Elections européennes 2014: Les grands dossiers qui attendent le nouveau Parlement européen

EUROPE Sur quels chantiers les 751 députés fraîchement élus vont-il se pencher…

Bertrand de Volontat

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Illustration du Parlement européen.
Illustration du Parlement européen. — 20 MINUTES/VARELA/SIPA

Quelles politiques l’Union européenne (UE) va-t-elle mener ces cinq prochaines années? Les 751 députés du Parlement européen qui seront élus d’ici ce dimanche, pour les cinq prochaines années devront selon les mots de Yannick Jadot, député européen EELV, «redonner goût à l’Europe». L’issue de la crise, la nécessité de stimuler la compétitivité de l’Europe au niveau mondial, avec une attention particulière à la création d’emplois figureront parmi les priorités politiques des prochaines années. 20 Minutes dresse une liste des dossiers clés.

Approuver le nouveau président de la Commission européenne. Qui pour remplacer Jose Manuel Barroso? Les 26 et 27 juin les chets d'Etats et de gouvernement réunis au sein du Conseil européens désigneront officiellement leur candidat à la présidence de la Commission européenne. Pour la première fois cette année, ils doivent tenir compte du résultat des élections européennes. Les 14 et 17 juillet, en deuxième session plénière du Parlement, les députés devront approuver ce choix à la majorité absolue, c'est-à-dire 376 voix. S'il est rejeté, le Conseil européen a un mois pour proposer un nouveau candidat.

Gérer le conflit ukrainien. Deuxième objectif dans l’immédiat, le nouveau Parlement devra «contribuer à répondre aux tentatives de la Russie visant à rompre l’unité en Ukraine», affirme le Bruxelles. Ces tensions ont souligné la dépendance énergétique de l’UE et la nécessité de garantir un approvisionnement énergétique sûr, stable et diversifié. «La fin de la dépendance à Poutine est une priorité», explique Yannick Jadot interrogé par 20 Minutes.

Voter le traité de libre-échange transatlantique. Sûrement le dossier le plus épineux. Les députés devront décider d’approuver ou de rejeter le partenariat transatlantique avec les États-Unis. «Ce traité pourrait contribuer à dynamiser la compétitivité européenne et la création d’emplois», affirme le bureau d’information du Parlement européen. Cependant, il fait l’objet de préoccupations en matière de protection des consommateurs. «Le Parlement a le pouvoir de dire oui ou non, comme il l’avait fait avec Acta en 2012», explique Yannick Jadot

La protection des données et la sécurité des consommateurs. Deux questions essentielles. Le Parlement devra se prononcer sur de nouvelles mesures législatives pour permettre aux internautes un meilleur contrôle de leurs propres données. Les députés devront également se prononcer sur les OGM, le clonage, la révision des dispositions sur la sécurité des produits. Un texte visant à mettre fin aux frais d’itinérance -roaming- pour l’utilisation de téléphones portables et de tablettes à l’étranger doit encore faire l’objet d’un accord au Conseil.

Choisir la politique climatique et la position énergétique. Les objectifs européens de réduction des émissions de CO2, la transition énergétique et la promotion de l’efficacité énergétique figurent parmi les priorités puisque les députés négocient un ensemble de mesures visant à combattre le changement climatique et à réduire la pollution liée à la consommation d’énergie à l’horizon 2020-2030. «Il y a une nécessité absolue à ce que l’Europe s’engage sur les énergies renouvelables», pour Yannick Jadot.

Donner à l’UE son propre budget. Les députés devraient continuer leur combat en faveur d’un budget européen entièrement financé par des ressources propres, réduisant ainsi la part de la contribution des États membres dans le budget total via une taxe sur les transactions financières, une taxe carbone et une harmonisation fiscale. Ses ressources propres permettront de développer la recherche, l’industrie, la transition et un fonds d’indemnisation chômage européen «pour poursuivre la convergence sociale en Europe», analyse le député. Vaste programme.