Assurance-chômage: Les négociations se poursuivront vendredi

SOCIAL Le Medef a reconnu «quelques points sur lesquels nous avons des convergences à trouver, mais il y a des écarts qui sont encore ce soir très significatifs sur d'autres points»...

Aurélie Delaunoy
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Eric Aubin (CGT) le 20 mars 2014 à Paris, jour des négociations sur l'assurance-chômage.
Eric Aubin (CGT) le 20 mars 2014 à Paris, jour des négociations sur l'assurance-chômage. — LIONEL BONAVENTURE / AFP

Patronat et syndicats ont décidé jeudi soir de prolonger vendredi les négociations sur l'assurance chômage, la concession du Medef, qui ne demande plus la suppression du régime des intermittents, n'ayant pas suffi à aplanir leurs divergences.

«On reprend à 9h30 demain avec une séance qui durera le temps qu'elle durera», a expliqué le négociateur de la CGT Eric Aubin, en quittant vers 21h30 le siège du Medef où venaient de se finir la séance qui devait être la dernière.

«Des écarts encore ce soir très significatifs»

«On doit continuer à travailler. Il y a encore quelques points sur lesquels nous avons des convergences à trouver, mais il y a des écarts qui sont encore ce soir très significatifs sur d'autres points», a confirmé Jean-François Pilliard du Medef.

Le patronat, dont le projet d'accord a été retoqué par les syndicats, va «mettre à profit la nuit pour rédiger un autre document, mais les marges de manoeuvres sont limitées», a-t-il prévenu.

Les employeurs ont certes cédé sur la suppression du régime des intermittents, dont ne voulaient pas entendre parler les syndicats, mais «il n'est pas concevable d'imaginer une réforme qui ne parle que d'économies sur les demandeurs d'emploi», a souligné Franck Mikula, de la CFE-CGC.

Or le Medef refuse toute hausse des cotisations patronales, pour compenser le déficit de l'Unedic qui a atteint 4 milliards fin 2013. «Ce serait tout à fait contradictoire avec le Pacte de responsabilité de créer des contributions supplémentaires» pour les entreprises, a rétorqué Jean-François Pilliard.

Les partenaires sociaux ont jusqu'au 31 mars pour définir une nouvelle convention Unédic, qui fixe les règles d'indemnisation pour 2,2 millions de chômeurs. Ils peuvent toutefois décider de proroger l'actuelle.