Discours de politique générale: L'Assemblée vote la confiance à Valls par 306 voix contre 239... Onze abstentionnistes dans les rangs du PS...

Vincent Vantighem

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Le Premier ministre Manuel Valls, le 2 mars 2014 sur le plateau du 20h de TF1.
Le Premier ministre Manuel Valls, le 2 mars 2014 sur le plateau du 20h de TF1. — PATRICK KOVARIK-POOL/SIPA
19h30: Sur ces dernières infos, ce live est désormais terminé. Merci de nous avoir suivis et à demain pour la suite des réactions au discours de politique générale de Manuel Valls. Bonne soirée.
19h18: Voici la liste des députés PS abstentionnistes: Amirshahi, Chabanne, Carrey-conte, Cherki, Emmanuelli, Dufaud, Guedj, Noguès, Romagnan, Sebaoun et Tallard.
19h10: Les députés PS frondeurs réservés ont voté majoritairement la confiance à Valls. C'est la principale nouvelle de ce vote. Les demandeurs d'un «contrat de majorité avec le gouvernement ont voté majoritairement mardi la confiance, sans cependant approuver toutes les mesures annoncées, ont annoncé plusieurs d'entre d'eux.
«Nous n'avons, majoritairement, pas voulu créer une crise institutionnelle» en provoquant un renversement du gouvernement, a indiqué Laurent Baumel, l'un des animateurs du collectif de la Gauche populaire. Lui-même a voté ce qu'il considère comme une "investiture" du nouveau Premier ministre.
18h51: C'est donc à peine plus que Jean-Marc Ayrault en 2012 qui avait récolté 302 voix avec une vingtaine de députés PS de plus.
18h50: C'est officiel, l'Assemblée nationale a accordé sa confiance au Premier ministre et à son gouvernement. L'Assemblée vote la confiance à Valls par 306 voix contre 239.
18h34: Une dizaine de votes socialistes rétifs à Valls?
D'après les experts du groupe socialiste cités par Bastien Bonnefous, journaliste au Monde, une dizaine de voix socialistes pourraient manquer à Manuel Valls.


18h31: «Tout ça pour ça», déplore Europe Ecologie Les Verts
«Tout ça pour ça? Le discours de politique générale du Premier ministre a confirmé dans ses grands axes le pacte de responsabilité déjà annoncé avant la défaite de la gauche aux élections municipales: des économies massives et dans tous les domaines pour financer des baisses de cotisation dont nul ne peut dire si elles créeront réellement de l’emploi, ou seulement de la dette. Les précédentes expériences nous invitent a la plus grande prudence sur ce type de politique», critique EELV dans un communiqué.
18h17: Claude Bartolone ouvre le vote.
La séance est suspendue. Les députés ont désormais trente minutes pour accorder ou non la confiance à Manuel Valls. Résultat à 19h50.

18h16: Manuel Valls tente de rassembler
Le Premier ministre s'adresse aux députés socialistes qui ont émis des critiques, aux communistes. «Oui, nous pouvons travailler ensemble pour que la France soit forte et juste».
18h08: «Ce n'est pas parce que nous faisons la même chose depuis 30 ans...
... qu'il faut continuer!» Manuel Valls aborde la question de la crise civique. «Je ne suis pas sûr de savoir ce qu'il faut pour corriger cela.»
«Ce que je sais, c'est que nous devons nous unir. Regardons comment les choses se lézardent dans notre société. Je suis marqué par ce sentiment d'abandon, notamment dans les territoires ruraux. Est-ce que vous pouvez nous dire : ''C'est uniquement à cause de la politique menée durant les 22 derniers mois?'' C'est pour ça que je propose de nous engager dans une réforme des territoires.» L'opposition s'emporte, forçant Manuel Valls à interrompre son discours.
18h07: «Je ne suis pas là pour dire que c'est facile»
«La responsabilité est collective car le fossé se creuse entre les Français et les responsables politiques», martèle Manuel Valls qui retrouve un peu de verve.
«Ensemble, essayons de travailler! Discutons, essayons d'avancer. Je ne suis pas naïf, je sais qu'il y a des différences. Mais il y a de la place pour le débat.»
18h05: Valls s'en prend à Jacob...
... qui a dit que François Hollande avait été élu «par défaut». «Je trouve toujours ce genre de propos inacceptables».
«Il y a sept ans, j'avais salué le discours de François Fillon. Cela n'avait pas été compris dans ma famille politique. Nous devons sortir de la caricature...» On entend dans le fond Christian Jacob qui proteste.

18h03: «La réponse n'est pas facile»
«Le Président de la République a décidé de tirer un bon nombre de conséquences. Sur le pouvoir d'achat, sur l'école, sur le chômage. Pour cela, nous n'avons pas d'autres choix que de mettre la France à un certain niveau. Nous devons le faire sur l'industrie, sur la transition énergétique, sur l'école...»
Moins préparé, le second discours de Manuel Valls manque clairement de clarté.
18h01: «Nous sommes là pour tirer les enseignements de la défaite lourde»
«C'est ce qui doit nous honorer, attaque d'emblée Manuel Valls. Il y a beaucoup de souffrance dans le pays. Et elle s'est manifesté essentiellement par l'abstention, traduisant un désamour, un doute, de la colère... Face à cela, il nous faut trouver la réponse. Et le plus lucidement possible.»
18h01: Valls remonte au perchoir.
«Je vais faire une confidence à Jean Lasalle. J'ai failli vous citer. Et je regrette de ne pas l'avoir fait. J'ai lu le parcours que vous avez accompli dans notre pays.»

