Assemblée nationale: Avec le départ de Cécile Duflot, la majorité absolue du PS fragilisée

POLITIQUE Désormais, tout ne tiendra qu’à une voix...

Maud Pierron

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  									Cécile Duflot en visite à Mantes La Ville (Yvelines) le 17 février 2014.
Cécile Duflot en visite à Mantes La Ville (Yvelines) le 17 février 2014. — ISA HARSIN/SIPA

Lentement mais sûrement, la majorité absolue (289 voix) du groupe PS à l’Assemblée nationale s’effrite. De très confortable en juin 2012, avec 297 élus, la marge de la majorité s’est incroyablement réduite en moins de deux ans à 291 élus, au gré d’une litanie de défaites lors d’élections partielles. Et dans un mois, le groupe PS et apparentés va encore perdre une voix puisqu’en annonçant son départ du gouvernement, Cécile Duflot a dans la foulée annoncé son retour sur les bancs de l’Assemblée. Comme prévu par la loi, l’ex-ministre du Logement va récupérer son siège occupé jusque-là par sa suppléante, la socialiste Danièle Hoffman-Rispal.

Soutien sans participation?

Le groupe PS et apparentés ne comptera donc plus que 290 membres, soit un seul de plus que la majorité absolue. Les écologistes étofferont de leur côté leur groupe d’un membre, passant à 18 députés. Pas très rassurant pour le gouvernement alors que l’aile gauche du PS se fait de plus en plus remuante et qu’elle montre une hostilité prononcée face au nouveau Premier ministre Manuel Valls. Le nouveau Premier ministre aura donc tout intérêt à travailler en amont ses désaccords avec ces députés de l’aile gauche pour éviter de voir un de ses textes mis en minorité.

Les écologistes pourraient eux réactiver une vieille pratique instaurée par les communistes avec leurs alliés communistes, celle du «soutien sans participation». De fait, ce serait alors un vote au cas par cas.