Une pétition de 6.000 universitaires contre le retour de Fioraso au gouvernement

POLITIQUE L'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pourrait récupérer son portefeuille en étant nommée secrétait d'Etat mercredi...  

M.B.

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La ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso à l'Assemblée nationale le 18 février 2014
La ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso à l'Assemblée nationale le 18 février 2014 — Eric Feferberg AFP

Ils veulent la peau de Geneviève Fioraso. A la veille de la nomination des secrétaires d’Etat qui viendront compléter l’équipe de Manuel Valls, une pétition qui a recueilli les signatures de 6.000 universitaires s’oppose au retour de l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Il semble en effet que l’ancien membre du gouvernement Ayrault ait bien des chances d’être repêchée au second tour. Selon Le Monde, au moment où Benoît Hamon, nouveau ministre de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche prenait ses fonctions rue de Grenelle, il a lâché cette phrase à Geneviève Fioraso: «C’est une grande fierté pour moi d’être à vos côtés. […] Et je vous dis: non seulement merci beaucoup, mais à bientôt».

» Benoît Hamon, la caution de gauche à l’Education

Une «immense déception»

Une perspective qui n’enchante pas du tout une partie du monde universitaire qui dans la pétition intitulée «Le changement à l’Université et dans la Recherche, c’est maintenant?», fait part selon Les Echos de son «immense déception suscitée par la politique menée depuis deux ans». Ils évoquent le «désastre de la poursuite de la LRU – loi relative aux libertés et responsabilités des universités». Dénonçant, les «effets d’annonce, comme l’avait fait Valérie Pécresse en son temps», ils se disent déçus de «l’alternance».

«Une autre personnalité ne changerait rien»

Pas sûr que cette fronde anti-Fioraso porte au final ses fruits. Selon une source des Echos, le chef de l’Etat estimerait que Geneviève Fioraso a le mérite de n’avoir mis personne dans la rue et d’avoir bien négocié, y compris la dernière loi». Et il se murmurerait à l’Elysée, que «la nomination d’une autre personnalité ne changerait rien». François Hollande a promis jeudi dernier que le budget de la recherche serait «sanctuarisé», soulignant que celle-ci était «une priorité pour la France» et «la clé de sa compétitivité».