Élections européennes 2014: Semaine à hauts risques pour Copé et l'UMP

POLITIQUE Les élections passés, les (nombreux) comptes vont être reglés...

Maud Pierron

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Jean-François Copé
Jean-François Copé — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Semaine à hauts risques pour l’UMP qui s’ouvre sur une sévère gueule de bois électorale. Une désillusion après la vague bleue des élections municipales qui met Jean-François Copé sous l’intense pression de ses nombreux ennemis internes. Dimanche soir, Jean-François Copé a peu commenté cette déroute, préférant souligner «la gigantesque colère du peuple français» mais celui qui avait dit être comptable des bons résultats de l’UMP aux municipales aura du mal à se dédouaner de cette deuxième place.

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Surtout, la trêve autour de l’affaire Bygmalion, du nom de cette agence de communication dirigée par des proches de Jean-François Copé, s’est achevée dès dimanche 20 heures. A  peine les premiers résultats connus, Laurent Wauquiez s’est empressé de réclamer une «reconstruction» de l’UMP, estimant que «la transparence et l'exemplarité sont les conditions indispensables de la crédibilité du politique» alors que l’affaire a rebondi récemment sur des soupçons de surfacturations.

Copé sacrifie déjà deux proches

Sur tous les plateaux de télé, Bruno Le Maire a appelé «à la transparence totale sur les comptes de l’UMP». Et François Fillon a reconnu en premier «l’échec» du parti, estimant que «sa crédibilité était en cause» et réclamant «un changement profond». «Recréons les bases d'un accord entre droite et centre qui partagent pour l'essentiel les mêmes valeurs», a martelé Alain Juppé selon qui «l'UMP doit changer».

La transparence, Jean-François Copé l’avait promise pour l’après 25 mai et plus précisément pour mardi et le bureau politique extraordinaire de l’UMP qu’il a convoqué. D’après le JDD, le président de l’UMP a déjà prévu de sacrifier deux de ses proches. En espérant circonscrire la crise à deux têtes. En espérant aussi que l’agenda judiciaire ne télescope pas l’agenda politique puisque trois députés UMP, Pierre Lellouche, Arnaud Robinet et Dominique Dord, seront entendus lundi par la justice dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

Et déjà, des voix s'élèvent pour demander un retour plus rapide de Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux et Roger Karoutchi, deux fidèles, notaient de concert sur différents plateaux que l'ex-chef de l'Etat était le seul à avoir fait reculer le FN, en 2007. Déjà sur l'air de Sarkozy le sauveur...