoncé lundi le député européen EELV Yannick Jadot.
En se rendant mardi à Bruxelles, François Hollande doit plaider pour le lancement d'un «grand plan d'investissement» à l'échelle européenne, a-t-il jugé sur France Info.

10h30: Moins d'abstention en France que dans le reste de l'Europe:
Voilà matière à se réjouir. Pour la première fois depuis le début des scrutins européens, l'abstention en France a été plus basse que la moyenne des autres pays de l'Union. Les citoyens ont donc fait mentir les sondages qui anticipaient une abstention record.
10h15: Pour Cohn Bendit, «l'Europe n'est pas morte»
«Je n’en ai pas dormi de la nuit». L'ancien europdéputé, Daniel Cohn-Bendit n'a pas caché son malaise après les résultats des européennes.

Je n'en ai pas dormi de la nuit ! par Europe1fr
Au Micro d'Europe 1, il a estimé que si l'Europe était en crise, «elle n'est pas morte. N'enterrons pas les vivants.».

>> Retrouvez en images, la carrière de Daniel Cohn-Bendit qui a décidé de quitter la vie politique
9h57: Florian Philippot, vice-président du FN, juge Manuel Valls «à côté de la plaque»
Le vice-président du Front national Florian Philippot a estimé ce lundi que le Premier ministre est «une nouvelle fois, totalement à côté de la plaque» en promettant de nouvelles baisses d’impôts après le score du FN en France aux européennes.

«Je suis contre les fausses promesses, je suis contre les promesses répétées 100 fois et qui ne sont pas tenues. Aujourd'hui le pouvoir ne baissera pas les impôts, il les augmentera (…) parce qu'il est pris au piège de l'austérité», a-t-il ajouté sur RTL, appelant à la dissolution de l’Assemblée nationale.
«Et puis, il faut que François Hollande aille à Berlin, aille à Bruxelles pour porter le message des français, en disant ‘ça suffit, je n'accepterai pas parce que mon peuple l'a dit’».
9h55: Pourquoi la semaine va être très, très chaude à l'UMP, à cause de l'affaire Bygmalion
Comment Jean-François Copé, président de l'UMP, va devoir faire face aux critiques de son parti concernant l'affaire Bygmalion? Pourrait-il être poussé à la démission? Est-ce le début d'un nouveau psychodrame à droite, après l'élection contestée du président du parti en novembre 2012?
>> Toutes les réponses dans notre décryptage à lire par ici

9h49: A l'Elysée, les ministres s'en vont, graves
Et sans accorder de commentaires aux journalistes, rappelle notre consoeur de LCP sur Twitter 
9h45: Sondage des internautes de «20 Minutes»: Craignez-vous une baisse de l'influence française au Parlement européen?
>> Pour donner votre avis, vous pouvez répondre à notre sondage par ici

9h34: Julien Dray (PS) juge que «la gauche au bord d'un KO historique»
Le vice-président (PS) de l'Ile-de-France juge ce lundi que «ce qui se passe est d'une gravité extrême» dans Le Parisien-Aujourd'hui en France paru . «La France est devenue un pays où le premier parti est d'extrême droite et où la gauche est au bord d'un KO historique. C'est un jugement sans appel».
Mettant en cause «les politiques d'austérité et de régulations budgétaires drastiques», il prévient: «si la gauche n'est pas capable de le comprendre et de prendre la tête de la bataille pour une autre politique, d'autres vont se substituer à elle et emmener les peuples européens vers d'autres destins funestes». Le député appelle «à tendre la main à toutes les forces de gauche, rouge, rose et verte».

9h28: Luc Chatel (UMP) qualifie de «triple séisme» le résultat des européennes en France
L'ancien ministre et député de la Haute-Marne Luc Chatel a qualifié lundi de «triple séisme» le résultat des élections européennes en France, y compris pour l'UMP qui doit préserver son unité pour ne pas «être dans l'opposition pour vingt ans.»
«C'est un séisme de voir le Front National en tête, c'est le message de la France en colère, de tous ces Français qui se sentent exclus, qui ont l'impression qu'on ne tient jamais compte de leur avis, de payer pour les autres», a déclaré Luc Chatel sur Itélé.

