Elections européennes 2014: «Séisme», «choc»... Comme un air de 2002

POLITIQUE Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen était arrivé à se qualifier pour le second tour de l'élection présidentielle...  

M.P. avec AFP

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Jean-Marie Le Pen lors de son discours à Marseille, le 20 mai 2014.
Jean-Marie Le Pen lors de son discours à Marseille, le 20 mai 2014. — Claude Paris/AP/SIPA

Comme un air de déjà entendu. «Séisme», «choc»: une partie de la classe politique a retrouvé dimanche, à l'annonce des résultats des européennes, les mêmes accents que le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen (FN) s'était qualifié pour le second tour de la présidentielle.

«C'est un choc, un séisme», «le moment que nous vivons est un moment très grave pour la France et pour l'Europe», a lancé dimanche soir le Premier ministre Manuel Valls.

Le 21 avril 2002, après l'annonce de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, Lionel Jospin, Premier ministre et lui-même éliminé au premier tour, avait évoqué «un coup de tonnerre». Avant d'annoncer qu'il se retirait de la vie politique.

«Un choc considérable» pour le Hollande de 2002

«Plus qu'un avertissement, c'est vraiment un séisme», a pour sa part jugé dimanche soir Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. En 2002, alors ministre de l'Economie et des Finances, il avait parlé d'«un véritable coup de massue».

Le président François Hollande qui, dimanche soir, ne s'était pas encore exprimé sur le scrutin européen, avait évoqué, en 2002, «un choc considérable», alors qu'il n'était encore que premier secrétaire du PS. «Jamais je n'aurais imaginé qu'une telle catastrophe se produirait», avait-il alors ajouté.

François Bayrou avait lui aussi parlé en 2002 d'un «séisme». Aujourd'hui, président du MoDem, il juge que les résultats des européennes sont la preuve d'une «décomposition de la vie politique française».

L'ancien Premier ministre PS Jean-Marc Ayrault a pour sa part parlé de «choc», employant le même terme que l'UMP Alain Juppé, maire de Bordeaux et lui-même ancien Premier ministre. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, est allée jusqu'à évoquer un «choc à l'échelle du monde».