Circulation alernée: «Une mesure qui relève de la communication» pour Copé, «Un cache misère» pour NKM

REACTIONS L'opposition estime que le gouvernenement n'a pas réagi suffisamment tôt face au pic de pollution...

avec AFP

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Le patron de l'UMP Jean-François Copé, à Strasbourg le 5 mars 2014
Le patron de l'UMP Jean-François Copé, à Strasbourg le 5 mars 2014 — Frederick Florin AFP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, s'est demandé dimanche si la mise en place de la circulation alternée lundi à Paris et dans les 22 communes limitrophes n'était pas «une mesure qui relève de la communication», à une semaine du premier tour des municipales. La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, a estimé quant à elle samedi que la circulation alternée qui sera mise en place lundi dans la capitale et sa petite couronne, était «un cache-misère de l'inaction de l'équipe sortante» PS.

La circulation alternée «pose des questions d'organisation»

«Rien n'est plus prioritaire que les questions de santé (...) mais est-ce que cela va avoir quelque effet sur un pic de pollution dont on voit bien que cela va bien au-delà du nombre de voitures qui roulent ?», a déclaré Jean-François Copé, invité du «Grand rendez-vous» Europe1/LeMonde/i>TELE.

Il a relevé que «pour les habitants de la banlieue parisienne, (c'était) la panique générale» car la mise en place de la circulation alternée «pose des questions d'organisation».

«On peut donc douter de l'efficacité de cette mesure»

Dans un communiqué conjoint avec l'écologiste Yann Wehrling, 5e sur la liste UMP dans le XVe, NKM estime que la décision du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de recourir à la circulation alternée s'explique par «l'échec persistant de l'équipe sortante à enrayer la pollution» à Paris.«Cette mesure d'urgence arrive beaucoup trop tard: le pic de pollution a été anticipé et sévit depuis près d'une semaine sur la région parisienne, pourquoi la réaction des pouvoirs publics est-elle aussi tardive?», ajoutent-ils.

«On peut donc douter de l'efficacité de cette mesure alors qu'elle est appliquée dix jours après le début de l'épisode. On peut également déplorer que les Franciliens soient informés si tardivement et aient aussi peu de temps pour se préparer à cette mesure d'urgence», poursuivent-ils.

«Où est la logique?»

Ils estiment que «le gouvernement et la mairie de Paris réagissent à l'urgence, sous la pression d'évènements qu'ils n'ont pas su anticiper alors même que cela était possible».

«Vu les conditions dans lesquelles elle est appliquée, la circulation alternée n'est qu'une rustine, qui plus est mal définie, puisqu'elle interdit aveuglément la circulation en fonction du numéro de plaque d'immatriculation, et non selon le degré de pollution des véhicules». Ils relèvent que «lundi, une Twingo dernière génération peu polluante avec numéro pair sera interdite de circulation, alors qu'un 4x4 diesel polluant sera autorisé: où est la logique?»

«Ce n'est pas la circulation qu'il faut alterner, c'est l'équipe municipale»

Pour eux «la circulation alternée reste une mesure palliative» et «seules les zones d'action prioritaire pour la qualité de l'air (ZAPA) permettaient de réduire significativement la pollution permanente et d'éviter ces pics dangereux pour la santé publique».

Ils affirment qu'ils «réitéront (leur) souhait d'instaurer une ZAPA à Paris dès le début du mandat, afin d'interdire progressivement l'accès de la capitale aux véhicules les plus polluants».

«Après une semaine de pic, après treize années d'échec en matière de réduction de la pollution, ce n'est pas la circulation qu'il faut alterner, c'est l'équipe municipale», concluent-ils.