17h58: Le discours de Valls va dans le «bon sens» pour la CFTC
Pascale Coton, la numéro deux de la CFTC, a estimé mardi que le discours de politique générale du Premier ministre Manuel Valls «va dans le bon sens».
«Pour la CFTC, ce discours va dans le bon sens car après les paroles, les actes commencent à se mettre en place, cela nous paraît positif depuis le temps que nous le demandions», a affirmé Pascale Coton.
17h56: Manuel Valls va reprendre la parole pour répondre
Le Premier ministre va remonter au perchoir pour répondre aux différents groupes qui l'ont interpellé.
17h54: «Vous nous trouverez à vos côtés», assure Bruno Le Roux.
Le patron des députés PS assure que son groupe accorde la confiance à Manuel Valls et explique qu'il les trouvera «à ses côtés» pour mener sa politique.
La parole est à Jean Lasalle, qui représente les non-inscrits. Il a cinq minutes pour donner son point de vue.

17h52: Le président de l'assemblée des départements de France «abasourdi»
Claudy Lebreton, président de l'assemblée des départements de France, s'est dit «abasourdi» et a dénoncé une méthode «brutale», après la proposition de Manuel Valls de supprimer d'ici à 2021 les conseils départementaux, nouvelle appellation des conseils généraux.
17h40 : L'analyse à chaud de la rédaction de «20 Minutes» au discours de Manuel Valls
17h35 : Pour Christine Boutin, Valls ne va pas apaiser la France
17h30 : Les principales annonces de Manuel Valls c'est par ici
17h01: L'extrait vidéo de Valls réclamant la confiance.


16h56 : «Ils n'ont rien compris», assène Mélenchon
Le reniement assumé. Voilà le titre du communiqué de Jean-Luc Mélenchon. «Ils n'ont rien compris!, assène le président du Parti de gauche. Ils continuent de croire qu’une guirlande de bonnes paroles et de nobles intentions suffiront à masquer que «dorénavant, c’est comme auparavant».
Jean-Luc Mélenchon propose de protester encore plus fort en donnant de la voix «dans la rue le 12 avril» et «dans les urnes le 25 mai».
16h40: Le redécoupage des régions fait déjà parler de lui.
A peine annoncé, déjà vivement commenté. La suppression de la moitié des régions à l'horizon 2018 fait déjà beaucoup parlé d'elle sur Twitter. Marc Le Fur, député UMP de Bretagne, pose ainsi déjà ses conditions géographiques.


16h37: La parole est à Roger-Gérard Schwartzenberg.
Il est le patron du groupe Radical, démocrate et républicain. Il approuve le discours de Manuel Valls.
16h35: François Sauvadet (UDI) souhaite «bon courage»
«Nous serons une opposition républicaine, annonce François Sauvadet au nom de l'UDI. Mais, je vais vous le dire clairement: vous êtes la dernière cartouche du président Hollande. Si vous veniez à échouer dans les six prochains mois, il n'y aura pas d'autres solutions que la dissolution de l'Assemblée nationale.»
16h33: Benoist Apparu a compté les minutes
Interrogée par Enora Ollivier, notre journaliste sur place, le député UMP Benoist Apparu a critiqué le discours de Manuel Valls. «Je l'ai trouvé faible et imprécis. J'ai compté exactement 27 minutes avant de rentrer dans le vif du sujet, et derrière, le contenu reste faible. A part rénoncer le pacte de responsabilité, il n'y a rien à se mettre sous la dent.»
16h25: Christian Jacob fait plus court que prévu
On nous annonçait une réponse de Christian Jacob de près d'une heure au discours de politique générale de Manuel Valls. Finalement, le patron des députés UMP a tenu 30 minutes. En résumé : Rien de ce qui a été présenté ne va. «Vous n'avez plus la confiance des Français ni celle des députés UMP».
16h20 : Christian Estrosi taille en pièces le discours de Manuel Valls:
16h15 : Tweet dithyrambique du sucesseur de Valls à la mairie d'Evry
16h05: «Valls a réussi l'examen», dit Patrick Mennucci, député PS:
Réaction à chaud du député PS Patrick Mennucci obtenue de notre envoyée spéciale à l'Assemblée : Manuel Valls «a réussi l'examen.  Il était enthousisamant, il a proposé un agenda, des mesures...»

16h00 : Christian Jacob prend la parole au nom de l'UMP:
Le chef des députés UMP est à la tribune; «La France est en panne sèche, selon lui et la France a été relégué en deuxième division et sa mise sous tutelle ne saurait tardée».

15h48: «Je vous demande le cœur battant de m'accorder votre confiance»
«pour qu'ensemble, cette confiance, nous la rendions aux Français». Applaudissements nourris à l'issue du discours.

15h47: «Soyons fiers d'être Français»
«Je me battrai pour que la France continue à voir plus grand. La France, ce n'est pas le nationalisme obscur. C'est l'arrogance de croire que ce que l'on fait ici vaut pour le reste du monde. Cette arrogance est en fait une immense générosité.»
«Cette France a la même grandeur qu'elle avait dans mon enfance», dit Manuel Valls, citant Jaurès, de Gaulle, Mendès-France. «C'est pourquoi j'ai voulu devenir Français. C'est pourquoi j'ai voulu devenir Premier ministre.»

