56% des Français pensent que l'absence des Verts au gouvernement est «une bonne chose»

SONDAGE Pour 69% des personnes interrogées, le nouveau gouvernement mènera «la même politique» que le précédent…

avec AFP

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Passation de pouvoir au ministère du Logement et de l'Égalité des Territoires entre Cécile Duflot (à gauche) et Sylvia Pinel, le 2 avril 2014.
Passation de pouvoir au ministère du Logement et de l'Égalité des Territoires entre Cécile Duflot (à gauche) et Sylvia Pinel, le 2 avril 2014. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Un peu plus d'un Français sur deux (56%) pense que l'absence de ministres Verts au gouvernement, est «une bonne chose», selon un sondage BVA-I>télé-CQFD et le Parisien/Aujourd'hui-en-France publié samedi, le jour du conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Dans ce même sondage, 69% des personnes interrogées pensent que le nouveau gouvernement mènera «la même politique» que le précédent, 26% estiment qu'il mènera une «meilleure politique, 4% «une moins bonne».

Pour 56% des personnes interrogées, l'absence de ministres Verts au gouvernement est plutôt «une bonne chose», 40% la considère comme «une mauvaise chose». Pour les sympathisants écologistes, seulement 14% estiment que la sortie du gouvernement est une «bonne chose». 85% pensent l'inverse.

Les Français «las des incessantes critiques portées par les écologistes contre les socialistes»

«Nos récents sondages nous ont montré combien les Français étaient las des incessantes critiques portées par les écologistes contre les socialistes», relève Céline Bracq, directrice de BVA opinion, dans le journal. Chez les électeurs socialistes, 50% considèrent que cette sortie est «une bonne chose» mais 47% sont «d'un avis contraire», précise le quotidien.

Les ministres EELV sortants Cécile Duflot et Pascal Canfin ont annoncé lundi ne pas vouloir participer au nouveau gouvernement tandis que la numéro un du parti, Emmanuelle Cosse, réclame «des clarifications» de Manuel Valls sur «l'orientation du nouveau gouvernement» avant de décider de lui apporter ou non son soutien.

Sondage réalisé les 3 et 4 avril par internet, auprès chantillon de 1025 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.