«C'est un séisme pour François Hollande et le Parti socialiste de voir un exécutif aussi bas. Et François Hollande porte une responsabilité immense parce qu'il a fait de l'Europe le bouc émissaire de sa propre politique», a ajouté Luc Chatel. 

«Enfin, c'est un séisme pour nous, pour l'UMP. Je rappelle que l'UMP a été créée en 2002 pour faire rempart au Front National. Quand vous regardez le paysage politique européen, nous ne profitons pas d'un mouvement de fond pour le parti populaire, pour la droite en Europe, c'est un peu paradoxal», a regretté Luc Chatel. 

 
9h25: Les scores du Front national de 1984 à 2014 en illustration


9h17 : Jean-Michel Baylet, président du PRG, «appelle les Français à ne pas succomber aux sirènes du FN»
Le député Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche (PRG) évoque dans un communiqué ce lundi matin «le terrible coup qui a été portée à la République et un véritable choc pour nombre d’entre nous» après la victoire du FN en France. «Ce séisme est un avertissement sévère pour la classe politique qu’il s’agit d’entendre.» L’élu «appelle cependant les Français à ne pas succomber aux sirènes du Front national». 

9h10: Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) déplore «l’image hideuse» de la France 
Dans un communiqué, le président de cette association Louis-Georges Tin estime que «le pays de Voltaire, de Rousseau, de Césaire et de Sartre est devenu le pays de Pétain, de Poujade, de Le Pen, père et fille. Dans le monde entier, c'est cette image hideuse qu'on aura désormais de la France». L’association demande que «le gouvernement mesure la responsabilité terrible qui est la sienne. (…) L'effet Valls a fait pschitt.» 

9h00: Le million de tweet avec #EP2014 dépassé, plusieurs millions de Français devant leurs écrans pour la soirée télé dimanche soir
Les audiences télé de la soirée électorale publiées par un journaliste de Télé-Loisirs, ce lundi matin sur Twitter.


Toujours sur Twitter, le million de tweet le hashtag (mot-dièse) #EP2014 a été dépassé, et c'est à voir avec un Vine ici

8h55: A gauche, les réactions amères des élus 
Plusieurs députés expriment leur amertume sur Twitter ce lundi matin
8h44: Jean-François Copé, président de l'UMP, se défend de toute responsabilité dans la victoire du FN dimanche
«Je ne peux pas laisser dire que je suis co-responsable de la victoire du FN» a estimé Jean-François Copé, président de l'UMP sur la sellette, ce lundi sur BFMTV. A propos de la
fusion des régions, le député-maire de Meaux explique qu'«il faut un référendum dans lequel François Hollande engage sa responsabilité».

A propos de l'affaire Bygmalion, Jean-François Copé évoque n'avoir «jamais vu les factures» de cette société, et qu
e «tous les documents sont disponibles mais sont sous scellés». «Moi je faisais confiance aux gens dont s'était le métier de traiter les factures».
«Non, je ne savais rien de ce qui pouvait se passer» a-t-il encore expliqué.

A propos d'une mise au placard de son très proche collaborateur Jérôme Lavrilleux, Jean-François Copé estime qu'il n'a pas pris de décision.

Concernant une éventuelle démission, Jean-François Copé botte en touche, mais explique: «J'entends assumer pleinement mes responsabilités, les fonctions qui sont les miennes».
>> Toutes ses déclarations par ici

8h40: Le député centriste Hervé Morin contre une dissolution de l'Assemblée nationale
...Une dissolution de l'Assemblée nationale qui est exigée par le Front national. 
Le député de l'Eure demande par ailleurs que François Hollande «engage sa responsabilité par un référendum, sur la réforme territoriale par exemple».

 

8h35: Les réactions des internautes de 20 Minutes, entre joie et colère
>> Les réactions des internautes dimanche soir, après l'annonce des résultats. 
Pour donner votre avis sur ces résultats et sur les conséquences de ceux-ci, vous pouvez déposer vos commentaires ci-dessous, ou sur les réseaux (Twitter, Facebook).