15h45: «Il faut croire en nous-mêmes!»
«Et en notre jeunesse. Celle de nos quartiers populaires. Nous devons nous adresser à ces jeunes. La France a besoin de cette jeunesse. Je veux dire à ces talents. La France a aussi besoin d'eux.»
15h44: Tous les républicains doivent s'avoir s'écouter.
«Je pense à la réforme pénale, je pense à la famille, je pense à la politique d'immigration et d'asile, je pense aussi à la fin de vie pour laquelle un consensus peut être trouvé.» Le Premier ministre vient de lister tous les projets de réforme sociétaux en cours.
15h42: «Notre pays a du génie»
«Notre cinéma et notre musique sont capables de conquérir le monde», dit Manuel Valls dont l'épouse est violoniste.
La République, c'est «la liberté, la laïcité». «Oui, elle est belle la France. Oui, elle est belle la France», répète Manuel Valls.
15h41: «La réalité, je l'ai décrite»
Le discours touche à sa fin. Manuel Valls parle de confiance. «La confiance est la clé de tout. Je viens la chercher devant vous. Notre pays a de la grandeur. Cette grandeur n'est pas une nostalgie. C'est une ambition qui nous anime de génération en génération.»

15h40: Il évoque maintenant le logement.
«Nous devons relancer la construction. 50 mesures de simplification seront prises sans transiger sur la qualité. Les arrêtés seront publiés avant l'été. Le logement pour tous doit être notre mission, notre priorité...»
15h38: Il faut chérir les enseignants.
«Je veux dire quelques mots sur l'éducation». Le Premier ministre avait déjà martelé ce message lors de son interview sur TF1. «Priorité donnée au primaire, redressement de l'école doit être poursuivi.»
«L'aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme», lâche-t-il provoquant les huées des députés de droite. «93% des communes s'y sont déjà engagées!»
«Menteur», peut on enendre dans l'hémicycle.
15h37: Question de justice, maintenant.
«Il faut redresser la justice». «Nous ferons tout pour que notre pays soit fort, soit juste»

15h36: «Je sais pouvoir compter sur beaucoup de compétence»
«Il y a eu beaucoup de propositions. Maintenant, il va falloir le faire», martèle Manuel Valls. La présence de l'Etat sur le territoire est indispensable. Il faudra l'adapter à la nouvelle donne territoriale définie par le nouveau Premier ministre.
15h35: Une nouvelle carte des régions.
Elle sera établie au 1er janvier 2017. Une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie, sera établie dès 2018.
Clarifier les compétences sera aussi à l'ordre du jour.
Enfin, il veut engager le débat sur l'avenir des conseils départements.
«Je mesure l'ampleur de ces changements»

15h34: Et le millefeuille territorial dans tout ça?
Manuel Valls évoque une réforme en quatre temps inspirée du rapport Raffarin. Il propose de réduire de moitié le nombre de régions dans l'Hexagone.

15h33 : Un discours très dense pour le moment.
Le nouveau Premier ministre prononce un discours dense. En trente minutes, il a salué toutes les forces vives, fait un geste à l'attention des écologistes et pris à bras le corps les sujets du Pacte de responsabilité et les 50 milliards d'économies à réaliser.

15h32: C'est dans la zone Euro que la reprise est la moins vigoureuse.
«Je veux aborder ce sujet très directement. Il appartient à l'Europe d'apporter des réponses concrètes. Il est essentiel de remettre l'UE au coeur de la croissance.»
15h31: Une politique d'austérité? Non. «De sérieux»
«Je suis pour le sérieux budgétaire, pas pour l'austérité, pas pour la remise en cause de notre modèle», lâche Manuel Valls après avoir salué l'attachement des Français aux hôpitaux et aux services publics.
15h29: Comment faire 50 milliards d'économies.
Le déficit est à 4,3% du PIB en 2013. Nous allons poursuivre ce redressement. Je vous propose ce changement de rythme. 50 milliards d'euros d'économies sur trois ans. L'effort sera, doit être partagé par tous. L'Etat et ses agents en prendront la plus grande part. 10 milliards proviendront de l'Assurance maladie. 10 milliards des Collectivités locales. 19 milliards viendront de l'Etat.

15h28: La dette était à 50% du PIB en 2002
En 2007, elle était à 65%. En 2012, elle atteignait 90% de la production nationale. Aujourd'hui, elle représente 30.000 euros pour chaque Français. «C'est innaceptable!»
15h27: Réduire de 30% notre consommation d'énergies fossiles...
... d'ici 2030. La loi sur la transition énergétique sera soumise au Parlement avant l'été. Un geste clair envers les écologistes...

15h26: Il aborde la transition énergétique.
Ségolène Royal est à l'écoute. «La transition énergétique renforce notre compétitivité», lâche Manuel Valls. La France accueillera, fin 2015, la grande conférence sur le climat.
15h24: 500 euros pour les Smicards
Le Premier ministre rappelle les obligations d'emplois. «Les négociations doivent débuter dès la semaine prochaine. La conférence sociale, cet été, doit permettre de mesurer l'impact de ces négociations.»
Dès le 1er janvier 2015, les cotisations patronales seront baissées pour permettre aux salariés payés au SMIC de toucher 500 euros en plus par an. C'est la moitié d'un treizième mois.

