Ecoutes: «Le vrai sujet, c'est les affaires qui inquiètent un peu plus chaque jour Nicolas Sarkozy»

VOTRE AVIS Les internautes de «20 Minutes» réagissent à la polémique sur les écoutes visant Nicolas Sarkozy, qui rebondit cette semaine sur le gouvernement actuel...

Christine Laemmel

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Nicolas Sarkozy à l'inauguration de l'institut Claude Pompidou le 10 mars 2014
Nicolas Sarkozy à l'inauguration de l'institut Claude Pompidou le 10 mars 2014 — BRUNO BEBERT/SIPA

Et après? A la question de savoir si Manuel Valls ou Christiane Taubira étaient avertis des écoutes concernant Nicolas Sarkozy et son conseil Thierry Herzog, la plupart des internautes répondent de manière circonspecte. Plutôt étonnés du rebond de l’affaire sur le gouvernement actuel. Revue de commentaires recueillis sur 20minutes.fr.

» Continuez à réagir aux suites de l’affaire des écoutes en participant au débat dans les commentaires ou en nous écrivant à contribution@20minutes.fr.

«Mais quel est l’intérêt de savoir si le gouvernement savait ou ne savait pas? se demande Med. L’UMP est en train de détourner la polémique d’une manière incroyable.» Beaucoup ne voient dans les accusations de l’opposition que le contre-feu qu’elle essaie d’allumer, «dans une époque où quand tu es soupçonné de malversation par la justice, on soupçonne la justice», ironise MP sur notre page Facebook.

«Ce n’est pas un délit de savoir»


Aux manettes, Jean-François Copé, chef du parti, récemment mis en cause lui-même dans l’affaire Bygmalion. Qui épuise quelque peu les internautes, à réclamer la démission de la garde des Sceaux. «Il ne se passe pas un mois sans qu’il ne demande la démission de quelqu’un…» résume l’un d’entre eux.

«Pourquoi Christiane Taubira aurait-elle à se justifier, poursuit Michael, heureusement qu’elle ne démissionne pas.» Ni elle, ni Jean-Marc Ayrault, ni Manuel Valls, «s’ils étaient au courant depuis le 26 février (c’est-à-dire seulement neuf jours avant la publication du Monde) n’avaient de toute façon à faire de déclaration publique sur une affaire en cours», estime Malindad. «Ce n’est pas un délit de le savoir et elle n’a pas l’obligation d’en parler», confirme Toni sur notre page Facebook.

«Sarkozy est devenu un citoyen comme les autres»


«Aujourd’hui pour la moindre affaire on te met sur écoute, poursuit-il, alors pourquoi pas Sarkozy? Il est devenu un citoyen comme les autres.» Un citoyen qui, alors que sa candidature à la présidentielle de 2017 est sur toutes les bouches, est touché par plusieurs mésaventures judiciaires. C’est ça «le vrai sujet, enchaîne Med, les affaires qui inquiètent un peu plus chaque jour Nicolas Sarkozy».