Municipales 2014: Vers un changement de Premier ministre?

POLITIQUE Après la claque infligée à la gauche au premier tour des municipales, l’hypothèse d’un remaniement ministériel tourne en boucle…

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-Marc Ayrault le 23 mars 2014 à Matignon à Paris
Jean-Marc Ayrault le 23 mars 2014 à Matignon à Paris — Thomas Samson AFP

Après le revers infligé à la gauche au premier tour des élections municipales, les spéculations sur le départ du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, abonné aux cotes de popularité calamiteuses, sont relancées. Un changement de tête au sommet du pouvoir qui semble attendu par une majorité de Français: Selon un sondage Ifop-SAS pour 20 Minutes et iTélé publié ce mardi, 76% des personnes sondées sont favorables à un remaniement, tandis que 69% souhaitent un départ du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

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Même parmi la majorité, les soutiens à Jean-Marc Ayrault s’affichent mollement. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a confié ce mardi qu'«il faudra changer» pour tenir compte de «la colère» exprimée contre le gouvernement au premier tour des municipales, et ce avec le «Premier ministre que le président choisira». Le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë a estimé ce même jour sur France Inter: «effectivement, je souhaite beaucoup plus d'ordre, d'abnégation et même de discipline (...). Il y a des progrès à faire de ce point de vue-là dans l'équipe qui dirige la France actuellement.» Encore plus critique, l’ancien ministre et député PS Jean Glavany a jugé lundi sur Europe 1 que le Premier ministre n’était «pas à la hauteur». 

«Rien de nouveau par rapport à ces voix qui s’élèvent contre Jean-Marc Ayrault»

Alors qui, parmi les ministres, pourrait espérer décrocher Matignon? Les noms de Manuel Valls (Intérieur), de Laurent Fabius (Affaires étrangères) et le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone sont régulièrement évoqués, ayant, entre autres, la qualité d’éviter les couacs. Jean-Yves Le Drian (Défense), ami de François Hollande, tourne également, alors que celui de Michel Sapin (Travail) serait «grillé» à cause des chiffres du chômage. 

«Ces voix qui s’élèvent contre Jean-Marc Ayrault, même au sein de la majorité, on les entend depuis deux ans, cela n’a rien de nouveau», ironise-t-on mardi à Matignon, ajoutant que seul le président de  la République décide du maintien ou non de son Premier ministre. Mardi midi, aucune prise de parole du Premier ministre n’était prévue pour la semaine. 

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