8h30: Hypothèse d'une baisse du taux de rémunération du Livret A
Le Premier ministre, Manuel Valls, n'a pas écarté lundi sur RTL une éventuelle baisse du taux de rémunération du Livret A, passant de 1,25 à 1%. Des articles de presse font état d'une éventuelle baisse dans une quinzaine de jours de ce taux de rémunération.
«Nous verrons, je ne commente pas les informations, les rumeurs», a-t-il répondu à propos de cette possible baisse.
«Nous avons encore quelques jours pour prendre un certain nombre de décisions», a ajouté le chef du gouvernement.

8h26: Le vice-président du Front national Louis Aliot, demande la dissolution de l'Assemblée nationale
Le vice-président du FN a jugé sur Europe 1 qu'après la victoire de son parti aux européennes, le président de la République est dans l'obligation de dissoudre l'Assemblée nationale.

8h24: Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, évoque une «branlée»
«Nous avons pris collectivement une branlée» a estimé ce lundi matin le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis sur Europe 1.
Il a jugé par ailleurs que «le FN est un parti qui est dans la démocratie, mais ce n'est pas un parti républicain».

8h19: En Grèce, les néo-nazis peuvent obtenir trois sièges, mais la gauche eurosceptique arrive première
La forte poussée de l'extrême droite en Europe se traduit par l'entrée du parti néonazi grec Aube dorée au Parlement. Crédité de 9 à 10% des voix, il pourrait envoyer trois élus à Strasbourg.
Dans ce pays, l'euroscepticisme se traduit en revanche par l'arrivée en tête du parti de la gauche Syriza d'Alexis Tsipras, qui obtiendrait six sièges, contre cinq à Nouvelle démocratie (droite), le parti au pouvoir.

8h17: Le point sur les résultats en Europe
Selon des résultats communiqués par le Parlement européen, qui restent toujours provisoires lundi en début de matinée, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) sont en tête avec 212 sièges sur 751, contre 186 pour les socialistes.
Les Libéraux obtiendraient 70 eurodéputés, suivis par les Verts (55). Les quatre partis pro-européens passent de 612 à 523 sièges.
Quant aux différents partis europhobes, qui ne constituent pas un bloc homogène, ils compteraient au total plus de 140 députés.

8h14: Le ministre des Affaires étrangères britannique se dit «inquiet» du résultat du FN en France
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, s'est dit «inquiet» de la victoire du FN. Interrogé pour savoir s'il s'agissait d'un «parti raciste», il a répondu: «Oui, et je pense que nous devrions être inquiets face à de tels développements dans le reste de l'Europe».

8h10: Tous les résultats détaillés, français et en Europe, par là

8h05: Les résultats des élections européennes 2014 en infographie
7h56: Manuel Valls promet de nouvelles baisses d'impôts
Le Premier ministre Manuel Valls, invité de RTL ce lundi matin, a souligné qu'«il faut qu'il y ait de nouvelles baisses d'impôts parce que c'est devenu insupportable».

Il a assuré qu'il ne fallait pas changer de «feuille de route» et a demandé du «temps», en excluant toute démission ou dissolution de l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre a lancé, au lendemain des Européennes qui ont placé le FN en tête : «Il faut du temps», et moi je demande ce temps». «Il y a une feuille de route qui a été tracée, et moi je ne veux pas changer cette feuille de route», a-t-il ajouté, précisant qu'il «fa(llait) que le quinquennat aille à son terme».

Il a ajouté: «il y a eu l'abstention massive, une nouvelle fois, des électeurs socialistes» et «c'est ça qui est évidemment préoccupant car, tant que nous n'avons pas réussi à les convaincre que nous sommes sur la voie du redressement, ils continueront à émettre des doutes».
 
7h55: 22% des votants ont pris la décision de voter pour tel ou tel parti...le jour même des élections
>> Et ça, c'est l'un des enseignements des sondages publiés par le CSA dimanche soir, à lire par ici (p.8 du document)

7h45: Poussée des extrêmes en Europe, mais la droite conservatrice garde le pouvoir
Le triomphe dimanche du Front national en France a illustré la forte poussée de l’extrême droite et des europhobes aux élections européennes, même si la droite conservatrice (du Parti populaire européen - PPE) garde le plus grand nombre d’élus au Parlement.
>> Pour tout comprendre, lire cet article sur la poussée des europhobes par là

7h41: En Allemagne, les néo-nazis du NPD obtiennent un siège
Le parti néo-nazi allemand NPD va faire son entrée au Parlement européen pour la première fois de son histoire, selon les résultats définitifs des élections européennes, remportées par les conservateurs d'Angela Merkel, publiés lundi matin. Crédité de quelque 300.000 voix et d'un score de 1%, le NPD obtient un élu, sur les 96 sièges dont disposera l'Allemagne dans la nouvelle assemblée, contre 99 au terme des élections de 2009. Le parti d'extrême droite profite d'une réforme du système électoral allemand pour les européennes, passé à la proportionnelle intégrale, et qui ne prévoit donc plus de seuil minimum pour avoir un élu.

