Gouvernement Valls: Quatorze secrétaires d’Etat, des nouveaux venus et des ajustements

POLITIQUE Seuls cinq secrétaires d'Etat étaient déjà présents dans l'ancienne équipe...

Enora Ollivier

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Harlem Désir, le 16 janvier 2014.
Harlem Désir, le 16 janvier 2014. — MEUNIER AURELIEN/SIPA

Voilà le gouvernement Valls au complet. Une semaine après la nomination des 16 ministres de plein exercice, la liste des secrétaires d’Etat a été dévoilée ce mercredi, fermant le feuilleton du remaniement.

Parmi les quatorze nommés alors que seulement 12 étaient annoncés, neuf sont des nouveaux venus. Frédéric Cuvillier, Geneviève Fioraso et Kader Arif se voient renouvelés dans leurs fonctions (respectivement aux Transports, à l’Enseignement supérieur et aux Anciens combattants), tandis que Fleur Pellerin passe du Numérique au Commerce extérieur. Valérie Fourneyon, elle, laisse le Sport au Parti radical de gauche (PRG) Thierry Braillard, et prend le Commerce.

» La liste des secrétaires d’Etat

L’arrivée d’Harlem Désir aux Affaires européennes était connue dès ce mercredi matin. Le premier secrétaire du Parti socialiste est ainsi exfiltré de Solférino où François Hollande ne le jugeait «pas à la hauteur» et en partie «responsable de la défaite aux municipales». La nomination ne se fait pas sans quelques grincements de dents au PS où l’on déplore que son éviction et son remplacement par Jean-Christophe Cambadélis se fasse aux dépends du règlement du parti.

Une féministe à la Famille

La nomination de Ségolène Royal à l’Ecologie marque le départ des secrétaires d’Etat «royalistes» Guillaume Garot (Agroalimentaire) et Dominique Bertinotti (Famille). Cette dernière est remplacée par la sénatrice Laurence Rossignol, féministe, spécialiste des questions environnementale et proche de Martine Aubry. Une nouvelle qui a dû faire bondir la Manif pour tous et autres opposants aux réformes sociétales, qui la soupçonnent déjà de promouvoir la vaporeuse «théorie du genre».

Parmi les nouveaux poids lourds du gouvernement, on note l’arrivée du député socialiste Jean-Marie Le Guen qui remplace Alain Vidalies au poste charnière des Relations avec le Parlement ou de Christian Eckert au Budget. Le député de Meurthe-et-Moselle était jusqu’ici rapporteur général du Budget à l’Assemblée.

La réforme territoriale confiée à Vallini

En le nommant, Manuel Valls force aussi au silence ce signataire de l’appel parlementaire pour un «contrat de majorité». De même, le Premier ministre qui n’a pas reconduit François Lamy à la Ville retire de sa majorité un des plus remuants députés, Jérôme Guedj, puisque ce dernier va devoir laisser sa place à l’ex-ministre dont il était le suppléant.

Spécialiste des questions de justice, et d’ailleurs pressenti pour succéder à Christiane Taubira avant le remaniement, le sénateur André Vallini, aura quant à lui la charge de mettre en œuvre la réforme territoriale annoncée par le Premier ministre mercredi. Au Numérique arrive celle qui en 2012 avait refusé un poste au gouvernement, la députée des Français de l’Etranger Axelle Lemaire qui a «qui a une véritable connaissance des sujets» selon un ex-conseiller ministériel interrogé par 20 Minutes mardi.