Une information judiciaire vise le micro-parti qui a financé la campagne de Marine Le Pen

JUSTICE Selon Le Monde, une information judiciaire contre X a été ouverte le 3 avril pour «escroquerie en bande organisée», «faux et usage de faux», concernant «Jeanne»...

O. G.

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La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 mars 2014 à Nanterre
La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 mars 2014 à Nanterre — Pierre Andrieu AFP

Selon un article du Monde publié mardi, le micro-parti de Marine Le Pen, baptisé «Jeanne», est visé par une information judiciaire. Le parquet de Paris a ouvert une information pour «escroquerie en bande organisée», «faux et usage de faux» le 3 avril, révèle le quotidien du soir.

Un micro-parti accusé d’avoir prêté 600.000 euros

Ce micro-parti est né en 2010 et a prêté «environ 600.000 euros» à l’association de financement de la campagne présidentielle de MarineLe Pen, a assuré en juillet 2012 Jean-Michel Dubois, son mandataire financier au Monde.

Le président du Front national a immédiatement réagi sur Twitter:

«Je vous confirme cette information judiciaire. Je peux vous dire que c'est le juge Renaud van Ruymbeke" qui en est saisi, a assuré à l'AFP l'avocat et trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, assurant qu'«il n'y a absolument aucune irrégularité» dans «les affaires de Jeanne. Ca ne nous inquiète absolument pas», a-t-il ajouté.

Cette instruction a été ouverte le 3 avril à la suite d'une enquête préliminaire lancée en avril 2013 par le parquet et confiée à la Brigade financière, après un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Les investigations ont alors notamment porté sur les prêts accordés par le micro-parti de Marine Le Pen aux candidats frontistes lors des cantonales de 2011 et aux législatives de 2012. En marge des grandes formations politiques, de nombreux dirigeants disposent de leurs propres structures, appelées micro-partis, utilisées notamment pour le financement de campagnes.

En novembre 2013, le site Mediapart avait évoqué des taux d'intérêts «particulièrement élevés de 6,5% ou 7%» dans les prêts pratiqués par Jeanne, un taux confirmé à l'AFP par un candidat frontiste sous couvert d'anonymat.