Marylise Lebranchu reste pour mener à bien la phase 3 de la décentralisation...

PORTRAIT La ministre se maintient à la tête du ministère de la Réforme de l'Etat...

Oihana Gabriel
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Marylise Lebranchu est restée ministre de la Réforme de l'Etat
Marylise Lebranchu est restée ministre de la Réforme de l'Etat — LCHAM/SIPA

Marylise Lebranchu a sauvé sa place dans ce gouvernement resserré de seize ministres. Elle garde donc le ministère de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, qu’elle dirige depuis mai 2012.

Cette députée de 67 ans, née à Loudéac (Côtes-d’Armor), est une proche de Martine Aubry et Lionel Jospin. Elle débute sa carrière à Morlaix (Bretagne), où elle est conseillère municipale de 1983 à 1995, puis maire.

Ministre sous Jospin

Elle a fait partie du gouvernement de Lionel Jospin tout d’abord comme secrétaire d’État aux PME, au commerce, à l’artisanat et à la consommation de 1997 à 2000, pour ensuite devenir Garde des Sceaux de 2000 à 2002. Après l’échec de la gauche aux élections présidentielles de 2002, cette socialiste revient dans la Bretagne natale, où elle est députée depuis 1997. Lors des élections législatives de juin 2001, elle est réélue le 16 juin 2002. Et enchaîne avec un troisième mandat en 2007.

La députée veut la tête du groupe socialiste à l’Assemblée, mais elle n’arrive pas à arracher ce poste à Bernard Accoyer qui la devant d’une centaine de voix. Mais elle devient, le 27 juin 2007 questeur, succédant ainsi à Didier Migaud. Lors des élections législatives en juin 2012, elle est largement réélue dans la 4e circonscription du Finistère, avec 61,11 % des voix. Elle est membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

La ministre mène un gros chantier mis en avant par François Hollande lors de son discours en janvier: un projet de loi sur la décentralisation qui devait être présenté début avril, en conseil des ministres, un nouveau projet de loi sur la décentralisation qui pourrait être examiné au Parlement en juillet. Elle pourra donc poursuivre sa mission pour piloter la phase 3 de la décentralisation avec notamment les questions de création des métropoles, de réforme des intercommunalités, et l’éventuelle disparition de certains départements notamment de la petite couronne en Ile-de-France.