15h25: Annonces sur les impôts
Contribution sociale de solidarité des sociétés. Elle sera supprimée en trois ans. Cela représente un milliard dès 2015. La surtaxe sur l'impôt des sociétés sera supprimée. Le taux normal de cet impôt sera abaissé de 28% d'ici à 2020.
Plusieurs dizaines de petites taxes seront supprimées.
15h22: Pour les salaires
Les cotisations famille seront abaissées de 1,8 point au 1er janvier 2016 pour les salaires allant jusqu'à 3,5 fois le SMIC. Voilà l'effort de l'Etat. 30 Milliards de baisses du coût du travail.
15h20: Rien ne peut se faire sans le Parlement.
Manuel Valls présente donc le détail du pacte. D'abord, il y a le coût du travail. Il doit baisser. C'est un des leviers de la compétitivité. Nous porterons les allégements du coût du travail à 30 milliards d'ici à 2016.
Au niveau du SMIC, les cotisations patronales à l'Urssaf seront supprimées au 1er janvier 2015. Voilà la véritable révolution. Première annonce!

15h18: Il engage la confiance sur le pacte de responsabilité
L'idée du pacte de responsabilité est simple : «chacun doit s'engager pour l'emploi. Les divergences d'intérêts existent. Il faut les dépasser. C'est ça la modernité. Il faut donner corps à ce pacte. Le Président avait indiqué le 14 janvier que le gouvernement engegerait sa responsabilité sur ce pacte. C'est ce que je fais devant vous.»
Il y aura d'autres votes, d'autres débats. Au début de l'été, un projet de finances rectificative.
15h17: «Nous avons besoin de nos entreprises».
Le Premier ministre salue les commerçants, les PME, les PMI, les artisans, les entreprises. «Soutenir les entreprises, c'est soutenir l'emploi, les investissements. Alors, oui, nous agirons pour soutenir les entreprises, améliorer le fonctionnement du marché du travail et favoriser le dialogue social à tous les niveaux...»
15h16: Place au fond, place au pacte de responsabilité
«La politique de l'emploi en direction des jeunes a eu des résultats. Mais cela ne suffit pas. Un jeune sur cinq est condamné au chômage. La croissance se stimule. Avec pragmatisme. Sans croissance, pas de confiance. Et sans confiance, pas de croissante.»

15h15: «Nous devons aller à l'essentiel...
...et l'essentiel, c'est la France. Nous devons rendre la force économique. Il faut produire en France pour faire reculer le chômage. C'est le but du pacte de responsabilité.»
15h13: Je veux travailler avec les socialistes, les radicaux mais aussi avec les écologistes.
«Je n'ai pas d'adversaire à gauche, assure le Premier ministre. Gouverner, c'est entendre la représentation nationale et donc l'opposition qui vient de remporter les élections municipales. Elle a, elle aussi, des responsabilités. Je veux l'écouter.» Il propose aux patrons des groupes UMP et UDI de le rencontrer dès la semaine prochaine «s'ils le souhaitent bien évidemment».

15h12: Hommage à Borloo
Manuel Valls souhaite au passage un «bon rétablissement» à Jean-Louis Borloo qui a annoncé son retrait de la vie politique ce week-end.

15h11: Il évoque maintenant la diplomatie et aux armées.
«Je veux rendre hommage à nos soldats engagés au Mali et en Centrafrique. Je n'accepte pas les accusations injustes, indignes qui pourraient penser que la France aurait pu être complice d'un génocide au Rwanda.» Réponse à Paul Kagamé, président du Rwanda.
15h10: Pas encore d'annonce.
En dix minutes, Manuel Valls n'a pas encore lâché la moindre annonce. Il évoque maintenant la «fracture numérique». Rappelons que son discours est censé durer 45 minutes.
15h09: «La première chose que je dois aux Français, c'est l'efficacité».
«Le seconde chose, c'est la sincérité. Je crois que nous n'avons pas donné assez de sens aux efforts et aux sacrifices que les Français consentent depuis des années.» Manuel Valls prend un ton plus grave.

15h08: Passage sur la délinquance
Le Premier ministre évoque le terrorisme, la délinquance, l'augmentation des cambriolages. L'ancien ministre de l'Intérieur sait de quoi il parle. Pendant son discours, plusieurs députés de droite le conspuent. Mais le nouveau Premier ministre ne semble pas affecté. Et il poursuit son discours «volontariste».

15h07: «La tentation du repli devient plus grande»
Manuel Valls ne se voile pas la face. Pour le moment, il dépeint un tableau noir de la France. «Il faut combattre les violences», assure-t-il après avoir évoqué l'antisemitisme. Applaudissements dans l'Assemblée nationale.

15h05: «La réalité est là. Il faut la regarder».
Le Premier ministre évoque les retraités, les salariés précaires, les ouvriers, les patrons de PME, les artisans, les commerçants, les agriculteurs. Manuel Valls dit avoir vu «ses visages serrés, ses gorges nouées».
«Peu de Français se disent à l'abri. Voilà la peur lancinante du déclassement. Mais la crise économique et sociale n'explique pas la crise de confiance.»

