«Des paroles et des actes»: Ce qu'il faut retenir du débat sur les européennes

EUROPE Les différents chefs de partis français ont quasi exclusivement discuté de la question de l’immigration et de l’espace Schengen…

Vincent Vantighem

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Les principaux chefs de parti invités de «Des paroles et des actes», spéciale Européennes, sur France 2, le 22 mai 2014.
Les principaux chefs de parti invités de «Des paroles et des actes», spéciale Européennes, sur France 2, le 22 mai 2014. — FRANCE 2

Il y avait Jean-François Copé, dit «la voix du maître»: «L’immigration est une question qui obsède des millions de Français». Marine Le Pen, «la voix radicale»: «Il faut une politique dissuasive. En Grande-Bretagne, ils ont pris des décisions pour réduire les prestations sociales.» Et même Yannick Jadot, le député EELV, qui essayait, lui, d’avoir «voix au chapitre» en assurant que les priorités des Français étaient plutôt «l’emploi» et le «pouvoir d’achat».

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Les différents chefs de partis français se sont retrouvés, jeudi soir, sur le plateau de «Des paroles et des actes» sur France 2 pour un débat à trois jours du scrutin européen. De fait, ils ont quasi exclusivement discuté de la question de l’immigration et de l’espace Schengen, au lendemain de la parution d’une tribune de Nicolas Sarkozy consacrée à ce sujet dans les colonnes du Point.

Copé dans la droite ligne de Sarkozy

Dans la droite ligne des propos tenus par Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé a plaidé pour une réécriture du traité de Schengen. «Il faut qu’on fasse une évolution permanente du comportement de chaque pays, et si au bout d’un certain nombre de mois, certains pays ne tiennent pas leurs frontières, il faudra qu’ils sortent de Schengen.»

Invité pour représenter l’union UDI-MoDem, François Bayrou a, de son côté, assuré qu’il ne remettrait pas de frontière mais qu’il fallait une «politique migratoire européenne avec des quotas décidés et votés».

Pour Le Foll, il ne faudra pas «tirer d’enseignements»

Sur le plateau pour représenter le parti socialiste, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a tenté de défendre la position socialiste. «Ceux qui veulent remettre en cause Schengen se trompent et trompent ceux qui nous écoutent.»

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Se faisant, le ministre de l’Agriculture a déjà commencé à justifier la défaite qui s’annonce pour son parti, au vu des derniers sondages. «On ne peut tirer d’enseignement définitif d’une élection européenne. En 2009, le PS était à 16% (…) Cela ne l’a pas empêché de gagner ensuite l’élection européenne.» Au moins, on connaît déjà les éléments de langage que les ténors socialistes reprendront dimanche soir pour commenter les résultats.