EN DIRECT. Tribune de Sarkozy: «Des propos d’une très grande violence», lance Valls

avec AFP

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Nicolas Sarkozy au téléphone, en 2012.
Nicolas Sarkozy au téléphone, en 2012. — L.BONAVENTURE/AFP

20h28: Ce live est désormais terminé. Merci de nous avoir suivis. Bonne soirée.


16h51: «Des propos d’une très grande violence», lance Valls
«Il faut revenir aux préoccupations des Français et non pas tirer le débat vers le bas comme l'a fait l'ancien président de la République», a déclaré Manuel Valls à la presse, lors d'une visite de soutien à la liste socialiste de Saint-Priest (Rhône). Le ministre a déploré «des propos qui jettent le malaise, d'une très grande violence, alors que la société a besoin d'apaisement et de solutions concrètes aux problèmes qui se posent aux Français».


14h06: Un député PS franco-allemand appelle les républicains de droite au sursaut
Le député PS Matthias Fekl, né en Allemagne en 1977, appelle vendredi les «républicains de la droite et du centre» à «sortir de leur silence» face aux «attaques» de Nicolas Sarkozy envers les institutions françaises et à son évocation des méthodes de la Stasi.
«J'ai moi-même grandi à Berlin, à une époque où, de l'autre côté du Mur, le seul fait de prononcer le mot Stasi pouvait vous glacer le sang», rappelle l'élu, né à Francfort-sur-le-Main d'un père allemand et d'une mère française. «Ces propos sont indignes d'un ancien président de la République. La Stasi fut l'instrument d'oppression d'un Etat paranoïaque. Pendant des décennies, elle a espionné, contrôlé, harcelé, terrorisé psychologiquement des millions de citoyens d'Allemagne de l'Est. Elle a introduit des espions jusqu'au cœur même des familles», poursuit Fekl.
 

13h55: Vous avez lu la lettre de Nicolas Sarkozy? Qu'est est votre sentiment? L'ancien chef de l'Etat vous a-t-il convaincu? Dites-nous dans les commentaires ci-dessous ou via contribution@20minutes.fr

13h53 - A droite, certains sont sceptiques...
Au sein de la famille UMP, tous ne soutiennent pas la démarche de l'ancien président. Selon un de ses anciens ministres, contacté par Europe 1, il pourrait même «dégouter encore un peu plus les Français de la politique, et ne servir que le Front national».

13h36:«La police n'est pas la Stasi», réagit un syndicat de police
Dans un communiqué, le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI, majoritaire chez les officiers de police) dit avoir «pris connaissance des déclarations de (Nicolas) Sarkozy laissant supposer que la police française utilise des méthodes similaires à celles de la Stasi et que la patrie des droits de l'Homme a bien changé». «La police n'est pas la Stasi!», ajoute-t-il.
Il «regrette qu'un ancien président de la République et ancien ministre de l'Intérieur puisse faire de telles déclarations». «Comment peut-il oublier que la Stasi pratiquait des écoutes administratives généralisées alors que dans cette affaire il s'agit d'une interception téléphonique intervenant dans le cadre d'une instruction judiciaire relative au délit supposé de trafic d'influence», ajoute le syndicat de policiers.

12h12 - Mais au fait, la Stasi, c'était quoi?
La Stasi, la police politique de l'ex-RDA, évoquée par Nicolas Sarkozy au sujet des écoutes dont il a fait l'objet, a espionné durant 39 ans des millions d'Allemands de l'Est en s'appuyant notamment sur un réseau de délateurs au sein de la population. Entre 1950 et la chute du Mur de Berlin, le ministère de la Sécurité d'État (Stasi) a semé la peur parmi les Allemands de l'Est, inquiets de voir leur vie espionnée dans ses moindres détails, parfois les plus intimes et les plus absurdes. Organe d'espionnage d'un régime autoritaire, la Stasi ne ciblait pas seulement des opposants mais aussi des citoyens ordinaires.
Conversations enregistrées, courrier épluché, micros placés dans des appartements, la Stasi a usé de toutes les méthodes pour surveiller des millions d'Allemands de l'Est mais aussi de nombreux Allemands de l'Ouest, au premier rang desquels l'ancien chancelier Helmut Kohl. Les archives représentent quelque 111 km de dossiers, 1,7 million de photos et 28.000 enregistrements sonores. L'office chargé de gérer ces dossiers a été présidé pendant dix ans par l'actuel président de l'Allemagne, l'ancien pasteur dissident de RDA, Joachim Gauck. Chaque Allemand peut demander à consulter son dossier. Depuis la création de cette autorité en 1992, plus de 6,8 millions de demandes ont été déposées, dont 2,9 millions émanant de citoyens.
11h25 - Toutes les réactions du jour, vues par notre service vidéo, en un zapping...

Sarkozy: Le «Berlusconi» français? par 20Minutes
10h39 - Pourquoi Sarkozy a choisi le Figaro? Réponse des intéressés...