15h03: «Je me présente pour ouvrir une nouvelle étape du quinquennat»
«Je veux rendre hommage à Jean-Marc Ayrault», poursuit Manuel Valls. Applaudissements dans les rangs de la gauche. «J'étais fier d'être son ministre de l'Intérieur». Manuel Valls fait référence à Pierre Mendès-France. «Son mot d'ordre était : dire la vérité. Je dois la vérité aux Français.»

15h01: Manuel Valls prend la parole.
«Trop de souffrance, pas assez d'espérance, telle est la situation de la France, attaque Manuel Valls. Les Français attendent beaucoup de nous. Mon devoir est de se hisser à la hauteur de leurs espérances. Par leur vote, ils ont dis leurs doute, leur mécontentement et parfois leur colère. Ils ont dit leur peur de l'avenir. Et puis il y a aussi cette exaspération quand, à la feuille de paye trop faible, s'ajoute la feuille d'impôts trop lourde.» Premiers remous dans les rangs de la droite.


15h00: Claude Bartolone ouvre la séance.
Les députés se lèvent et applaudissent chaleureusement. «La séance est ouverte, annonce le président de l'Assemblée. La parole est à M. le Premier ministre.»

14h59: Claude Bartolone monte au perchoir.
Pendant ce temps-là. Manuel Valls a l'air un peu tendu sur son banc.

14h57: Manuel Valls a fait son entrée dans l'hémicycle.
Le Premier ministre s'est assis à côté de Ségolène Royal.


14h51: Quelles «contorsions» en direction de l'aile gauche
Pendant ce temps-là, Enora Ollivier, notre journaliste politique arpente déjà la célèbre salle des 4 Colonnes. Elle vient d'y croiser Philippe Gosselin qui attend de voir quelles «contorsions Manuel Valls va faire en direction de Jérôme Guedj et Christian Paul» membres de l'aile gauche du PS et déjà critiques envers le nouveau gouvernement.

Il reste quelques minutes à Manuel Valls pour lire notre article ici et les conseils pour réussir ce discours.
14h49: Ségolène Royal a pris place sur le banc des ministres.
Après sept années d'absence, Ségolène Royal a été la seconde ministre, après Aurélie Filipetti, à prendre place sur le banc qui lui est réservée. Tout sourire...


14h43: «Ornithorynque» dans le discours?
@Babiroussa nous demande, dans les commentaires, si la plume de Manuel Valls aurait pu glisser un mot incongru dans le discours. Comme à la belle époque de la «Nouvelle Star» où André Manoukian s'amusait avec Libération.
Impossible de répondre à cette question pour l'instant. On en reparle à 15h45, heure estimée de la fin du discours.

14h41: Pendant ce temps là, au jeu des Secrétaires d'Etat...
... les pronostics vont bon train. Razzie Hamadi, Clotilde Valter et même Denis Baupin, qui a manifestement sa désapprobation par rapport à la sortie des écologistes du gouvernement, pourraient hériter d'un maroquin.


14h36: A quoi sert le discours?
@ecmo nous demande dans les commentaires «à quoi sert ce discours alors que tous les groupes ont déjà annoncé leur consignes de vote?»
Lors de ce discours, Manuel Valls doit dévoiler les grandes lignes de la politique qu'il va mener à la tête de ce nouveau gouvernement. Mais il est vrai que les différents groupes -dont certains ont pu s'entretenir avec le nouveau Premier ministre- ont déjà donné leur consigne. A l'exception notable de l'UMP Frédéric Lefebvre qui a annoncé qu'il prendra sa décision après avoir écouté Manuel Valls.

En attendant le discours, n'hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires ci-dessous.

14h31: Pour l'instant, l'hémicycle est vide
Journaliste politique pour Le Point, Charlotte Chaffajon publie sur son compte Twitter une photo de l'hémicycle de l'Assemblée nationale bien vide pour le moment.


14h05: Les députés UMP voteront «à l’unanimité» contre la confiance
«Il y a une position unanime du groupe», a déclaré Christian Jacob, le chef des députés UMP, en conférence de presse. L'élu a critiqué «l'incapacité à trancher ou plutôt» la recherche de la «synthèse permanente» pratiquée selon lui par François Hollande dans son action politique. «Les objectifs qui ont été donnés par le président de la République ne nous rassurent en aucun point et donc j'imagine que, de toute façon, le discours du Premier ministre sera dans la ligne de celui du président de la République», a ajouté le président du groupe UMP qui a promis de «belles réjouissances» au moment des discussions budgétaires.

 
13h55: L’UDI Jean-Christophe Lagarde moque le «cinéma atterrant» des députés PS
Jean-Christophe Lagarde (UDI) a ironisé sur «le cinéma atterrant» des députés PS qui voteront la confiance au gouvernement Valls massivement, selon lui. Le porte-parole des députés UDI a confirmé que son groupe ne voterait pas la confiance «car nous n'avons pas confiance», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à l'Assemblée.  «Il n'y a aucune inflexion», a-t-il affirmé, «si ce n'est de quoi faire semblant vis-à-vis des députés socialistes», «qui eux-mêmes font semblant de pouvoir menacer le gouvernement.» «La réalité c'est que pas un seul d'entre eux ne manquera à l'appel pour une raison simple: chaque député PS ne peut avoir qu'une terreur c'est la dissolution de l'Assemblée nationale...»
13h10 : Une très large majorité des députés écologistes votera la confiance:
C'est ce que vient d'annoncer François de Rugy, le coprésident du groupe Europe Ecologie-Les Verts à l’Assemblée nationale. Dans le groupe, il devrait y avoir 10 votes pour et 5 abstentions. «Nous sommes tous attentifs et vigilants, nous attendons que Manuel Valls marque une inflexion», a poursuivi François de Rugy.

