Une plainte contre Sarkozy pour usurpation d'identité?

ECOUTES Paul Bismuth, le prête-nom de l'ancien président, envisagerait d'attaquer l'ancien président pour usurpation d'identité...

R.S.

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Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 27 août 2007
Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 27 août 2007 — Thomas Coex AFP

Sans n’avoir rien demandé, Paul Bismuth se retrouve aujourd’hui au cœur de l’affaire des écoutes qui visent Nicolas Sarkozy. Selon le Canard Enchaîné, c’est sous ce nom d’emprunt, que Me Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, a ouvert une ligne au nom de l’ancien président, afin de discuter en toute sécurité avec lui.

Sauf que cet ancien camarade de classe de l’avocat, aujourd’hui installé en Israël, n’apprécie pas d’avoir servi de prête-nom. Me Thierry Herzog et Paul Bismuth étaient tous deux élèves au collège-lycée Jacques Decour, dans le IXe arrondissement de Paris, dans les années 60.

«Je n’ai rien à me reprocher»

«Nous étions copains, on buvait des cafés ensemble, on rigolait» indique Paul Bismuth, à L’Express. Lorsque son nom est sorti dans la presse, l’homme d’affaires aurait tenté de joindre son ancien ami par téléphone. «Si je n’avais pas eu de réponse, je me serais déplacé, tonne-t-il. Je n’ai rien à me reprocher.» Le prête-nom de Sarkozy indique aussi à l’hebdomadaire qu’il pourrait envisager une action en justice pour usurpation d’identité, punie d’un an de prison et 15.000 euros d’amende.