Le Front de gauche a lancé sa campagne des européennes

POLITIQUE Après s’être déchirés sur la stratégie à adopter vis-à-vis du PS, le PCF et le PG se sont finalement entendus sur la répartition des têtes de listes pour les élections européennes…

20 Minutes avec AFP
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Jean-Luc Mélenchon (PG), le leader du parti de gauche radicale grec Alexis Tsipras et Pierre Laurent (PCF) lancent la campagne du Front de gauche pour les européennes, à Saint-Denis, le 11 avril 2014.
Jean-Luc Mélenchon (PG), le leader du parti de gauche radicale grec Alexis Tsipras et Pierre Laurent (PCF) lancent la campagne du Front de gauche pour les européennes, à Saint-Denis, le 11 avril 2014. — PIERRE ANDRIEU / AFP

Le Front de gauche (FG) a lancé vendredi soir sa campagne pour les européennes sur le thème du refus de l'austérité avec comme invité le grec Alexis Tsipras, à la veille d'une manifestation sur le même thème. Après des élections municipales durant lesquelles le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG), les deux principales composantes du FG, se sont déchirés sur la stratégie à adopter vis-à-vis du PS, le Front de gauche s'est finalement entendu en début de semaine sur la répartition des têtes de listes pour les européennes.

Vendredi soir, c'est ensemble qu'ils ont lancé la campagne des européennes à la bourse du travail à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en présence d'Alexis Tsipras, leader du Syriza (gauche radicale), principal parti d'opposition grec et candidat à la présidence de la Commission européenne. «Le Front de gauche est né dans les élections européennes de 2009, nous avions fait 6,5%, c'était notre baptême. On est un Front de gauche adulte, on vise un score à deux chiffres», a déclaré à la presse Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. «Plus que jamais le combat contre l'austérité en France et en Europe est nécessaire», a-t-il dit.

«Bloquer la route au néolibéralisme», «isoler Angela Merkel»

«Les élections européennes vont être le juge d'appel des municipales qui confirmera le verdict politique qui est que les gens sont excédés par la politique de droite de François Hollande», a renchéri auprès de la presse Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG et candidat dans le sud-ouest. Alexis Tsipras, qui a salué «l'unité» du Front de gauche, a déclaré «dans ces élections nous votons pour changer notre vie». «On peut bloquer la route au néolibéralisme (...) isoler Angela Merkel», a-t-il dit. «On ne sait pas si le parti socialiste français est toujours un parti socialiste», a-t-il ajouté sous les applaudissements.

«Le parti de François Hollande a reçu une bonne claque qui a fait beaucoup de bruit jusqu'en Grèce» lors des élections municipales, a-t-il raillé. «Comment alors qu'il a été puni pour une politique de droite peut-il faire une politique encore plus à droite ?», s'est interrogé le leader du Syriza. «Soit on est avec Angela Merkel et sa politique, soit on est à gauche et pour la rupture des politiques d'austérité», a-t-il ajouté. Le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales appellent à manifester samedi à Paris «contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses».