Démissionnaire du PS, Jean-Noël Guérini va créer son propre parti

POLITIQUE Le président du conseil général des Bouches du Rhône veut poursuivre son action politique dans sa propre voie...

avec AFP

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Après une audition avortée début avril pour cause de malaise, le sénateur PS Jean-Noël Guérini a de nouveau été mis en examen lundi, notamment pour association de malfaiteurs, dans un des volets de l'affaire des marchés publics présumés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône, deux mois après son frère Alexandre.
Après une audition avortée début avril pour cause de malaise, le sénateur PS Jean-Noël Guérini a de nouveau été mis en examen lundi, notamment pour association de malfaiteurs, dans un des volets de l'affaire des marchés publics présumés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône, deux mois après son frère Alexandre. — Gerard Julien AFP

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, qui vient de quitter le PS, a annoncé mardi la création de son propre parti en vue des prochaines échéances électorales, savourant sa liberté retrouvée. « Je m'engage dans une deuxième réflexion, pourquoi pas créer un mouvement, aussi modeste soit-il, pour de prochains rendez-vous électoraux: les sénatoriales, les cantonales, les régionales », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

« Mon parti dorénavant, c'est le parti des Bouches-du-Rhône », un mouvement qui devrait voir le jour « d'ici trois semaines ». « J'ai conservé beaucoup d'amis, peut-être que j'en ferai la démonstration dans quelques mois. On n'assiste pas à un enterrement, mais à une renaissance », s'est réjoui l'ancien homme fort du PS, tombé en disgrâce du fait de ses démêlés judiciaires.

« Je veux être un homme libre en n'adhérant plus à aucun parti »

« La vie politique, j'adore, c'est ma vie, ma passion, ça va être un régal pour les semaines et les mois à venir », a-t-il encore promis. Revenant longuement sur sa démission du PS, « une des décisions les plus douloureuses de (sa) vie », M. Guérini a exclu une éventuelle adhésion au Parti radical de gauche (PRG), comme sa proche Lisette Narducci, maire du 2e secteur.

« Je veux être un homme libre en n'adhérant plus à aucun parti », a-t-il assuré. « Je suis socialiste de coeur, je mourrai socialiste. Je suis profondément, viscéralement de gauche, mais ma raison politique n'a plus lieu d'être au parti socialiste ».