VIDEO. Copé et Mélenchon cognent sur l’exécutif

POLITIQUE Manuel Valls et François Hollande en prennent pour leur grade…

M.B.
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Jean-Luc Mélenchon, le 19 mars 2014.
Jean-Luc Mélenchon, le 19 mars 2014. — LANCELOT FREDERIC/ SIPA/SIPA

Tirs nourris contre l’exécutif. Après la débâcle des municipales pour la majorité, le nouveau gouvernement de Manuel Valls, complété mercredi avec la nomination des secrétaires d’Etat, continue ce vendredi à susciter les railleries de l’opposition.

Valls pose «problème»

Sur RTL, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le nouveau Premier ministre «est un socialiste qui pose problème à tout le monde à commencer par les socialistes eux-mêmes», référence au quelque 80 députés socialistes frondeurs qui réclamaient un «contrat de majorité avec le gouvernement» à la veille du discours de politique générale du locataire de Matignon.


Jean-Luc Mélenchon:» Le bilan de François… par rtl-fr

Et d’enfoncer le clou: «Il n’y en a pas beaucoup à qui Martine Aubry a dit «si t’es pas content tu peux rester ou si tu restes ici, tache d’être socialiste». C’est dire qu’il pose problème. Lorsque j’ai dit qu’il était contaminé par les idées de Le Pen, ça a été le hourvari dans le pays et après tout le monde a dit pareil».

Dans ce contexte, le coprésident du Parti de gauche, a prédit que la marche contre l’austérité, organisée samedi à Paris à l’initiative du Front de gauche et du NPA, sera «un succès», amplifié par la nomination de Manuel Valls.

«Il faut comprendre ce qui se passe dans les têtes à gauche, (parmi) les gens qui ont une sensibilité sociale, qui s’intéressent à la vie de leur pays. Le fameux plan, le pacte de responsabilité a été la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. 30 milliards d’euros de cadeaux au grand patronat, c’est quelque chose de monstrueux dans une période d’austérité comme celle que nous vivons», a estimé l’ancien candidat à la présidentielle pour «le bilan de François Hollande est désastreux».

Pour Copé, Valls a deux mois pour changer

Sans surprise, pour la gauche de la majorité, les baisses de charges accordées aux entreprises sont trop importantes, mais pas assez au goût de la droite. Au même moment, le président de l’UMP, a estimé qu’«il faut aller plus loin». S’exprimant sur RMC et BFMTV, Jean-François Copé pense que Manuel Valls «a deux mois pour adresser aux Français le message que le gouvernement va vraiment changer de politique».

«Le vrai sujet c’est que Manuel Valls est sans doute un homme de communication mais ce n’est pas un homme de résultat parce que maintenant que les masques sont en train de tomber, on est en train de voir publier les résultats de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, que ce soit l’explosion des cambriolages +27 %, la baisse des reconduites aux frontières -25 %, ou l’augmentation de 50 % des régularisations, je voudrais être certain que lorsqu’on sonde les Français, ils ont bien tous ces éléments en tête», a tonné le député de Meaux (Seine et Marne) qui en a rajouté une couche sur l’exfiltration polémique d’Harlem Désir de la tête du Parti socialiste.

» Pourquoi Harlem Désir n’était pas apprécié à la tête du PS

Il «ne semble pas avoir fait l’affaire» et on le «remercie en le nommant aux Affaires européennes. C’est quand même le recordman de l’absentéisme au Parlement européen… Il y a derrière cela un message adressé sur les questions européennes à celles et ceux qui s’attachent à l’Europe qui est désastreux».

Le rare soutien de la matinée pour l’exécutif est venu Pascal Lamy, qui était venu chez 20 Minutes le mois dernier répondre à vos questions. L’ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a indiqué sur RFI que la déclaration de politique générale de Manuel Valls allait «dans le bon sens» et que «petit à petit la gauche modernise son logiciel, commence à employer le mot "entreprise" sans que ce soit une agression ou une insulte».


Pascal Lamy:» La France diabolise le reste du… par rfi

Bémol: Ce proche du président François Hollande a déploré que l’évolution se fasse «très lentement» en France, jugeant qu’il restait «beaucoup, beaucoup à faire».