Des milliers de manifestants de gauche protestent pour un changement de politique

MANIF Menés par Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, ils s'en prennent notamment au virage social-démocrate de François Hollande et à la nomination de Manuel Valls à Matignon...

20 Minutes avec AFP
— 
Jean-Luc Mélenchon à Paris le 12 avril 2014.
Jean-Luc Mélenchon à Paris le 12 avril 2014. — PIERRE ANDRIEU / AFP

Ca chauffe à la gauche du PS. Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester ce samedi à 14h à Paris, à l'appel notamment des partis partenaires du Front de gauche (PCF, PG) pour réclamer une inflexion de la politique de François Hollande, à leurs yeux plus favorable aux patrons qu'aux salariés.

>> Notre éclairage: L'amorce d'une opposition de gauche au gouvernement?

«Hollande ça suffit», proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche «contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses» qui devait rallier la place de la Nation.

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), entouraient leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne.

«Quand on est de gauche, on taxe la finance»

Outre le FG, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ainsi qu'un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont appelé à cette manifestation, la première démonstration de force de la gauche de la gauche depuis la débâcle du PS aux municipales et la nomination de Manuel Valls à Matignon. Une défaite électorale imputée pour beaucoup au tournant social-démocrate du chef de l'Etat symbolisé par son Pacte de responsabilité.

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place de la République et des banderoles déclinant «quand on est de gauche, on taxe la finance», «quand on est de gauche, on est du côté des salariés», ou encore «quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord».

La manifestation intervient alors que le Front de gauche lance tout juste sa campagne pour les élections européennes du 25 mai.