Elections européennes 2014: Le FN accuse le gouvernement «de truquer le vote des Français», Place Beauvau réfute

20 Minutes avec AFP

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La présidente du FN Marine Le Pen vote à Hénin-Beaumont, le 25 mai 2014, à l'occasion des élections européennes.
La présidente du FN Marine Le Pen vote à Hénin-Beaumont, le 25 mai 2014, à l'occasion des élections européennes. — Jacques Brinon/AP/SIPA

DERNIERE INFO: «Aucun fait avancé» par le FN «ne porte atteinte à la sincérité du scrutin» dit le ministère de l'Intérieur

Le Front national a dénoncé dimanche «de très nombreux dysfonctionnements» dans le déroulement du scrutin des européennes et accusé le gouvernement «de truquer par les moyens les plus odieux le vote des Français».

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«Le ministère de l'Intérieur a choisi d'empêcher la victoire du Front national en lui interdisant simplement de concourir en certains endroits du territoire», écrit le FN dans un communiqué.

«La fraude est massive»

Le parti de Marine Le Pen dénonce notamment «l'absence de bulletins de vote du Front national», ou «la présence de bulletins de vote FN ne correspondant pas à la circonscription électorale du bureau concerné», dans plusieurs départements.

Le FN cite notamment le 3e arrondissement de Paris, Evry et Sainte-Geneviève des Bois dans l'Essonne, des communes de la Nièvre, de Seine-et-Marne, de Saône-et-Loire, de Moselle.

«La multiplicité des remontées nous laisse penser que la fraude est massive», écrit-il. «Cette manipulation industrielle du vote des Français doit être immédiatement interrompue, et les préfets doivent tout mettre en oeuvre», «pour apporter dans toutes les communes de France les bulletins de vote du Front national», poursuit le FN.

Le parti affirme qu'il demandera à l'issue du scrutin «de faire la lumière sur les manipulations auxquelles s'est livré le pouvoir».

 

«Manipulations du pouvoir»

En début d'après-midi, le ministère de l'Intérieur a réagi auprès de l'AFP. Il a assuré qu'après «vérifications», «aucun des faits avancés» par le Front national sur des «dysfonctionnements» du scrutin européen «n'est en mesure de porter atteinte à la sincérité» de l'élection. «Il apparaît qu'aucun des faits avancés n'est en mesure de porter atteinte à la sécurité du scrutin, soit parce qu'ils ne sont pas avérés, soit parce qu'ils avaient déjà été traités» ces derniers jours «par les services préfectoraux, en lien avec les communes concernées», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Interrogé dimanche dernier dans la presse autrichienne sur les entorses à la démocratie en Russie, Marine Le Pen avait affirmé «qu'en matière de bourrage d'urnes, on a pas pu faire mieux que la France au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002». Jean-Marie Le Pen n'avait alors réuni que 17% des suffrages, contre 83% au président Jacques Chirac.