Affaire Bygmalion: Trois élus UMP vont être entendus comme témoins lundi

Vincent Vantighem
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Pierre Lellouche, député UMP, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale à Paris.
Pierre Lellouche, député UMP, le 15 mai 2013 à l'Assemblée nationale à Paris. — PATRICK KOVARIK/AFP

A quatre jours des élections européennes, le timing n’est vraiment pas bon. Le député UMP de Paris Pierre Lellouche a été contraint de confirmer, dans la nuit de mardi à mercredi, qu’il serait entendu comme témoin lundi dans l’affaire Bygmalion, après un article du Point publié mardi soir. C’est d’ailleurs l’hebdomadaire qui, le premier, avait évoqué, fin février, cette affaire de surfacturations présumées au profit d’une société dirigée par des proches de Jean-François Copé.

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Selon les informations du Point, appuyées depuis par celles de Libération, l’UMP aurait réglé, pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, près de 20 millions d’euros à Event & Cie, une filiale de l’agence de communication Bygmalion, pour l’organisation d’événements qui pourraient s’avérer fictifs.

Il anime une conférence à 299.000 sans y aller?

Pierre Lellouche a d’ailleurs déjà donné son sentiment sur cette affaire. Le 15 mai dernier, il s’était publiquement indigné du fait que son nom soit associé à l’animation d’une «conférence sur l’accès au crédit» le 30 mai 2012, facturée 299.000 euros par Bygmalion à l’UMP et à laquelle il affirme n’avoir jamais participé.

Outre le député de Paris, Le Point assure qu’Arnaud Robinet doit également être entendu. Tout comme Pierre Lellouche, le tout nouveau maire UMP de Reims (Marne) n’a aucun souvenir de sa participation à une convention de mars 2012 sur «la réforme des retraites et sauvegarde du régime par répartition». Une fois encore, l’événement était organisé par la filiale événementielle de Bygmalion pour le compte du parti de Jean-François Copé.

Copé attend les européennes

L’ancien trésorier de l’UMP, Dominique Dord, doit, selon les informations du Point également être entendu dans cette affaire. Lui avait démissionné avec fracas de la trésorerie du parti pendant la bataille de novembre 2012 entre François Fillon et Jean-François Copé.

Ce-dernier a promis de «dire exactement ce qu’il en est» sur cette affaire après les élections européennes.