7h40: Tous les résultats à retrouver sur notre carte interactive
>> En un clic, retrouvez tous les résultats qui vous intéressent par là

7h35: La presse européenne fait ses gros titres sur la victoire du FN en France 
Symbole de la poussée des extrêmes en Europe, le succès du FN inquiète les partenaires de la France et fait la une des grands journaux européens. Le Daily Mail, le Financial Times, La Repubblica ou encore la presse allemande, font leurs gros titres sur Marine Le Pen et le «tremblement de terre» politique survenu en France.
Laurent Fabius a reconnu dimanche soir que «l'image de la France en Europe était l'une des «perdantes» de l'élection. Une situation inconfortable pour François Hollande, qui participera mardi à Bruxelles à un dîner informel des dirigeants européens.

7h29: On fête la victoire au Front national
Le FN célèbrera en revanche sa victoire dès lundi après-midi, lors d'une réunion de son bureau politique, et Marine Le Pen doit donner une conférence de presse mardi en fin de matinée.
>> Revivre le reportage de la folle soirée du FN à son QG à Nanterre, dimanche soir

7h27: Déprime au Parti socialiste avant la réunion du bureau politique de mardi
Grand perdant du scrutin, le Parti socialiste est également en crise. C'est «une déculottée sans nom», a reconnu l'ex-syndicaliste Edouard Martin, dont la candidature devait symboliser l'ancrage à gauche du parti. Ambiance lourde en prévision mardi lors de la réunion du bureau national.
« C’est un gâchis terrible, derrière tout ça il y a un message que j’ai entendu (…) les Français m’ont dit « on n’en peut plus », le fait que l’Etat soit incapable de porter une politique de sécurité, d’immigration, et puis les provocations, quand je vois au lendemain des municipales les premières annonces, c’est dire on va adopter dans l’urgence la loi Taubira qui est très laxiste en matière pénale, derrière tout ça, il y a une énorme colère des Français, il faut vraiment comprendre ça dans le vote du FN ».
7h25: L'UMP au bord de la crise de nerf au lendemain de ces élections
«Atteinte dans sa crédibilité» et son «honneur», selon l'ancien Premier ministre François Fillon, l'UMP est devancée pour la première fois par le FN aux européennes. Empêtré dans l'affaire Bygmalion et les soupçons de favoritisme en faveur de cette société fondée par deux de ses amis, son président, Jean-François Copé, sera en ligne de mire lors du bureau politique du parti qui se tiendra mardi matin.
>> Bygmalion, François Fillon veut des réponses, à lire ici

7h20: Le point sur la répartition des sièges d'eurodéputés français
74 sièges d'eurodéputés attribués à la France.  
-Le Front national remporte 24 sièges
-L'UMP 20 sièges
-Le PS 13 sièges
-L'UDI-MoDem en aurait 7,
-EELV 6,
-Le Front de gauche 3.
-Le dernier allant à un DVG élu outre-mer, selon un décompte de l'AFP.

7h15:  Réunion de crise à l'Elysée à 8h30
Une réunion est prévue ce lundi matin entre le chef de l'Etat et ses principaux ministres.  Deux mois après la claque des municipales pour la gauche, cette nouvelle débâcle contraint en effet l'exécutif à faire le gros dos. 
Il s'agit de limiter les dégâts et de tenter de convaincre les Français de la nécessité de poursuivre une politique largement sanctionnée.
Manuel Valls avait d'ailleurs prévenu que quel que soit le résultat du scrutin, il n'entraînerait «pas de changement de gouvernement» ni de «ligne économique». Il va falloir «obtenir des résultats plus vite et plus concrets», résumait-on dimanche dans l'entourage du chef de l'Etat.