Dans un entretien accordé la semaine dernière à 20 Minutes, il estimait  que l'absence des Verts au gouvernement était «une décision incompréhensible, qui laissera des traces».

12h45 :Valls prévoit un budget rectificatif 2014 avant l'été
Manuel Valls, a annoncé ce matin aux députés socialistes qu'il présenterait un budget rectificatif pour 2014 avant l'été, selon plusieurs d'entre eux. Ce projet de loi de finances rectificative (appelé aussi collectif budgétaire) interviendrait en juin, selon François Loncle, tandis qu'Elisabeth Guigou a parlé d'une présentation «avant l'été».

Le budget rectificatif s'intègrera dans le dispositif du pacte de responsabilité, dont Manuel Valls dévoilera des «éléments forts et précis» lors de sa déclaration, et concernera aussi les économies à opérer dans les finances publiques, selon le rapporteur général du Budget, Christian Eckert.
Le Pacte de responsabilité porte sur une baisse du coût du travail proposée début 2014 aux entreprises par le président François Hollande. Il sera complété par un pacte de «solidarité» destiné à donner un peu de pouvoir d'achat aux Français, via sans doute une baisse des cotisations sur les bas salaires compensée par une suppression de la Prime pour l'emploi (PPE).
Manuel Valls est aussi attendu, notamment par l'opposition, sur le détail des 50 milliards d'euros d'économies promises d'ici à 2017 sur les budgets de l'Etat (17 mds EUR), de la Sécurité sociale (23 mds) et des collectivités (10 mds).
12h35: Valls aura réussi son discours «si, spontanément, les députés PS se lèvent»
«Il aura réussi si, spontanément, les députés PS se lèvent, ce que Jean-Marc Ayrault n’a jamais réussi à faire. Quand on se levait, c’était par devoir…», indique au Parisien un député socialiste «ami» de Manuel Valls au sujet du discours de politique générale du Premier ministre.
12h22: Manuel Valls part de l'Assemblée
Il y reviendra pour son discours de politique générale, à 15h. Le Premier ministre a assisté à la réunion de groupe des députés socialistes, dont certains réclament un «contrat de majorité».


11h54: Le Front de gauche votera contre la confiance à Manuel Valls
«C'est un vote unanime d'opposition contre des orientations politiques», a expliqué
le président du groupe GDR André Chassaigne. En 2012, lors de la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault, les élus du Front de gauche s'étaient abstenus. En revanche, deux députés d'Outre Mer appartenant à ce même groupe voteront pour.

11h22: Manuel Valls participe à présent à la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée
Et les députés socialistes sont venus en nombre, selon l'élu du Cher Yann Galut.

11h12: Le discours de Manuel Valls doit durer 45 minutes
L'Assemblée nationale a publié sur Twitter les temps prévus pour les interventions de l'après-midi:

En langage courant, cela signifie que: le discours du Premier ministre doit durer 45 minutes, et que les explications de vote dureront 55 minutes pour le groupe UMP, 15 minutes pour l'UDI, 15 minutes pour les écologistes, 15 minutes pour les radicaux, 15 minutes pour les communistes, 35 minutes pour les socialistes, 5 minutes pour les non-inscrits.

Et les résultats du vote de confiance ne seront connus qu'à partir de 19h15

11h: Manuel Valls a ce matin participé à la conférence des présidents à l'Assemblée
Cette réunion, en présence notamment du président de l'Assemblée nationale, des présidents des groupes politiques, des vice-présidents et présidents de commissions permanentes, fixe l'ordre du jour. La présence du Premier ministre à cette conférence est plutôt inahbituelle.

10h55: Noël Mamère va s’abstenir lors de la question de confiance

 «Je m'abstiendrai, comme une partie de mes collègues députés», a déclaré Noël Mamère, qui a quitté Europe Écologie-Les Verts mais fait toujours partie du groupe écologiste au Palais Bourbon. «Il n'y a vraiment rien de changé sous le ciel du gouvernement. On a changé de Premier ministre, c'est un remake d'un gouvernement de 1992 avec des gens qui étaient déjà là il y a plus de vingt ans, avec un président de la République et un Premier ministre qui n'ont rien annoncé de neuf, qui n'ont pas réellement changé le cap si ce n'est l'ajout au dernier moment, pour faire bonne mesure, le pacte de solidarité dont on ne connaît pas très bien le contenu», a regretté le député-maire de Bègles .
10h45: A titre personnel, Pierre Laurent aurait voté contre la confiance
Le secrétaire national du PCF, également sénateur de Paris, invité de #DirectPolitique, l'émission de 20minutes.fr, Ouest-France.fr et Linternaute.com, a indiqué ce mardi qu'«à titre personnel, il aurait voté contre la confiance» à Manuel Valls. Le discours de politique générale du Premier ministre sera lu au Sénat par Laurent Fabius mais ne sera pas suivi d'un vote.

