Ce que proposent les candidats à la présidentielle

Bastien Bonnefous

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  • L’UMP Parmi ses trente propositions, le parti sarkozyste promet d’augmenter le budget de l’enseignement supérieur « de 50 % en cinq ans », et celui de la recherche de 40 %. Il veut « expérimenter » l’autonomie des universités et limiter le nombre de places en filières « en fonction des débouchés ». Les résultats de la recherche publique seront « évalués », et pour éviter la fuite des cerveaux, les salaires des chercheurs seront adaptés « aux standards internationaux » et des « contrats de recherche de cinq ans » seront créés pour les jeunes. 
  • Le PS Les socialistes s’engagent sur une hausse du budget de la recherche « de 10 % chaque année » pendant cinq ans, avec une « amélioration des conditions de travail des enseignants chercheurs ». Côté université, ils promettent de « porter en cinq ans la dépense par étudiant au même niveau que la moyenne européenne », un engagement partagé par l’UDF.  
  • L’UDF Le parti centriste veut « rendre le métier de chercheur plus attractif », en augmentant les salaires. Pour garder les chercheurs, il propose d’exempter d’impôt les revenus des brevets déposés en France. François Bayrou défend aussi un « pacte national » pour augmenter de 5 % tous les ans pendant cinq ans le budget de la recherche. Enfin, il veut « faire de la terminale une année de préparation à l’enseignement supérieur ». 
  • Le PCF Recrutement « massif » de chercheurs, doublement du budget en cinq ans, hausse des salaires… les communistes défendent une recherche « financée aux deux tiers par des crédits publics », et encadrée par « un grand organisme public ». Le parti de Marie-George Buffet s’engage par ailleurs pour un « plan social étudiant », avec construction de logements étudiants accessibles, une allocation de formation pour tous, et la gratuité des droits d’inscription.    
  • Le FN Vache maigre pour les lepénistes qui veulent supprimer les IUFM, instaurer un examen d’entrée à l’université, augmenter le budget de la recherche publique et « favoriser fiscalement » la recherche privée. Mais il faudra « faire des choix » dans les domaines de recherche. « On ne peut pas tout faire », a déclaré récemment Jean-Marie Le Pen.