10h23 - Les juges doivent travailler «en toute sérénité»
La présidente du tribunal de grande instance de Paris, Chantal Arens, a rappelé dans une rare prise de parole publique, l'indépendance des magistrats, souhaitant qu'ils «puissent exercer leurs fonctions en toute sérénité». «La présidente du tribunal de grande instance de Paris rappelle que les juges d'instruction, statutairement indépendants, instruisent à charge et à décharge et que leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures», déclare-t-elle dans un bref communiqué transmis à l'AFP.

10h19 - Sur Twitter, en réaction à la Stasi, Plenel est comparé à Staline...

10h10 - «Ça sentait le roussi», selon Bartolone
Comparer la justice française à celle d'une dictature est «irresponsable», selon Claude Bartolone sur BFM TV. Si Nicolas Sarkozy a publié ce texte, c'est parce que «ça sentait le roussi» pour son retour en 2017, a par ailleurs estimé Claude Bartolone.










10h - Pour Guaino, c'est «trop»
Le député UMP Henri Guaino, proche de Nicolas Sarkozy, a assuré sur Europe 1 que l'ancien président intervenait «en tant que l'homme attaqué tous les jours» et a trouvé que «c'est trop». «Quand on se met à écouter tout le monde à tort et à travers, vers quel type de régime se dirige-t-on?, a questionné l'ancienne plume du président. «Quand il n'y a plus de sphère privée, plus d'intimité, plus de secret des personnes, des correspondances, ça s'appelle, dans l'Histoire, le totalitarisme», a ajouté l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.
Quant au qualificatif «insupportable» employé par le président de la République, M. Guaino a tranché: «Ce qui m'est insupportable, c'est la conception que François Hollande a de son rôle de président». «Enfin quoi? Le ministre de l'Intérieur, la garde des sceaux, le Premier ministre, le président de la République trouvent qu'il n'y a absolument rien d'anormal au fonctionnement actuel des institutions?». «On saisit n'importe quel prétexte pour mettre un personnage central de la vie politique sur écoute et donc pour écouter pendant six mois toute l'opposition. C'est le contraire de la démocratie».
9h12 - Sarkozy est atteint «d'une forme de rage», selon Valls
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls estime que la tribune de Nicolas Sarkozy dans le Figaro révèle «une forme de rage» de l'ancien président qui «veut tout détruire». Le ministre a dit sur Europe 1 éprouver un «grand malaise» face aux «paroles de division, de confusion», ces «mots violents et outranciers qui traduisent une absence de sérénité et de mesure».
8h46 - Sapin y voit un «coup d'Etat verbal à la Berlusconi
Le ministre du Travail Michel Sapin a qualifié la tribune de Nicolas Sarkozy de «coup d'Etat verbal contre les institutions», «à la Berlusconi».
Perquisitions, écoutes, tout «est décidé suivant des procédures légales [...], on est dans le cadre des lois, c'est pour ça que je dis qu'on est dans une forme de coup d'Etat verbal contre les institutions de la République», a-t-il ajouté. «Si un justiciable veut se défendre comme il en a le droit [...], il existe des recours contre les décisions des juges donc on ne vient pas vitupérer les juges».
8h15 - Une lettre de guerre pour Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, voit une «lettre de guerre» et «une indignation à géométrie variable» dans la tribune de Nicolas Sarkozy
. «C'est une lettre de guerre, de bataille politique, donc je n'y attache pas plus d'importance que ça», a commenté l'eurodéputé sur RTL. «Je ne le crois pas crédible lorsqu'il compare ce qui se passe en France avec la Stasi parce que, après tout, ce sont des démarches judiciaires dans le cadre de la loi», et «je crois bien que la loi qui permet ce genre d'inquisition, c'est lui qui l'a fait voter», selon le responsable Front de Gauche.    
7h50 - «Stupeur» de EELV devant une «attitude pyromane»
Dans un communiqué, la secrétaire nationale d'Europe-Ecologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, et le prote-parole Julien Bayou assurent avoir pris connaissance «avec stupeur de la violence de la charge de l'ancien président contre les institutions qu'il était encore il y a peu en devoir de protéger et faire respecter». «Dans cette tribune véhémente», l'ancien président «établit un parallèle grotesque et scandaleux avec les méthodes totalitaires de la Stasi est-allemande», poursuit Europe Ecologie-Les Verts, «lui qui rêvait d'une Union pour la Méditerranée avec les dictateurs Kadhafi, el-Assad et Ben Ali». «Il ne fait qu'attiser un peu plus le vent mauvais de la défiance envers nos institutions», «cette attitude pyromane est proprement irresponsable, indigne de la charge qu'il a occupée pendant cinq ans», selon EELV.
00h56 - Hollande juge les propos de Sarkozy «insoutenables»
François Hollande a affirmé jeudi à Bruxelles que «toute comparaison avec des dictatures (était) forcément insupportable». Le chef de l'Etat a souligné toutefois qu'il «ne répondrait à aucune polémique».

L'ancien président, Sarkozy, en mauvaise posture après la publication d'enregistrements compromettants, a contre-attaqué en comparant, dans une tribune publiée sur Le Figaro, le régime socialiste en place à celui de l'ex-Allemagne de l'Est.

Immédiatement, le camp socialiste a réagit. Ce vendredi amtin, des dissonances se font entendre à droite...