Remaniement: Dix-huit ministres et secrétaires d'Etat à la porte

POLITIQUE De Yamina Benguigui à Anne-Marie Escoffier en passant par François Lamy…

Vincent Vanthighem
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Yamina Benguigui à Nice le 7 septembre 2013.
Yamina Benguigui à Nice le 7 septembre 2013. — VALERY HACHE / AFP

En voyant que l’annonce avait pris une bonne dizaine de minutes de retard, certains ont dû se prendre à rêver à nouveau. Et si on m’avait simplement oublié? Non, la politique a ça de cruel. La défaite du PS aux élections municipales et la nomination de Manuel Valls à Matignon auront finalement mis dix-huit ministres (délégué ou de plein exercice) à la porte.

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Escoffier, Conway-Mouret: Trop discrets pour rester

On savait déjà que Vincent Peillon, Pierre Moscovici, Cécile Duflot, Pascal Canfin n’étaient pas reconduits dans leurs postes. Il en est de même pour Nicole Bricq, Philippe Martin et Victorin Lurel. Ils étaient tous ministres de plein exercice.

Moins de surprise pour les ministres délégués qui avaient essentiellement marqué le début du quinquennat par leur grande discrétion. Anne-Marie Escoffier (Décentralisation), Hélène Conway-Mouret (Français de l’étranger) et Thierry Repentin (Affaires européennes) sont donc dans la charrette.

Benguigui dans la tourmente, Bertinotti malade

Plus surprenant en revanche les évictions d’Alain Vidalies qui était chargé des Relations avec le Parlement, de Michèle Delaunay (Personnes âgées), de François Lamy (Ville) et même de Guillaume Garot (Agroalimentaire) qui s’était illustré pendant la crise de la viande de cheval.

Prise dans la tourmente, Yamina Benguigui (Francophonie) est logiquement sortie. Tout comme Dominique Bertinotti (Famille) qui avait révélé sa maladie durant son mandat, Marie-Arlette Carlotti (Personnes handicapées) semble payer sa mauvaise campagne aux municipales à Marseille.