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SCANDALEEcoutes de Sarkozy: Des enregistrements accablants pour l'ex-Président

Ecoutes de Sarkozy: Des enregistrements accablants pour l'ex-Président

SCANDALEDes extraits de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, publiés par Mediapart, prouvent que l'ex-Président a essayé d'entraver le déroulement de l'enquête...
Nicolas Sarkozy, le 10 mars, lors de l'inauguration de l'Institut Claude Pompidou
Nicolas Sarkozy, le 10 mars, lors de l'inauguration de l'Institut Claude Pompidou - BRUNO BEBERT
Aurélie Delaunoy

A.D.

Mediapart publie ce mardi soir sur son site des extraits des conversations privées entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Thierry Herzog. Les échanges, réalisés sur une ligne privée que l’ex-président a ouverte sous une fausse identité -celle de «Paul Bismuth»-, prouvent que les deux hommes ont tenté d’entraver le déroulement de l’enquête dans l’affaire Bettencourt et celle des financements libyens.

On y apprend également que Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à mettre en scène de fausses conversations avec son conseil sur sa ligne officielle pour «pour qu’on ait l’impression d’avoir une conversation».

«Notre ami» Gilbert Azibert, ces «bâtards de Bordeaux»

Les enregistrements révèlent notamment que Thierry Herzog serait bien intervenu auprès de «notre ami» (comme le désigne Nicolas Sarkozy) Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, pour faire annuler la saisie de ses agendas dans le cadre de l’enquête Bettencourt. «Il a bossé», dit Herzog à son sujet le 29 janvier.

Le lendemain, l’avocat appelle de nouveau Nicolas Sarkozy pour l’informer de l’annulation de la saisie des agendas. «Ce qui va faire du boulot à ces bâtards de Bordeaux», commente Herzog, en parlant des juges qui avaient mis en examen Sarkozy dans l’affaire Bettencourt.

Une «taupe» au sein de l’Etat?

Les écoutes des conversations mettent également en lumière l’existence d’un «correspondant», qui pourrait désigner une «taupe» au sein-même de l’Etat. Informé d’une perquisition dans ses bureaux dans le cadre de l’enquête sur les financements libyens, Nicolas Sarkozy demande à son avocat «de prendre contact avec [leurs] amis pour qu’ils soient attentifs. On ne sait jamais». Son avocat lui répond qui va «appeler [son] correspondant ce matin […] parce qu’ils sont obligés de passer par lui.»

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