VIDEO. Élections européennes 2014: Victoire historique du FN, déroute du PS et tensions à l'UMP

POLITIQUE Le parti de Marine Le Pen est arrivé largement en tête du scrutin avec 25% des votes selon les dernières estimations...

Maud Pierron

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Marine Le Pen le 25 mai 2014 au siège du FN.
Marine Le Pen le 25 mai 2014 au siège du FN. — ANDRIEU / AFP

Marine Le Pen peut jubiler: pour la première fois de son histoire, le FN est en tête d’un scrutin national. Avec 25% des votes aux européennes selon les dernières estimations, le parti frontiste est largement premier devant l’UMP (20%) et le PS (15%).Visiblement, le léger regain de mobilisation a profité au FN puisque l’abstention massive, autour de 57%, est moins forte qu’annoncée. Ce «score historique» fait du FN «le premier parti de France», a plastronné Florian Philippot, qui a laminé la liste UMP menée par Nadine Morano dans l’Est (29% contre 22,9%).

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Le FN est arrivé en tête dans cinq des sept régions où les résultats étaient connus à 23h, laissant à Marine Le Pen le soin d’établir le meilleur score avec 32,6% dans le nord-ouest. «Le peuple souverain a parlé haut et clair», a-t-elle lancé depuis le siège du FN,  où elle a appelé François Hollande à «prendre les dispositions qui s'imposent pour que l'Assemblée devienne nationale», c’est-à-dire à dissoudre l’Assemblée.

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«Un choc, un séisme»

Le Premier ministre n’a évidemment pas du tout tiré la même analyse: cette victoire nette du FN est «un choc, un séisme» qui exprime «une crise de confiance» et «la colère» des Français, a-t-il jugé. «Nous devons faire preuve de courage car la France doit se réformer», a-t-il ajouté le visage crispé, estimant qu’il fallait «aller plus vite».

Si tous les commentaires tournaient dimanche autour du FN, ce «séisme» aura de nombreuses répliques. «Des leçons doivent être tirées», a admis l’Elysée, qui a convoqué une réunion d’urgence lundi après cet «événement majeur». A gauche, plus que la défaite, attendue, c’est le total très bas de l’addition des scores de partis de gauche (autour de 32%) qui inquiète. A l’UMP, les couteaux sont de nouveaux tirés. Finalement, c’est Laurent Fabius qui a le mieux résumé la soirée, estimant qu’il y avait «un gagnant et beaucoup de perdants, le PS, l'UMP, les autres partis, la France, l'image de la France en Europe, l'Europe elle-même».