10h42: Manuel Valls rend visite aux députés EELV à l'Assemblée
Va-t-il les convaincre de lui accorder leur confiance? Les députés EELV doivent décider ce matin s'ils s'abstiennent ou votent la confiance à Manuel Valls. Divisés sur le sujet, les parlementaires pourraient ne pas trouver une position commune.

10h38: «Il faut redonner confiance au pays», dit un Valls «serein et déterminé»
«Il faut redonner confiance au pays», a indiqué le Premier ministre à l'Assemblée, jugeant que le vote de l'après-midi «porte bien son nom». «Je suis serein, déterminé, parce que le gouvernement est attaché à répondre aux attentes des Français, et suivre la feuille de route déterminée par le président de la République».









10h35: Manuel Valls arrive à l’Assemblée avec «beaucoup de détermination»
Manuel Valls aborde la journée de mardi avec «beaucoup de sérénité, beaucoup de détermination», a-t-il déclaré à son arrivée à l'Assemblée nationale. Interrogé par les journalistes, présents en nombre, sur son état d'esprit à quelques heures de son discours de politique générale, Manuel Valls a lancé ces quelques mots sur le perron de l'Hôtel de Lassay, la résidence du président (PS) de l'Assemblée, Claude Bartolone, après avoir enfilé sa veste en sortant de sa voiture de fonction.
10h10: «Clarté, précision, souffle»: En 2002, Manuel Valls donnait des conseils avant le discours de politique générale de Raffarin
En 2002, avant le discours de politique générale de Jean-Pierre Raffarin, le député PS Manuel Valls donnait sur France Inter quelques conseils issus de son expérience: conseiller de Lionel Jospin, il avait participé à l'élaboration de la déclaration du Premier ministre en 1997.
«C'est un exercice difficile», explique Manuel Valls dans cette archive diffusée ce mardi matin sur France Inter, «il faut de la clarté, du souffle, de l'entraînement. Une capacité aussi de réplique aux lazzi, aux quolibets de l'opposition. Il faut en imposer». Des conseils que celui qui 12 ans après va se retrouver à la tribune ne manquera pas de suivre.



10h: La patronne des Verts «ne sait pas» ce que vont voter les députés EELV
Emmanuelle Cosse a indiqué sur BFMTV que les parlementaires, divisés sur la question du vote de confiance à Manuel Valls, allaient «avoir une discussion ce matin».
«Je souhaite que nos députés puissent avoir une position unie», a-t-elle poursuivi, «c'est mon voeu».








9h35: Bruno Le Roux prédit «une confiance quasi unanime» du groupe PS à Valls

Les députés socialistes «savent qu'ils sont aujourd'hui condamnés à réussir pour la France», a déclaré le patron des députés PS sur Europe 1. L'appel d'une centaine de députés PS à un contrat de majorité avec réorientation politique ? «Il n'y avait pas de provocation dans le texte», a relevé Bruno Le Roux. «Il y aura une confiance qui sera accordée de façon très majoritaire, voire quasi-unanime par le groupe socialiste», a assuré le proche du chef de l'Etat. Pour lui, les Français «attendent une unité qui permette de mener une politique».
9h30: Valls «incarne une forme d'autorité» selon Valérie Pécresse «J'attends une clarification sur le fond: est-ce que Manuel Valls sera l'homme de l'autorité ou est-ce qu'il gardera, avec Christiane Taubira, le laxisme en matière de sécurité? Est-ce qu'il sera l'homme de la réduction des déficits ou des nouvelles dépenses? Est-ce qu'il va réussir à baisser les impôts?», s'est interrogée la députée UMP des Yvelines.

9h25: Valls va «prononcer un discours de méthode», selon Urvoas
«Il va faire un discours de méthode», a déclaré sur RFI le député PS Jean-Jacques Urvoas. Le nouveau chef de gouvernement «est là non pour changer d'orientation - c'est la responsabilité du président - mais pour changer le tempo». Ce discours, le président de la commission des lois ne le souhaite pas très long : «Son travail, c'est de hiérarchiser les priorités. Or, quand on fait un discours long, on arase, tout est un peu identique, tout se vaut». Il faut «se concentrer d'abord sur le domaine économique et social, évidemment les économies de 50 milliards d'euros. Je n'ai pas envie de l'entendre sur la totalité des sujets, il n'est pas ministre de tout», a-t-il encore noté.



9h20: Pour Nicolas Hulot, Valls doit «lier économie et écologie»

«J'espère qu'on va lier économie et écologie», a déclaré sur France Info l'envoyé spécial du président François Hollande pour la préservation de la planète. «Il faut conditionner toutes nos aides, nos investissements, nos subventions, le pacte de responsabilité pour rentrer dans l'économie du XXIe siècle, pour faire face aux enjeux écologiques», a-t-il ajouté.
9h15: Michel Rocard trouve «un peu fou» que le gouvernement ait été constitué en «moins de 24h»
«J'ai trouvé fou de faire un gouvernement en moins de vingt-quatre heures. La plupart des démocraties sérieuses mettent au moins une semaine», a déclaré l’ancien Premier ministre Michel Rocard sur Europe 1. «Le discours de lancement d'une action primo-ministérielle pour deux trois ans - j'espère - mériterait un peu plus de temps. Mais ce sont les moeurs d'aujourd'hui, on n'a plus le temps», a poursuivi l’ex-chef du gouvernement (1988-1991).
«La réussite d'un discours de politique générale d'un Premier ministre se joue sur quelques phrases et quelques passages et pas sur le discours tout entier. Mais les gouvernements d'aujourd'hui sont interdits d'effet de surprise parce que vous (les médias, NDLR) êtes trop nombreux sur la place de Paris, vous êtes partout et par conséquent vous voulez tout savoir avant», a estimé Michel Rocard.



