Remaniement: La valse des ministres a commencé

POLITIQUE Manuel Valls nommé à Matignon, petit tour des différentes rumeurs concernant la composition du futur gouvernement...

Maud Pierron

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 François Hollande et Manuel Valls le 8 janvier 2013 à Paris.
 François Hollande et Manuel Valls le 8 janvier 2013 à Paris. —

Au lendemain de sa nomination, Manuel Valls va consulter toute la journée de mardi pour former son futur gouvernement. Rappelons que c’est le Premier ministre qui fait son gouvernement, et François Hollande qui valide. Sa feuille de route, donnée par François Hollande lundi soir, est de composer une équipe ressérée, qui sera annoncée mercredi matin. 20 Minutes fait le point sur ceux qui sont susceptibles de partir, de rester mais aussi d’arriver au gouvernement.

Les arrivants

Tous les pronostics donnent l’arrivée de Ségolène Royal dans le nouveau gouvernement mais, selon les sources, à des places différentes, soit à la Justice, soit à l’Ecologie, mais plus souvent dans un grand ministère de la Jeunesse et de l’Education. Pour l’Intérieur, deux personnalités émergent: soit Jean-Jacques Urvoas, ce qui serait un choix de Manuel Valls, soit François Rebsamen, qui serait là un choix de François Hollande. On parle beaucoup de Bertrand Delanoë, notamment à la Justice, mais celui-ci se montrerait rétif. Et pour compenser le départ de la radicale Sylvia Pinel, le patron du PRG Jean-Michel Baylet pourrait faire son entrée au gouvernement, à la Décentralisation. Il y a aussi l'inconnue des écologistes: participeront-ils ou non à ce nouveau gouvernement? Barbara Pompili est en tout cas citée parmi les possibles arrivantes.

Les partants

A priori, Vincent Peillon à l’Education n’a pas vraiment convaincu. Son départ était déjà programmé puisque le ministre a été investi tête de liste dans le Sud-Est pour les élections européennes. Christiane Taubira, qui s’est notamment accrochée avec Manuel Valls sur la réforme pénale, ne devrait pas rester non plus. A la tête du ministère de l’Economie, Pierre Moscovici pourrait payer les différents couacs qui ont émané de Bercy en 20 mois. Les écologistes Cécile Duflot et Pascal Canfin ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne seraient pas de l’aventure.  Dans le viseur également, beaucoup de femmes: Marylise Lebranchu (Décentralisation et fonction publique), Sylvia Pinel (Artisanat et Commerce), Hélène Conway (Français de l’étranger), Yamina Benguigui (Francophonie), Nicole Bricq (Commerce extérieur) sont annoncées partantes. Un coup dur pour la parité? En tout cas le royaliste Guillaume Garot (Agroalimentaire) et l’aubryste François Lamy (Ville) sont aussi annoncés sur le départ.

Les confortés

Ils ont topé avec le favori des sondages, ils devraient donc rester: Benoît Hamon et Arnaud Montebourg devraient faire partie des piliers du nouveau gouvernement. Les deux hommes, représentants chacun à leur manière une partie de l’aile gauche du PS devraient même être promus. Benoît Hamon, qui était ministre délégué à l’Economie solidaire, pourrait passer à l’Education (sous la tutelle de Royal) et Arnaud Montebourg pourrait voir ses prérogatives élargies, à la tête d’un grand ministère de l’Industrie. Et il y a ceux qui ont donné satisfaction et qui devraient être reconduits: Laurent Fabius au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian à la Défense, Bernard Cazeneuve au Budget. Marisol Touraine pourrait obtenir un ministère plus prestigieux que la Santé, tout comme Najat Vallaud-Belkacem, ministre déléguée au droit des femmes. Et puis il y a la garde rapprochée de Hollande: Michel Sapin, actuellement au Travail, pourrait prendre un autre ministère d’importance ainsi que  Stéphane Le Foll... à moins que ce dernier atterrisse à Solferino, pour remplacer Harlem Désir à la tête du PS.