VIDEO. Mélenchon accuse Hollande de «duplicité» et de «manipulation»

POLITIQUE L'eurodéputé a à nouveau invité les députés socialistes abstentionnistes lors du vote sur le plan d'économies de Manuel Valls à former un groupe sur RTL ce matin...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, à la manifestation contre les retraites le 10 septembre 2013.
Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, à la manifestation contre les retraites le 10 septembre 2013. — WITT/SIPA

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, a accusé lundi François Hollande de «duplicité» et de «manipulation», sa «seconde nature».

Sur RTL, l'eurodéputé et candidat aux Européennes du 25 mai a lancé: «On pouvait penser qu'il était social-démocrate, il ne l'est même pas. Il est quelqu'un qui a une politique économique de droite, point final».

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«Cet aspect de duplicité permanent»

«Il s'est installé dans un système qui rend tout le monde fou: il dit une chose et fait exactement le contraire», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. «C'est sa manière à lui de voir la vie en rose en permanence», a insisté l'ex-candidat à l'Elysée qui avait soutenu François Hollande contre Nicolas Sarkozy au deuxième tour de 2012. «De la manipulation, il y en a toujours eu chez lui, c'est quasiment une seconde nature», a encore accusé l'ancien sénateur socialiste. «Je l'ai toujours connu dans cet aspect de duplicité permanent». Le retournement économique prédit par le chef de l'Etat? «Ce n'est pas possible», a assuré Jean-Luc Mélenchon. «Je désapprouve une nouvelle fois le recours aux méthodes d'illusionniste». L'élu Front de Gauche prévoit même une aggravation économique vu la crise en Ukraine.

Risque d'une lente agonie

«Tous les clignotants sont au rouge et lui ne les voit pas», a-t-il insisté. Une dissolution reviendrait «à donner le pouvoir à la droite et l'extrême droite, qui sont ascendantes», mais «la base politique de ce pouvoir s'est rétrécie de manière considérable» et «le moment est venu pour les socialistes qui ont décidé de repousser cette politique de constituer un groupe autonome», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. L'eurodéputé avait déjà ce week-end encouragé les députés socialistes abstentionnsites à faire sécession.

«Constituer une nouvelle majorité, c'est nécessaire, c'est possible, c'est rassembleur pour toute la gauche», sinon, ce sera «une lente agonie qui va durer pendant trois ans». Le 22 mai, les députés FG déposeront une proposition de loi pour «que s'interrompent les négociations autour du marché transatlantique». «Nous allons voir» si ces 41 députés PS qui se sont abstenus face au plan d'économies Valls «vont nous aider». «Mais je vous promets que vous aurez des surprises», a dit Jean-Luc Mélenchon.