9h10. Aucun prédécesseur de Valls «n'a été aussi contesté dès sa nomination», tacle Guaino

Selon le député UMP des Yvelines, le Premier ministre a décidé de poser la question de confiance «à un moment où ça ne s'imposait pas». C'est «une espèce de défi lancé à sa majorité pour dire "regardez comment ils sont obligés de me suivre"; une erreur pour nos institutions», affirme-t-il sur LCI et Radio Classique. «Aucun Premier ministre de la Ve république n'a jamais, depuis le début de la Ve république, été aussi contesté dès sa nomination. C'est du jamais vu», juge Henri Guaino.

8h42 : Manuel Valls veut faire un discours qui soit aussi «personnel»

Sans surprise, le Premier ministre a rappelé hier à i>Télé que dans son discours de politique générale, «[sa] personnalité, [son] énergie sont au service de la feuille de route indiquée par le président». A la tribune, «il faut que chacun, parlementaires et Français, ressentent bien ma conviction et ma volonté de répondre à leur attente».
«Le monde a tellement changé, si on ne veut pas décrocher dans un monde qui bouge beaucoup, il faut agir vite, et en même temps en menant une politique économique et sociale dont le socle c'est la justice sociale. Il est là le chemin de crête».

8h04 : «Rien n'a fuité»

«Rien n'a fuité auprès des ministres», assure France Inter. Y compris la durée du discours. Pour garder le secret, le discours de Manuel Valls a été rédigé «à l'ancienne, au stylo sur une feuille», et transmis seulement hier à l'Elysée.
7h52 : Philippe Tesson voit en lui un potentiel Tony Blair

Dans Le Point, Philippe Tesson estime que Manuel Valls «a le choix entre deux hypothèses : une révision déchirante de la politique menée depuis deux ans par le couple Hollande-Ayrault, ou bien le compromis entre cette solution audacieuse et la pérennisation boiteuse des fantasmes de la vieille gauche». Pour lui, «la chance de Valls», c'est qu'«il pourrait demain gouverner à droite, il pourrait être à la France ce que Blair fut à l'Angleterre.»
7h44: Alain Juppé se souvient d'avoir «beaucoup souffert»

L'ancien Premier ministre et actuel maire de Bordeaux se souvient de l'exercice périlleux que représente le discours de politique générale. «Moi, j'ai beaucoup souffert pour rédiger mon discours de politique générale, ce n'est pas le meilleur discours que j'ai fait», a-t-il reconnu sur Europe 1.
Il explique: «C'est très difficile à préparer, d'abord parce que le calendrier est très resserré. On a peu de temps, et en même temps, on a beaucoup de choses à dire. Tous les ministres souhaitent qu'on évoque leur domaine de compétence et il faut choisir parce qu'on ne peut pas parler pendant deux heures». Le secret : «Il faut arriver à synthétise
r, à donner des axes forts, à donner un élan dans le discours, à emporter aussi l'Assemblée nationale».
7h41: Sud Ouest décrit la «quadrature du cercle» à laquelle Valls est confronté

Le quotidien régional Sud Ouest estime que «Manuel Valls marchera sur une corde raide, non seulement cet après-midi, mais tout au long des mois qui viennent», car «son équation politique relève de la quadrature du cercle. Sa feuille de route est prête depuis trois mois : c'est François Hollande qui l'a écrite lorsqu'il a annoncé le pacte de responsabilité. Mais il n'a pas la majorité pour faire appliquer ce pacte et les économies budgétaires qui vont avec. Sauf à négocier un accord avec les centristes qui scellerait sans doute la fracture au sein du PS.»
7h36: Libération estime que c'est sa «crédibilité politique qui est en jeu»

Libération rappelle que le Premier ministre «doit parler, aux députés de son camp qui doutent de ses engagements,mais surtout à ce peuple de gauche qui s'est détourné des urnes lors desmunicipales et a parfois flirté avec le Front national». Manuel Valls «a aussi la responsabilité d'expliquer avec franchise et clarté comment il entend faire les 50 milliards d'euros d'économies promis par François Hollande [...]. Selon le quotidien, «davantage que la réussite de son grand oral, c'est sa crédibilité politique qui est en jeu».
7h30: Le Figaro appelle Manuel Valls a «rester lui-même»

Dans la presse, Le Figaro conseille à Manuel Valls de «rester lui-même». «Puisqu'il a maintes fois prouvé dans le passé qu'il était social-libéral, on n'attend pas de lui qu'il dilue soudainement ses convictions pour séduire telle ou telle sous-chapelle du Parti socialiste.»

Le nouveau Premier ministre Manuel Valls va vivre son baptême du feu en prononçant son très attendu discours de politique générale. Il posera dans la foulée la question de confiance à l'Assemblée nationale. La partie n'est pas gagné: la majorité est circonspecte et l'opposition attend une clarification de la politique économique du gouvernement.